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Organisations, mouvements et partis des droites radicales au XXe siècle (Europe–Amériques)

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Edited By Olivier Dard

Après avoir abordé les droites radicales européennes et américaines contemporaines via leurs doctrinaires, vulgarisateurs et passeurs, analysé l’internationalisation de leurs supports et de leurs vecteurs, puis le caractère fédérateur d’un certain nombre de références et de thèmes, le quatrième et dernier volume du projet de recherche IDREA (Internationalisation des droites radicales Europe/Amériques) examine ces dernières sous l’angle des organisations, mouvements ou partis au 20 e siècle comme au début du 21 e et d’une réflexion sur la notion d’ « internationale noire ». Réunissant une dizaine de chercheurs français, européens, comme américains du Nord et du Sud, issus de différentes disciplines, l’ouvrage s’attache au cas de mouvements français comme l’Action française, le Mouvement Nationaliste du Progrès devenu Rassemblement Européen de la Liberté et le Front national. La seconde partie du volume est consacrée aux circulations et réemplois, envisagés dans un espace euro-Atlantique (droites radicales espagnole et argentine, Parti de l’Unité nationale du Canada d’Adrien Arcand, Wulfing Kindred états-unienne) et proprement européen (Jeune Europe, Groupes identitaires portugais).
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De Jeune Nation au MNP/REL: les enseignements d’une étude de cas

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Olivier DARD1

Il peut paraître étrange de centrer une contribution sur une organisation, le Mouvement nationaliste du progrès (MNP) dont la durée de vie n’a été que de quelques mois et qui a sombré dans la foulée des élections législatives de 1967 où ses deux douzaines de candidats, investis sous l’étiquette du Rassemblement européen de la liberté (REL), ont rencontré un échec cuisant, obtenant en moyenne 2 % des suffrages là où ils se sont présentés2 avant que le REL ne s’effondre sous l’effet de crises intestines. L’historiographie est quasiment muette sur le MNP/REL et se contente de le mentionner.3 Du côté des journalistes-mémorialistes-historiens engagés des droites radicales, Roland Gaucher, pourtant prolixe sur la Fédération des étudiants nationalistes (FEN) et le Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (GRECE) n’en dit rien.4 Seul François Duprat consacre quelques pages au MNP/REL en conclusion de son chapitre sur la campagne Tixier- ← 37 | 38 → Vignancour de 1965.5 L’exemple du MNP/REL est pourtant instructif pour qui veut comprendre la place et le rôle de la forme «parti» dans l’histoire des droites radicales françaises et le rapport de celles-ci au processus électoral. De fait, depuis les années 1880, ces dernières ont largement négligé pour ne pas dire rejeté ce mode de structuration en optant pour l’essentiel pour la forme ligueuse, au moins jusqu’au milieu des années...

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