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Guerres dans le monde ibérique et ibéro-américain

Actes du XXXVe Congrès de la S. H. F.

Edited By Florence Belmonte, Karim Benmiloud and Sylvie Imperato-Prieur

Cet ouvrage réunit les travaux du XXXV e Congrès de la Société des Hispanistes Français (S. H. F.) qui s’est tenu à l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 du 20 au 22 mai 2011. Il rassemble une cinquantaine d’articles qui portent non seulement sur l’Espagne, mais aussi sur l’ensemble de la Péninsule Ibérique, sur l’Amérique hispanophone et les territoires lusophones, du XVI e au XXI e siècle. Le volume est divisé en quatre chapitres, « Faire la guerre », « Dire la guerre », « Représenter la guerre » et « Sortir de la guerre », qui recouvrent une large part des champs disciplinaires auxquels s’attache l’hispanisme (Histoire, civilisation, littérature, théâtre, arts plastiques, peinture, musique, cinéma).
L’ouvrage comprend notamment de nombreux articles sur la guerre civile espagnole et le franquisme (dont les deux conférences plénières), mais aussi d’importantes contributions sur l’ensemble du monde ibérique et ibéro-américain (Portugal, Argentine, Colombie, Cuba, Mexique, Paraguay, Pérou, etc.).
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Los rojos ganaron la guerra(1989) de Fernando Vizcaíno Casas : quand les vaincus deviennent les vainqueurs (Roselyne Mogin-Martin)

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3L.AM – EA 4335, Université d’Angers

Dans Los rojos ganaron la guerra, l’écrivain à succès Fernando Vizcaíno Casas (1926-2003) désire commémorer à sa façon le 50e anniversaire de la guerre civile. Il se considère comme représentatif d’une génération d’Espagnols, ceux qui, trop jeunes pour avoir combattu, ont grandi dans une famille aisée et ont peu souffert du franquisme. Certes, la vie matérielle était difficile, mais la situation n’avait rien à voir avec les horreurs que dénoncent les opposants. Donc, derrière les habiletés rhétoriques de sa plume, et le ton léger qu’il adopte, il se livre à une authentique réhabilitation du franquisme, ainsi qu’à un règlement de comptes avec les vaincus d’hier, qui sont les gouvernants d’aujourd’hui.

Le sous-titre Cómo hubiera podido ser el futuro – nuestro presente- si Franco pierde la guerra civil précise le sujet du roman, de même que le photomontage de la couverture, qui représente la Puerta de Alcalá, décorée d’une faucille et d’un marteau sur fond d’étoile rouge, et de portraits de leaders : Staline et Lénine, la Pasionaria et quelques autres. Bref, l’auteur démontre que de buena nos hemos librado en inventant une fiction à partir de faits historiques connus, qu’il retourne et manipule, utilisant au besoin l’anachronisme. Il prétend convaincre rationnellement, mais il joue surtout sur les émotions, et tente de mettre les...

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