Show Less
Restricted access

Ferdinand Raimund et le renouvellement de la féerie viennoise

Series:

Fanny Platelle

L’ouvrage étudie la manière dont Ferdinand Raimund (1790-1836) reprend et transforme les conventions de la féerie viennoise, dans le théâtre populaire viennois marqué par de fortes contraintes institutionnelles et dramaturgiques. Il analyse les changements concernant la conception des pièces (recherche d’une alliance adéquate du sérieux et du comique), l’univers surnaturel (reflet des idéaux humains et de leur ébranlement) et le personnage comique (qui devient un modèle moral). Il évalue enfin la réception de ce théâtre et son caractère « populaire ». La prise en compte des manuscrits autographes et la comparaison avec ceux de censure et de théâtre permet une nouvelle approche de l’élaboration des pièces, de leur mise en scène et de leur portée critique.

Show Summary Details
Restricted access

Chapitre 3 Les Féeries « Morales » : Das Mädchen Aus Der Feenwelt (1826), Der Alpenkönig Und Der Menschenfeind (1828) Et Der Verschwender (1834)

Extract

L’autre « voie » explorée par Raimund dans sa recherche d’une alliance adéquate du comique et du sérieux révèle l’influence des conditions théâtrales, de la critique, du public, la nécessité ainsi que la volonté d’écrire des pièces à succès. Journalistes et amis incitent en effet l’auteur à revenir au « véritable » théâtre populaire. Dans le commentaire qu’il écrit après la première d’UK, Grillparzer lui donne le conseil suivant : « Dans le domaine comique, vous avez une plus grande liberté et parvenez à créer des personnages. C’est vers lui que devrait aller votre art577 ! » Raimund prévient lui-même dans un poème le reproche selon lequel UK ne conviendrait pas au théâtre populaire :

Un tailleur de village, quiconque le voit a envie de rire,

A même l’audace de confectionner une fourrure d’hermine ?

Et pourtant, cela devait arriver, je ne pouvais l’éviter,

Avec de la pourpre, je ne pouvais tout de même pas faire une chemise de nuit578 ?

Tandis que MF occupe une position intermédiaire dans l’évolution de Raimund (la pièce possède encore des aspects parodiques, mais illustre déjà le conflit du Bien et du Mal et annonce son intériorisation), AM et V présentent certains aspects pouvant apparaître comme des concessions à la tradition comique viennoise. Cependant, ce « retour » ne signifie pas un renoncement de l’auteur à sa tentative de créer un...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.