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Pourquoi les migrants vivent-ils plus longtemps ?

Les inégalités face à la mort en Suisse (1990–2008)

Series:

Jonathan Zufferey

Dans les sociétés postindustrielles contemporaines, les migrants ont généralement des risques de décès inférieurs aux populations des pays d’accueil bien qu’ils soient tendanciellement plus vulnérables en raison de moindres capitaux humains, sociaux et économiques. Il s’agit là d’un véritable paradoxe épidémiologique car ces facteurs sont considérés comme les causes fondamentales des inégalités de longévité. A travers le prisme de la société suisse, cette thèse présente les dernières tendances en termes de mortalité différentielle entre les populations suisse et étrangères. Par une vision globale et compréhensive, nous mettons en exergue les particularités des populations migrantes afin d’offrir des clés d’interprétation à ce fameux paradoxe. L’étude tente d’approcher la migration dans toute sa profondeur en investiguant les différentiels en fonction de l’origine et du statut migratoire. En partant des outils de la démographie classique, en passant par des modèles de régression et des arbres d’induction, pour finir par des modèles multiniveaux exprimant des risques spatiaux, la connaissance des processus et des populations s’affermit. Au terme de ce manuscrit, nous aboutissons à une synthèse sur les principaux mécanismes explicatifs. La discussion reviendra sur deux axes clés qui expriment, selon nous, l’essentiel de l’avantage observé : des biais de sélection à l’entrée et à la sortie ainsi qu’une « culture de la migration ».

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Annexes

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A : Une typologie statistique selon les origines

Pour créer une typologie statistique des nationalités, l’approche des clusters est adéquate (voir par exemple Kaufman et Rousseeuw 2005). Elle consiste à calculer, à partir des caractéristiques des populations (des variables quantitatives ou catégorielles qui les définissent), une matrice de distance, ou une mesure de la proximité de caractéristiques. Dans un second temps, un regroupement s’effectue en agrégeant les états qui sont les plus similaires entre eux. Pour effectuer cette classification automatique, nous nous appuyons sur la population étrangère présente en 1990 et de 2000 que nous explorons à partir de trois axes : la structure démographique, la dynamique migratoire et le statut en Suisse.

Pour mesurer ces trois axes, nous calculons pour chaque nationalité différents indicateurs pour le recensement de 1990 et pour celui de 2000. La structure démographique est approchée par la distribution par classe d’âge et sexe (une variable pour la proportion d’individus à chaque classe quinquennale selon le sexe) ainsi que par le rapport de masculinité. Ces variables sont pondérées afin que la distribution des hommes, celle des femmes et le rapport de masculinité aient chacune un poids équivalent de 1. Le parcours migratoire est approché par les changements de structures entre les deux recensements. Pour chaque pays, nous évaluons la proportion de migrants domiciliés 5 ans auparavant à l’étranger (pondération de 1), ainsi que l’importance des groupes (pondération de 0.2) et leur croissance entre 1990 et 2000 (pondération de 0.4). Ces variables ont été moins pondérées car elles prenaient trop d’importance, sans être les caractères essentiels que nous souhaitons retrouver dans la typologie. Quant au statut des étrangers en Suisse, il est mesuré par la proportion d’individus nés en Suisse, la part de permis B (une année), C (établissement) et N (asile) ainsi que l’origine géopolitique telle que définie par la politique de recrutement des travailleurs, les trois cercles. Un poids de 1 est attribué aux lieu de naissance, 1/3 aux permis (donc 1 pour l’ensemble de la définition du permis) et 1 pour la position. ← 316 | 317 →

Afin d’avoir une base similaire entre les deux recensements, nous n’avons gardé que les pays1 qui avaient plus de 100 représentants à chaque dénombrement, et comme la décennie 1990 a connu d’importantes mutations géopolitiques – effondrement du bloc soviétique, démembrement de la Yougoslavie, séparation de la Tchécoslovaquie et scission de l’Éthiopie principalement –, c’est la géographie de 1990, avant que des états ne se scindent, qui nous servira de référence. Au final, 105 populations2 vont être considérées.

Les résultats que nous avons retenus, avec une métrique de distance de Gower (Gower 1971) et une méthode de classification hiérarchique de Ward (Ward 1963), comportent 9 groupes (voir la figure A.1 pour le dendrogramme). La composition des groupes, dans l’encadré A.2, peut paraître dans certains cas surprenante, voire cocasse, avec par exemple l’ex-URSS et les USA dans un même groupe. Les populations qui ont été regroupées partagent néanmoins des caractéristiques migratoires similaires, une typologie s’en dégage. La typologie statistique permet de faire ressortir plusieurs facettes de l’histoire migratoire vers la Suisse.

On y retrouve l’immigration traditionnelle de travail peu qualifié (groupe 1), avec principalement l’Italie et l’Espagne. Cette migration s’est étalée sur plusieurs générations et s’est installée durablement : plus de 30 % des individus sont nés en Suisse et ils sont plus de 80 % à détenir un permis C. Le groupe 2 (Portugal, Ex-Yougoslavie et Turquie) est celui d’une migration de travail plus récente, donc avec une structure plus jeune. Elle a connu son essor à partir des années 1980, puis les flux se sont estompés peu à peu. En 1990, 30 à 45 % d’entre eux n’étaient pas domiciliés en Suisse 5 ans auparavant, ce chiffre passe à 10 % en 2000. Tout comme la migration de travail traditionnelle, les migrants de Turquie, Portugal et Ex-Yougoslavie se sont fixés durablement en Suisse, ils ont fondé ou fait venir leur famille, et ont obtenu, pour la plupart, un permis d’établissement. Ces deux premiers groupes, importants en taille – ils représentent à eux seuls plus de 65 % de la population étrangère en 1990 et en 2000 –, se caractérisent par un lien historique fort et un ancrage en Suisse. ← 317 | 318 →

Les pays d’Europe occidentale et d’Europe du Nord forment le groupe 3, les trois quarts d’entre eux viennent des pays voisins de la Suisse (Allemagne, France et Autriche). Il s’agit d’un ensemble homogène avec une migration plutôt bien qualifiée, qui gagne en intensité à partir de la dernière décennie du 20e siècle avec le rapprochement politique et économique entre la Suisse et l’Union Européenne. Par rapport aux autres, les actifs d’Europe occidentale sont en moyenne plus âgés, ce qui tend à confirmer qu’il s’agit d’une migration bien formée. Le quatrième cluster comprend les pays d’Europe de l’Est ainsi que d’Amérique du Nord. Politiquement, il s’agit de la plupart des pays qui composent le second cercle, le cercle médian. Bien que sur le plan économique et géographique, ils ne sont pas homogènes, sur le plan de la démographie migratoire, on trouve des similitudes : il s’agit d’une part d’une migration qui se renouvelle3 et d’autre part, la structure par âge et sexe est assez similaire pour 1990. Ce groupe abrite des populations qui ont néanmoins connu des parcours migratoires différents. A cause de répressions politiques qui débutèrent avec l’insurrection de Budapest en 1956 et le printemps de Prague en 1968, certaines personnes originaires de Tchécoslovaquie et de Hongrie en 1990 sont parmi les premiers réfugiés reconnus en Suisse dans le cadre de la convention de Genève. Hormis ces deux événements majeurs et sur toute la période qui suivit, d’autres réfugiés, venant aussi de tous les pays d’Europe de l’Est, ont obtenu l’asile en Suisse. Ce n’est évidemment pas le cas pour les deux pays d’Amérique du Nord appartenant à ce groupe qui sont en Suisse essentiellement pour des raisons économiques et dont la structure ne change guère entre 1990 et 2000. Les pays d’Europe de l’Est, après la chute de l’URSS, vont profondément se transformer et, dans les années 1990, l’émigration vers la Suisse se féminise fortement – plus de la moitié des migrants de la fin des années 90, pour les pays d’Europe de l’Est du groupe 4, sont de jeunes femmes âgées entre 15 et 34 ans. Il s’agit, en partie, de femmes qui s’attaquent à un nouveau marché, le marché matrimonial.

Les cinq derniers groupes se composent de migrants du troisième cercle, arrivés soit par l’asile, soit pour des raisons économiques ou professionnelles mais selon un procédé plus sélectif que les personnes d’origines européennes, soit par un regroupement familial. Les pays du ← 318 | 319 → groupe 5, avec le Chili et des pays d’Indochine principalement, ont connu, à partir des années 1970, des vagues de réfugiés dont certaines se sont installées durablement en Suisse. Il n’y a ainsi en 1990 et en 2000 qu’un très faible apport migratoire et environ 15 à 20 % de ces étrangers sont nés en Suisse. Si les effectifs diminuent entre 1990 et 2000, c’est n’est pas par des retours mais par la naturalisation qui démontre une fois encore, une vision sur le long terme et une intégration. Le groupe 6 comprend d’autres pays qui ont traversé des crises mais plus tardivement et dont les ressortissants ont demandé l’asile en Suisse (Sri Lanka, Liban Angola, Somalie notamment). En 1990, entre 50 % et 80 % d’entre eux sont dans le processus d’asile. Il s’agit alors d’une migration masculine relativement jeune : plus de 60 % des migrants de ce groupe sont en 1990 des jeunes hommes entre 15 et 34 ans. En 2000, la structure a passablement changé, les réfugiés reconnus ont pu faire venir leur famille, se sont installés et ont fait des enfants. Certains, qui ont vu la situation politique dans leur pays s’améliorer, sont repartis. C’est le cas des Libanais dont la population résidente diminue de 75 % entre 1990 et 2000.

Le cluster 7 est assez hétérogène, il comprend des pays d’Afrique du Nord et de l’Ouest ainsi que l’Inde. Comme le groupe précédent, il a la particularité d’être très masculin en 1990, quoique légèrement plus âgé, et de se rééquilibrer en 2000. Ce groupe comprend à la fois des requérants d’asile, des réfugiés reconnus mais aussi des travailleurs. Le rééquilibrage des sexes s’explique par le regroupement familial mais aussi par une tendance à la féminisation de la maind’oeuvre. Enfin, pour les groupes 8 et 9, le rapport de masculinité proche de l’équilibre en 1990 mute vers une majorité des femmes en 2000. Ce changement de structure est plus extrême dans le groupe 8 qui se compose à la fois de pays d’Asie du Sud-Est et d’Amérique latine ; le groupe 9 est quant à lui plus hétérogène, avec l’Iran, les Philippines, l’Argentine et Maurice notamment. Mais c’est au niveau de la dynamique migratoire que ces deux groupes se différencient. Le premier connaît une croissance soutenue sur la période 1990-2000, il passe de 20 000 à près de 50 000 individus dont plus de la moitié sont arrivés pendant les cinq ans précédant le recensement de 2000 ; alors que le second reste presque stable passant de 12 000 à 15 000. Ainsi, les pays du groupe 8 se caractérisent par un fort apport de migrantes qui entrent sur le marché du travail peu qualifié et/ou le marché matrimonial. ← 319 | 320 →

Figure A.1 – Dendrogramme de la classification hiérarchique des pays, méthode de Ward

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Sources OFS/SNC : RFP 1990 et 2000

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Encadré A.2 – Regroupement des pays d’après une analyse cluster selon les caractéristiques migratoires, 1990 et 2000

1.    Italie, Espagne, Grèce, Liechtenstein.

2.    Ex-Yougoslavie, Portugal, Turquie.

3.    Allemagne, France, Autriche, Royaume-Uni, Pays-Bas, Belgique, Suède, Danemark, Finlande, Norvège, Irlande, Luxembourg, Islande.

4.    Etats-Unis, Ex-URSS, Ex-Tchécoslovaquie, Pologne, Hongrie, Canada, Roumanie, Bulgarie, Albanie.

5.    Vietnam, Chili, Cambodge, Uruguay, Cap-Vert, Laos, Apatride.

6.    Sri Lanka, Liban, Angola, Somalie, Pakistan, Ghana, Bangladesh, Nigéria, Palestine, Libéria.

7.    Inde, Maroc, Tunisie, Congo (Kinshasa), Algérie, Irak, Ethiopie, Egypte, Afghanistan, Syrie, Malaisie, Kenya, Sénégal, Côte d’Ivoire, Libye, Soudan, Rwanda, Congo (Brazzaville), Guinée, Togo, Jordanie, Bénin.

8.    Brésil, Chine, Thaïlande, Japon, République dominicaine Colombie, Pérou, Australie, Cameroun, Mexique, Afrique du Sud, Indonésie, Corée (Sud), Equateur, Cuba, Venezuela, Nouvelle-Zélande, Taïwan, Madagascar, Singapour, Guatemala, Costa Rica.

9.    Iran, Philippines, Argentine, Israël, Maurice, Bolivie, Haïti, Corée (Nord), Arabie saoudite, Ouganda, Jamaïque, Tanzanie, Zimbabwe, El Salvador, Paraguay.

Note : Les pays sont ordonnés dans chaque groupe selon l’importance des effectifs (somme des deux recensements). ← 322 | 323 →

B : Les caractéristiques structurelle et culturelle

Tableau B.1 – Distribution conditionnelle des hommes naturalisés selon l’année de la naturalisation, par région d’origine, 2000.

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Tableau B.2 – Distribution conditionnelle des femmes naturalisées selon l’année de la naturalisation, par région d’origine, 2000.

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Note : La colonne « pour 100 » fait référence au nombre de naturalisés pour 100 étrangers de la même origine. Les valeurs ont été corrigées en ajoutant uniformément 14% en supposant que les femmes naturalisées dont on ignore l’origine sont distribuées aléatoirement.

Sources : Sources OFS/SNC : RFP 1990 et 2000 ← 323 | 324 →

Tableau B.3 – Variables prises en compte dans l’analyse en composantes principales, les labels sont entre parenthèses, 2000


Plus haut niveau d’éducation (3 catégories)
Obligatoire (obligatoire), secondaire II (secondaire.II), tertiaire (tertiaire)
Statut sur le marché de l’emploi (3 catégories)
Actifs (actifs), chômeurs (chômeurs), inactifs (inactifs)
Secteurs d’emploi (8 catégories)
Agriculture (Agriculture), construction (Construction), commerce et banques (Commerce et banques), fonctionnaire et administration (Fonctionnaires), restauration et hôtellerie (Restauration et hôtellerie), nettoyage et entretien (Nettoyage), médecins (Soins (médecin), auxiliaires de soins (Soins (auxiliaires))
Position socio-professionnelle (5 catégories)
Dirigeants et professions libérales (dir.), autres indépendants (indep), cadres supérieurs (cadres), employés et cadres intermédiaires (employés), ouvriers et employés non qualifiés (non qual)
Déqualification (1 catégorie)
Formation tertiaire mais travaillant dans un emploi non qualifié (Déqualification)
Nationalité du partenaire (2 catégories)
Partenaire de même origine (Partenaire origine), partenaire suisse (Partenaire suisse)
Langues parlées au travail (3 catégories)
Langue régionale (travail régionale), langue régionale et autre (travail mixte), langue autre (travail autre)
Langues parlées à la maison (3 catégories)
Langue régionale (maison régionale), langue régionale et autre (maison mixte), langue autre (maison autre)
Activité au sein des couples (3 catégories)
Deux partenaires actifs (HF actifs), homme actif et femme à temps partiel (H actif/F partiel), homme actif et femme autre (H actif/F autre)
Activités bénévoles (1 catégorie)
Participation à des activités bénévoles (bénévolat) ← 324 | 325 →

 

Figure B.4 – Prédictions des régions d’Asie selon le statut migratoire sur l’ACP, 2000

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Sources OFS/SNC : RFP 1990 et 2000 ← 325 | 326 →

C : Lissage de la mortalité

Tableau C.1 – Méthode de lissage de la mortalité des populations étrangères, 1990

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Tableau C.2 – Méthode de lissage de la mortalité des populations étrangères, 2000

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Figure C.3 – Quotients de mortalité bruts (en noir) et lissés (en bleu), hommes 1990

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Sources OFS/SNC : RFP 1990 et BEVNAT 1988-1992 ← 328 | 329 →

Figure C.4 – Quotients de mortalité bruts (en noir) et lissés (en rouge), femmes 1990

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Sources OFS/SNC : RFP 1990 et BEVNAT 1988-1992 ← 329 | 330 →

Figure C.5 – Quotients de mortalité bruts (en noir) et lissés (en bleu), hommes 2000

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Sources OFS/SNC : RFP 2000 et BEVNAT 1998-2002 ← 330 | 331 →

Figure C.6 – Quotients de mortalité bruts (en noir) et lissés (en rouge), femmes 2000

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Sources OFS/SNC : RFP 2000 et BEVNAT 1998-2002 ← 331 | 332 →

D : Tables de mortalité par origine

Tableau D.1 – Référence des tables de mortalité présentées ci-après

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Tableau D.2 – Table de mortalité lissée, hommes 1988-1992, Suisse.

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Tableau D.3 – Table de mortalité lissée, femmes 1988-1992, Suisse.

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Tableau D.4 – Table de mortalité lissée, hommes 1988-1992, Europe du Sud (traditionnel).

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Tableau D.5 – Table de mortalité lissée, femmes 1988-1992, Europe du Sud (traditionnel).

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Tableau D.6 – Table de mortalité lissée, hommes 1988-1992, Europe du Sud (récent).

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Tableau D.7 – Table de mortalité lissée, femmes 1988-1992, Europe du Sud (récent).

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Tableau D.8 – Table de mortalité lissée, hommes 1988-1992, Europe occidentale.

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Tableau D.9 – Table de mortalité lissée, femmes 1988-1992, Europe occidentale.

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Tableau D.10 – Table de mortalité lissée, hommes 1988-1992, Europe de l’Est.

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Tableau D.11 – Table de mortalité lissée, femmes 1988-1992, Europe de l’Est.

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Tableau D.12 – Table de mortalité lissée, hommes 1988-1992, Pays de l’OCDE.

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Tableau D.13 – Table de mortalité lissée, femmes 1988-1992, Pays de l’OCDE.

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Tableau D.14 – Table de mortalité lissée, hommes 1988-1992, Amérique latine.

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Tableau D.15 – Table de mortalité lissée, femmes 1988-1992, Amérique latine.

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Tableau D.16 – Table de mortalité lissée, hommes 1988-1992, Afrique et Proche Orient.

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Tableau D.17 – Table de mortalité lissée, femmes 1988-1992, Afrique et Proche Orient.

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Tableau D.18 – Table de mortalité lissée, hommes 1988-1992, Asie.

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Tableau D.19 – Table de mortalité lissée, femmes 1988-1992, Asie.

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Tableau D.20 – Table de mortalité lissée, hommes 1988-1992, Total étranger.

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Tableau D.21 – Table de mortalité lissée, femmes 1988-1992, Total étranger.

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Tableau D.22 – Table de mortalité lissée, hommes 1998-2002, Suisse.

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Tableau D.23 – Table de mortalité lissée, femmes 1998-2002, Suisse.

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Tableau D.24 – Table de mortalité lissée, hommes 1998-2002, Europe du Sud (traditionnel).

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Tableau D.25 – Table de mortalité lissée, femmes 1998-2002, Europe du Sud (traditionnel).

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Tableau D.26 – Table de mortalité lissée, hommes 1998-2002, Europe du Sud (récent).

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Tableau D.27 – Table de mortalité lissée, femmes 1998-2002, Europe du Sud (récent).

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Tableau D.28 – Table de mortalité lissée, hommes 1998-2002, Europe occidentale.

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Tableau D.29 – Table de mortalité lissée, femmes 1998-2002, Europe occidentale.

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Tableau D.30 – Table de mortalité lissée, hommes 1998-2002, Europe de l’Est.

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Tableau D.31 – Table de mortalité lissée, femmes 1998-2002, Europe de l’Est.

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Tableau D.32 – Table de mortalité lissée, hommes 1998-2002, Pays de l’OCDE.

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Tableau D.33 – Table de mortalité lissée, femmes 1998-2002, Pays de l’OCDE.

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Tableau D.34 – Table de mortalité lissée, hommes 1998-2002, Amérique latine.

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Tableau D.35 – Table de mortalité lissée, femmes 1998-2002, Amérique latine.

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Tableau D.36 – Table de mortalité lissée, hommes 1998-2002, Afrique et Proche Orient.

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Tableau D.37 – Table de mortalité lissée, femmes 1998-2002, Afrique et Proche Orient.

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Tableau D.38 – Table de mortalité lissée, hommes 1998-2002, Asie.

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Tableau D.39 – Table de mortalité lissée, femmes 1998-2002, Asie.

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Tableau D.40 – Table de mortalité lissée, hommes 1998-2002, Total étranger.

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Tableau D.41 – Table de mortalité lissée, femmes 1998-2002, Total étranger.

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E : Effets de sélection

Figure E.1 – Espérances de vie selon les origines avec intervalle de confiance à 90%, estimé sur la cohorte 2001 à 2005

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Sources : OFS/SNC ← 373 | 374 →

Figure E.2 – Taux de mortalité standardisés et intervalles de confiances à 90% des étrangers selon l’année d’arrivée et les origines, hommes 2001-2008

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Sources : OFS/SNC ← 374 | 375 →

Figure E.3 – Taux de mortalité standardisés et intervalles de confiances à 90% des étrangers selon l’année d’arrivée et les origines, femmes 2001-2008

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Sources : OFS/SNC ← 375 | 376 →

Figure E.4 – Quotient d’émigration des étrangers selon l’année d’arrivée, Suisse, hommes 2001-2005

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Sources : OFS/SNC ← 376 | 377 →

Figure E.5 – Quotient d’émigration des étrangers selon l’année d’arrivée, Suisse, femmes 2001-2005

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Sources : OFS/SNC ← 377 | 378 →

Figure E.6 – Mortalité théorique des émigrantes pour compenser l’avantage des étrangers et mortalité lissée des étrangers (échelle semi-logarithmique), hommes 2001-2005

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Sources : OFS/SNC ← 378 | 379 →

Figure E.7 – Mortalité théorique des émigrantes pour compenser l’avantage des étrangères et mortalité lissée des étrangères (échelle semi-logarithmique), femmes 2001-2005

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Sources : OFS/SNC ← 379 | 380 →

F : Modèles de mortalité

Tableau F.1 – Distribution conditionnelle des nationalités selon le pays de naissance (25-79 ans), en pourcentage des personne-années vécues entre 2001 et 2008

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Notes : V Cramer = 0.61***

1.2% des personne-années sont manquantes chez les pays de naissance.

Sources : OFS/SNC ← 380 | 381 →

Tableau F.2 – Modélisation de la mortalité selon la nationalité et le lieu de naissance, individus de 25 à 79 ans, avec l’âge comme variable de contrôle

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Résultats significatifs au seuil de : *** 0.1%, ** 1%, * 5%, . 10% ← 381 | 382 →

Figure F.3 – Modélisation de la mortalité avec intervalles de confiance à 95% selon les variables d’origine, hommes de 25 à 79 ans, avec l’âge comme variable de contrôle

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Figure F.4 – Modélisation de la mortalité avec intervalles de confiance à 95% selon les variables d’origine, femmes de 25 à 79 ans, avec l’âge comme variable de contrôle

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Tableau F.5 – Régression de quasipoisson sur la mortalité des hommes (25-79 ans) avec l’âge en contrôle

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Résultats significatifs au seuil de : *** 0.1%, ** 1%, * 5%, . 10% ← 384 | 385 →

Tableau F.6 – Régression de quasipoisson sur la mortalité des femmes (25-79 ans) avec l’âge en contrôle

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Résultats significatifs au seuil de : *** 0.1%, ** 1%, * 5%, . 10% ← 385 | 386 →

Tableau F.7 – Taux de mortalité observés et prédits par l’arbre de classification des 25-44 ans, en pour mille

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Tableau F.8 – Taux de mortalité observés et prédits par l’arbre de classification des 45-64 ans, en pour mille

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G : Causes de décès

Tableau G.1 – Codification des causes de décès OFS selon Kohli (2007)


 DescriptionICD-10
  1TumeursC00-D48
  2Maladies infectieuses (sans grippe et pneumonies)A00-B99
  3Maladies cérébro-vasculairesI60-I69
  4Maladies ischémiques du coeurI20-I25
  5Autres maladies de l’appareil circulatoireI00-I15, I26-I51, I70-I99
  6Maladies de l’appareil respiratoireJ00-J99
  7Maladies de l’appareil digestifK00-K92
  8Morts violentesV01-Y98
  9Troubles mentauxF00-F99
10Maladies du système nerveuxG00-G98
11Maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliquesE00-E89
12AutresD50-D99, H00-H99, L00-R99

 

Tableau G.2 – Liste succincte européenne de 65 causes de décès (1998)


 DescriptionICD-10
  1Maladies infectieuses et parasitairesA00-B99
  2TuberculoseA15-A19, B90
  3Infection à méningocoquesA39
  4SIDA et maladies VIHB20-B24
  5Hépatites viralesB15-B19
  6TumeursC00-D48
  7Tumeurs malignesC00-C97
  8Tumeur maligne de la lèvre, de la cavité buccale et du pharynxC00-C14
  9Tumeur maligne du oesophageC15
10Tumeur maligne de l’estomacC16 ← 388 | 389 →
11Tumeur maligne du côlonC18
12Tumeur maligne du rectum et de l’anusC19-C21
13Tumeur maligne du foie et des voies biliaires intrahépatiquesC22
14Tumeur maligne du pancréasC25
15Tumeur maligne du larynx, de la trachée, des bronches et du poumonC32-C34
16Mélanome malin de la peauC43
17Tumeur maligne du seinC50
18Tumeur maligne du col de l’utérusC53
19Tumeur maligne d’autres parties de l’utérusC54-C55
20Tumeur maligne de l’ovaireC56
21Tumeur maligne de la prostateC61
22Tumeur maligne du reinC64
23Tumeur maligne de la vessieC67
24Tumeur maligne des tissus lymphatiques et hématopoïétiquesC81-C96
25Maladies du sang et des organes hématopoïétiquesD50-D89
26Maladies endocriniennes, nutritionelles et métaboliquesE00-E90
27Diabète sucréE10-E14
28Troubles mentaux et du comportementF00-F99
29Abus d’alcool (y compris psychose alcoolique)F10
30Pharmacodépendance, toxicomanieF11-F16, F18-F19
31Maladies du système nerveux et des organes des sensG00-H95
32Méningites (autres que 03)G00-G03
33Maladie de l’appareil circulatoireI00-I99
34Cardiopathies ischémiquesI20-I25
35Autres cardiopathiesI30-I33, I39-I52
36Maladies cérébrovasculairesI60-I69
37Maladies de l’appareil respiratoireJ00-J99
38GrippeJ10-J11
39PneumonieJ12-J18
40Maladies chroniques des voies respiratoires inférieuresJ40-J47 ← 389 | 390 →
41AsthmeJ45-J46
42Maladies de l’appareil digestifK00-K93
43Ulcère gastro-duodénalK25-K28
44Maladie chronique du foieK70,K73-K74
45Infections de la peau et du tissu cellulaire sous-cutanéL00-L99
46Maladies du système ostéo-articulaire, des muscles et du tissu conjonctifM00-M99
47Arthrite rhumatoïde et ostéoarthriteM05-M06, M15-M19
48Maladies de l’appareil génito-urinaireN00-N99
49Maladies du rein et de l’uretèreN00-N29
50Complications de grossesse, accouchementO00-O99
51Certaines infections dont l’origine se situe dans la période périnataleP00-P96
52Malformations congénitales et anomalies chromosomiquesQ00-Q99
53Malformations congénitales du système nerveuxQ00-Q07
54Malformations congénitales de l’appareil circulatoireQ20-Q28
55Symptômes et états morbides mal définisR00-R99
56Syndrome de mort subite du nourrissonR95
57Causes inconnues ou non préciséesR96-R99
58Causes externes de blessure et d’empoisonnementV01-Y89
59AccidentsV01-X59
60Accidents de transportV01-V99
61Chutes accidentellesW00-W19
62Intoxications accidentellesX40-X49
63SuicidesX60-X84
64HomicidesX85-Y09
65Événements dont l’intention n’est pas déterminéeY10-Y34 ← 390 | 391 →

 

Tableau G.3 – Définition de la mortalité évitable (amenable et preventable)

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Figure G.4 – Contribution des 10 principales familles de causes (selon la liste succincte européenne) à l’écart du taux de mortalité standardisé entre les Suisses et les groupes d’étrangers, hommes 25 à 44 ans, en pour mille

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Sources OFS/SNC : SNC ← 394 | 395 →

Figure G.5 – Contribution des 10 principales familles de causes (selon la liste succincte européenne) à l’écart du taux de mortalité standardisé entre les Suisses et les groupes d’étrangers, femmes 25 à 44 ans, en pour mille

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Sources OFS/SNC : SNC ← 395 | 396 →

Figure G.6 – Contribution des 10 principales familles de causes (selon la liste succincte européenne) à l’écart du taux de mortalité standardisé entre les Suisses et les groupes d’étrangers, hommes 45 à 64 ans, en pour mille

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Sources OFS/SNC : SNC ← 396 | 397 →

Figure G.7 – Contribution des 10 principales familles de causes (selon la liste succincte européenne) à l’écart du taux de mortalité standardisé entre les Suisses et les groupes d’étrangers, femmes 45 à 64 ans, en pour mille

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Sources OFS/SNC : SNC ← 397 | 398 →

Figure G.8 – Contribution des 10 principales familles de causes (selon la liste succincte européenne) à l’écart du taux de mortalité standardisé entre les Suisses et les étrangers selon l’année d’arrivée, hommes 25 à 44 ans, en pour mille

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Sources OFS/SNC : SNC ← 398 | 399 →

Figure G.9 – Contribution des 10 principales familles de causes (selon la liste succincte européenne) à l’écart du taux de mortalité standardisé entre les Suisses et les étrangers selon l’année d’arrivée, femmes 25 à 44 ans, en pour mille

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Sources OFS/SNC : SNC ← 399 | 400 →

Figure G.10 – Contribution des 10 principales familles de causes (selon la liste succincte européenne) à l’écart du taux de mortalité standardisé entre les Suisses et les étrangers selon l’année d’arrivée, hommes 45 à 64 ans, en pour mille

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Sources OFS/SNC : SNC ← 400 | 401 →

Figure G.11 – Contribution des 10 principales familles de causes (selon la liste succincte européenne) à l’écart du taux de mortalité standardisé entre les Suisses et les étrangers selon l’année d’arrivée, femmes 45 à 64 ans, en pour mille

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Sources OFS/SNC : SNC ← 401 | 402 →

H : Analyses spatiales

Tableau H1 – Modèles logistiques multiniveaux de la mortalité (âge en variable de contrôle), individus des 17 plus grandes villes âgés entre 25 et 64 ans, modèles 1 à 5

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Résultats significatifs au seuil de : *** 0.1%, ** 1%, * 5%, . 10% ← 404 | 405 →

Tableau H.2 – Modèles logistiques multiniveaux de la mortalité (âge en variable de contrôle), individus des 17 plus grandes villes âgés entre 25 et 64 ans, modèles 6 à 10

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Résultats significatifs au seuil de : *** 0.1%, ** 1%, * 5%, . 10% ← 407 | 408 → ← 408 | 409 →


1      Il s’agit de la liste des États tels que définis par l’OFS dans les recensements de 1990 et 2000. Cette liste a ensuite été harmonisée par la SNC pour correspondre sur les deux périodes.

2      Elles représentent à elles seules environ 99.7 % de tous les étrangers présents en Suisse.

3      Environ 45 % des individus de ce groupe étaient domiciliés à l’étranger cinq ans avant les recensements.