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Le changement en français

Etudes de linguistique diachronique

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Edited By Céline Guillot, Bernard Combettes, Alexei Lavrentiev and Evelyne Oppermann-Marsaux

Les textes réunis dans ce recueil traitent des grands changements qu’a connus le français depuis ses origines, en abordant les différents niveaux de l’analyse linguistique dans une perspective diachronique.
Parmi l’ensemble des phénomènes étudiés, quelques thématiques ont été plus amplement développées : le verbe, dans ses relations à la phrase et ses compléments mais aussi dans sa sémantique aspectuelle et temporelle, l’oral représenté et ses marqueurs spécifiques en diachronie, le très ancien franancien français et le français classique.
Ces recherches présentées lors de la cinquième édition du colloque international DIACHRO (Lyon, octobre 2010) témoignent de l’émergence de problématiques nouvelles dans le champ de la diachronie du français et reflètent la vitalité d’un domaine de recherche aussi actif en France qu’à l’étranger.

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Le développement du marqueur discursif di de l’ancien français jusqu’au français classique (Evelyne Oppermann-Marsaux)

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Le développement du marqueur discursif di de l’ancien français jusqu’au français classique1 Evelyne OPPERMANN-MARSAUX, Université de la Sorbonne-Nouvelle – Paris III, CLESTHIA-Syled 1. Introduction Lorsque l’impératif di est employé de manière absolue, sans complément, il ne correspond pas nécessairement à un ordre de dire quelque chose, mais il devient alors souvent un marqueur discursif à valeur interjective. Nous pouvons faire ce constat à propos de l’occurrence (1a) (1a) Puis il escrie: «Vasal, di, qui es tu?» (Raoul de Cambrai, 12ème s., v. 1782) où la présence de di ne s’impose a priori ni d’un point de vue syntaxique ni d’un point de vue sémantique. Di y est juxtaposé à une proposition indé- pendante (et n’est donc pas un verbe régissant) et la demande de dire quelque chose y est déjà signifiée à l’allocutaire par la modalité interrogative de cette proposition. On peut donc supposer que (1a) traduit une interroga- tion comparable à celle de (1b), où l’impératif di est absent: (1b) Il a parlé: «Frere Ybers, dont venez?» (Raoul de Cambrai, 12ème s., v. 1820) Mais en même temps, di employé de manière absolue dans un enchaîne- ment du type «Di, P» semble aussi devoir être distingué de l’impératif in- jonctif employé avec complément, tel qu’on le relève dans (1c): (1c) Di moi se tu sez ou il sont… (Chr. de Troyes, Le Conte du Graal, 12ème s., v. 208) 1 Ce travail s’inscrit...

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