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Judaïsme et christianisme dans les commentaires patristiques des Psaumes

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Marie-Anne Vannier

Cet ouvrage renouvelle les études relatives aux commentaires patristiques des Psaumes, en prenant en compte l’apport du Judaïsme que les Pères connaissaient et qui marque leur interprétation du texte biblique, ne serait-ce que par le texte de la Septante qui sert de référence aux Pères grecs. Alors que l’on parle souvent de l’antijudaïsme des Pères de l’Église, les commentaires de l’Écriture qu’ils ont proposés, et en particulier ceux des Psaumes, montrent, au contraire, à quel point les Pères étaient marqués par le Judaïsme, dans leurs méthodes d’exégèse. Sans doute les Psaumes sont-ils davantage encore l’héritage commun du Judaïsme et du christianisme, comme l’a compris Augustin, qui entend, dans les Psaumes d’Asaph, la voix de la synagogue. Il n’en demeure pas moins que cet héritage commun permet une synergie entre les deux communautés, comme en témoigne, de manière éloquente, Maxime le Confesseur dans son Commentaire du Psaume 136, en dépit des différences d’interprétation qui existent.
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Midrashim dans le Nouveau Testament Deux notes sur la « judaïté » dans la Lettre aux Hébreux et l’Apocalypse

← 8 | 9 →DANIEL BOYARIN

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Je suis loin d’être un spécialiste de la Lettre aux Hébreux et mon propos dans ce bref essai est d’offrir une lecture naïve – peut-être trop naïve pour certains – de certains aspects du texte dans la perspective d’un simple outsider, un chercheur hébreu, sinon un chercheur sur la Lettre aux Hébreux ! Je ne cherche pas à prendre la place des experts du Nouveau Testament mais à compléter leurs interprétations en « augmentant le volume » et, plus précisément, en me centrant davantage sur la nature midrashique d’un passage crucial de l’Épitre. Ma modeste suggestion est que la Lettre aux Hébreux résonne dans un paysage sonore bien plus « juif » qu’on ne l’affirme habituellement. À la première lecture de l’Épître, mon impression, immédiate et forte, fut qu’il s’agissait d’un midrash, midrash dans le style, et midrashique dans la structuration même de son contenu. J’aimerais ici, dans ce bref article, mettre un peu de chair sur les os de cette impression.

L’homélie sur le Psaume 95 en He 3-4 est un midrash. Beaucoup de chercheurs sur le Nouveau Testament l’ont reconnu. En tant que spécialiste du midrash, j’espère exploiter ici cette constatation de façon un petit peu plus riche que les experts du Nouveau Testament n’ont été capables de le faire.

J’aimerais d’abord me centrer sur la nature midrashique du mot aujourd’hui dans ce midrash. Commençons par citer les versets...

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