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«Germinal», la mine et les arts

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Encarnacion Medina Arjona

Paru en 1885, Germinal, le roman de d’Émile Zola, occupe toujours le devant de la scène littéraire et sociale.

Entre viol de la nature et nostalgie d’une poésie champêtre, quelle est l’évolution artistique de la mine dans la littérature française avant Germinal ? Quel sens proposent les textes précurseurs du roman ? Sont-ils évocateurs nostalgiques d’un monde terrible et fraternel ? Que nous révèle la construction du roman, sa genèse, les moments clés tant de l’énonciation que de l’énoncé ? Quel sens a eu le roman pour ses contemporains, pour ses lecteurs, la réception en France et à l’étranger, la censure, les adaptations théâtrales et musicales ? Et quel est le sens des appropriations sociales au XXe siècle, des interprétations et réinterprétations modernes dans les arts visuels ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles Germinal, la mine et les arts essaie de répondre.

Réunissant des études de spécialistes universitaires, ce volume contribue à une histoire littéraire en participant à une histoire culturelle.

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ENCARNACIÓN MEDINA ARJONA

Université de Jaén

Le lecteur trouvera dans ce volume une réévaluation de Germinal d’Émile Zola, paru en 1780, ainsi qu’une tentative de situer le thème de la mine dans le contexte littéraire avant le roman naturaliste. Ce livre s’attache également aux adaptations – nouveaux supports, théâtre, opéra, cinéma –, aux imitations, à la réception, à la métamorphose des interprétations artistiques de la mine auxquelles le texte zolien a donné lieu.

Quelle est la préhistoire littéraire du thème de la mine ? Pour tenter de répondre à cette question, Sylvain Menant situe d’abord l’imagination des poètes dans le cadre des réalités contemporaines, sous le règne de Louis XV et Louis XVI ; puis développe les thèmes les mieux représentés dans les textes. Une vogue extraordinaire des poèmes didactiques et descriptifs dans la seconde partie du XVIIIe siècle surtout des textes-phares de ce mouvement : une traduction en vers, par Jacques Delille, des Géorgiques de Virgile, et les chefs-d’œuvre du mouvement, Les Jardins du même Delille ou Les Mois de Roucher ; Chénier, dans Les Trois Règnes de la nature, traite de façon étendue la question des mines. Mais la présence des hommes n’est que fugitive dans ces textes ; et la solitude des lieux inhospitaliers, les secrets que la mine recèle, ainsi que l’horreur liée...

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