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Contre-cultures et littératures de langue allemande depuis 1960

Entre utopies et subversion

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Edited By Achim Geisenhanslüke, Yves Iehl, Nadia Lapchine and Françoise Lartillot

Cet ouvrage se propose d’étudier la réception des contre-cultures des années 1960 dans la prose et la poésie de langue allemande. La notion de « contre-culture » est envisagée au sens défini par Theodore Roszak (The making of a counter culture, 1968) comme mouvement d’opposition aux valeurs de la culture dominante porté par « l’utopie concrète » d’une société synonyme d’épanouissement de l’individu, dans l’esprit de l’hédonisme freudo-marxiste du philosophe Herbert Marcuse. Les contributions réunies dans ce volume étudient les processus de littérarisation des phénomènes contre-culturels et font ressortir la fonction subversive et émancipatrice de la littérature à partir de 1968, et notamment l’étroite corrélation que l’on a pu observer à cette époque entre protestation politique, sociale et artistique. Il s’est avéré que la révolution culturelle s’est accompagnée d’une authentique révolution esthétique et d’un processus inédit de libération de l’art qui ont durablement modifié les domaines de la prose et de la poésie en suscitant en RFA l’avènement de la postmodernité et de la littérature Pop. Une attention particulière a été portée au phénomène très spécifique de la « littérature grise » du Prenzlauer-Berg qui constitue un exemple inédit de subculture littéraire en RDA. A partir des années 1970, la notion de subversion tend à se substituer à celle d’engagement, devenue caduque après le constat de l’échec des utopies réalisées. Bien qu’elle ait pu prendre ses distances avec les audaces d’une époque où changer le monde semblait encore possible, la littérature n’en continue pas moins, en dépit des vicissitudes de l’Histoire, à affirmer sa réalité profonde de « contre-discours ».

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Vom „Widerstand“ zur „Widerständigkeit“: 60 Jahre Widerspruch (1954–2014). Subversion und Utopie im Werk von Karl-Markus Gauß (Marie-Christin Bugelnig)

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Marie-Christin Bugelnig*

Vom „Widerstand“ zur „Widerständigkeit“: 60 Jahre Widerspruch (1954–2014). Subversion und Utopie im Werk von Karl-Markus Gauß1

„Er schreibt, weil er rebellisch ist, und er ist rebellisch, weil er das Unrecht sieht, das zu sehen und zu erkennen ihn gerade auch die Literatur lehrte“,2 schreibt der 1954 in Salzburg geborene Schriftsteller, Journalist und Literaturkritiker Karl-Markus Gauß in seinem Jahresbuch Von nah, von fern in Bezug auf Michael Guttenbrunner, wobei dies ebenso auf ihn selbst zutrifft: Die Literatur war es, die ihn auf die „Spur der Revolte“3 geführt hat, deren Entdeckung und Freilegung einen großen Teil seines Lebens und Werks prägen wird. Das heterogene und vorsätzlich am Rand dominierender Strömungen angesiedelte Werk dieses „Ritter[s] gegen den Zeitgeist“ liest sich als „fortgesetzte Widersetzlichkeit“4 gegen den politischen, sozialen und kulturellen Verfall Österreichs und Europas. Zugleich ist es Zeugnis einer permanenten Auseinandersetzung mit dem historischen und persönlichen Widerstand, einer fortlaufenden Suche nach diskursiven und literarischen Ausdrucksformen der Kritik, die uns in sein Österreich der Revolte und an die Ränder des heutigen Europas führt: Als Chronist der großen und kleinen, literarischen und alltäglichen Revolten zieht er über seine Werke gespannt ein Panorama der Revolte auf, das von den Häretikern des Mittelalters über 1968 bis zur Love Parade, vom metaphorischen wie realen Vandalismus bis zum Tyrannenmord←379 | 380→ reicht, die er als potenzielle Formen der Subversion auf ihre Widerstandskraft untersucht und im Zuge...

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