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Georges Valois, itinéraire et réceptions

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Edited By Olivier Dard

Issu d’un colloque organisé avec le soutien de la Maison des sciences de l’homme de Lorraine les 18 et 19 février 2010 à l’université Paul Verlaine-Metz, ce volume s’inscrit dans une série de publications relatives à l’histoire de l’Action française et de ses réceptions. Les 11 contributions qu’il réunit et qui ont été rédigées par des chercheurs français et étrangers permettent de revenir sur l’itinéraire d’une figure singulière qui symbolise tout à la fois l’histoire du maurrassisme, du fascisme français et des relèves de l’entre-deux-guerres et qui est mort en déportation. Non content de s’attacher aux éléments controversés de l’itinéraire de Georges Valois, ce volume aborde pour la première fois la question de son influence et de ses réceptions à l’étranger en étudiant spécifiquement la portée de ces dernières en Belgique, en Espagne et en Italie.

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Georges Valois, politique, économie et société

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Georges Valois et le Faisceau: un mariage de convenance Samuel KALMAN St. Francis Xavier University1 L’histoire politique de la Troisième République est une histoire de mariages de convenances. Qu’ils soient de gauche, du centre, ou même de droite, des groupements, partis, et associations variées ont réuni une série de factions, tantôt réconciliées par des principes clés ou une tendance idéologique commune, tantôt unifiés seulement par le désir de changement et l’attrait du pouvoir. Comment peut-on expliquer autrement la persistance simultanée des courants réformiste et révolutionnaire dans la Section française de l’Interna- tionale ouvrière (SFIO) avant 1914, par exemple? A la suite du Congrès de Tours en 1920, qui a donné lieu à la fondation de la Section française de l’Internationale communiste (SFIC) après le départ des voix les plus intran- sigeantes, les partisans de l’anti-républicanisme révolutionnaire, menés par Paul Faure, ont lutté contre Léon Blum et la direction de la SFIO jusqu’à la scission de 1938. Ils ont été rejoints tant par les technocrates (Jules Moch, Georges Lefranc, Vincent Auriol) que par les néo-socialistes de Marcel Déat, la faction qui avait abandonné le parti en 1933 en signe de protestation contre la réticence des leaders à épouser les idées économiques modernes.2 Un scénario identique s’est produit dans les rangs de la Confédération générale du travail (CGT)...

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