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L’ironie dans la presse satirique

Etude sémantico-pragmatique

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Elena Siminiciuc

L’auteure de cet ouvrage avance des hypothèses nouvelles à propos d’une figure du discours particulièrement répandue, l’ironie, étudiée à partir d’exemples authentiques issus pour l’essentiel de la presse satirique. Une riche discussion critique de l’ensemble des théories rhétoriques, sémantiques, pragmatiques développées sur la question de l’ironie permet de tisser des ponts entre les époques et les approches, de mettre en perspective les outils et les cadres théoriques qui ont été échafaudés pour cerner cet objet labile, dont la compréhension a intrigué tant les rhétoriciens de l’antiquité que les linguistes contemporains. L’hypothèse défendue par l’auteure consiste à faire de l’ironie un phénomène bidimensionnel, comportant une facette énonciative et une facette argumentative. L’analyse minutieuse de chacune de ces deux facettes, à l’aide des outils de la théorie argumentative de la polyphonie et de la théorie des blocs sémantiques, lui permet de trancher les débats qui divisent la communauté des pragmaticiens ironologues.
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2. De deux types d’ironies : échoïques et argumentatives.

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2. De deux types d’ironies : échoïques et argumentatives

2.1 Ironies discursives et contextes favorisant leurs interprétations

Une mise au point critique des diverses théories actuelles sur l’ironie m’a permis de défendre l’idée que l’ironie est une figure d’interprétation, dont la réussite ou l’échec est à la charge du destinataire. J’ai identifié deux types d’ironie selon le rôle que joue le contexte dans son interprétation : les ironies discursives et les ironies lexicalisées. Dans le premier cas, le contexte est responsable de la réussite de l’ironie, alors que les ironies lexicalisées se passent de tout élément contextuel pour être identifiées en tant que telles. Suite à ce constat, j’ai proposé d’appeler la première catégorie ‘ironies discursives’ eu égard à la distinction langue/discours. Comme exemples d’ironies lexicalisées, je mentionne les expressions62 : « c’est du beau », « c’est du propre », « c’est du joli » qui ne feront pas l’objet de la présente étude.

En ce qui concerne les ironies discursives, elles sont hautement contextualisées et, ci-dessous, j’ai proposé de mieux circonscrire mon acception de la notion de contexte. Lors de l’analyse du corpus, j’ai rencontré plusieurs cas de figure qui faisaient intervenir le contexte, ce qui m’a amenée à proposer une typologie des ironies discursives suivant la façon dont elles font intervenir le contexte.

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