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Le marché des footballeurs

Réseaux et circuits dans l’économie globale

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Raffaele Poli

Fin assemblage entre démarches théoriques et empiriques, l’ouvrage illustre les logiques sous-jacentes à la mondialisation du marché des footballeurs. Il présente des informations de première main sur le fonctionnement des réseaux de transfert, collectées par l’auteur au cours de dix années de recherches menées en Europe et en Afrique. Des données statistiques inédites, élaborées par l’Observatoire des footballeurs professionnels, et de nombreuses illustrations cartographiques rendent la lecture particulièrement agréable.
L’analyse des réseaux et circuits migratoires des footballeurs permet de saisir le rôle décisif joué par de nombreux intermédiaires dans le développement d’un marché global de talents. L’ouvrage dévoile la manière dont agents, dirigeants de clubs et spéculateurs privés investissent sur des joueurs dans l’optique de mettre en place des chaînes de transferts à valeur ajoutée. Ce processus est exemplifié à travers l’étude du cas des footballeurs africains.

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Footballeurs africains et chaînes de valeur ajoutée 117

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Footballeurs africains et chaînes de valeur ajoutée Le marché des footballeurs est bâti autour d’une multitude d’acteurs qui cherchent à exploiter les différences économiques existant à diverses échelles géographiques pour faire augmenter la valeur marchande des footballeurs «dans le mouvement», à travers leur circulation. L’analyse spatiale des trajectoires de carrière des joueurs est dès lors très utile pour comprendre les logiques sous-jacentes à la mise en place de chaînes de valeur ajoutée et les différents rôles joués par les clubs et les ligues par lesquels les footballeurs transitent dans ce marché particulier. En guise d’exemple, nous analysons dans une perspective spatiale les trajectoires de carrière des joueurs d’Afrique subsaharienne présents dans les clubs de Premier League anglaise lors de la saison 2005/06. Ce choix # ¢[J\\ [ allemands, les équipes les plus riches se trouvent en Angleterre. A l’opposé des équipes anglaises, les clubs en Afrique subsaharienne disposent de peu de moyens. L’une des équipes les mieux structurées, l’ASEC Mimosas Abidjan, a dépensé environ 2,1 millions d’euros pour son équipe profes- sionnelle en 2006. Presque un tiers de ce montant (environ 660’000 euros) ?#% [„[ solidarité de la FIFA sur les transferts successifs de joueurs formés dans le club)64. Le budget du centre de formation du club était en outre entiè- rement couvert par le club londonien de Charlton Athletic, versant une somme annuelle de 150’000 euros, plus 150’000 par joueur «optionné», jusqu’à hauteur de...

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