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Lorsque le brouillard a cessé de nous écouter

Changement climatique et migrations chez les Q’eros des Andes Péruviennes

Geremia Cometti

Envisager le changement climatique du point de vue des acteurs qui en subissent les effets, tel est le pari de cet ouvrage. Les Q’eros forment une communauté transhumante établie dans la région de Cuzco (Pérou) dont la production agricole et le bétail sont significativement affectés par le changement climatique, notamment la variation du régime des pluies. Depuis une dizaine d’années, un nombre croissant de Q’eros migrent, principalement vers la ville de Cuzco. À partir d’enquêtes ethnographiques effectuées entre 2011 et 2014, cet ouvrage démontre la nécessité d’analyser la manière dont une société se représente le changement climatique afin de comprendre les interactions entre migrations et changement climatique. Par le biais d’une analyse des discours et des pratiques que les Q’eros maintiennent avec et au sein de leur environnement, cette étude révèle que la dichotomie nature–culture sur laquelle reposent les études conventionnelles des effets du changement climatique ne permet pas de rendre compte de la manière dont les Q’eros se représentent le changement climatique.
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Note sur la transcription et l’orthographe du quechua

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Dans cet ouvrage, j’ai choisi d’adopter une normalisation trivocalique (a, i, u) de la graphie quechua. Elle est utilisée par une majorité de linguistes et a été officialisée par le ministère de l’éducation péruvien en 1985. En quechua, le pluriel des noms est inféré puisque le suffixe qui le marque (-kuna) sert généralement à souligner la non-singularité. Je ne transcris donc pas le pluriel par la terminaison latine -s comme il est parfois d’usage, mais conserve la forme du singulier tout au long du texte. J’observe néanmoins quelques exceptions. Concernant les toponymes (montagnes, lieux habités), j’ai choisi de suivre l’orthographe couramment employée dans la cartographie et la documentation écrite de manière à faciliter leur localisation. Je me conforme ainsi à la transcription conventionnelle du terme Q’ero telle qu’elle apparaît dans les travaux de mes prédécesseurs. Lorsque je me réfère aux habitants de la communauté, j’appose la forme plurielle (Q’eros) tandis que je conserve la forme du singulier lorsque je désigne le toponyme.← XI | XII → ← XII | XIII →

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