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Sujets migrants : rencontres avec l’autre dans les imaginaires hispano-américains- Migrantes: encuentros con el otro en el imaginario hispanoamericano

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Teresa Orecchia Havas and Norah Dei-Cas Giraldi

Face aux incessantes mutations des sociétés contemporaines, il semble aujourd’hui plus pertinent que jamais de poursuivre la réflexion engagée par les sciences humaines sur les dimensions culturelles et identitaires des migrations. Les auteurs de ce volume, tous des spécialistes de l’Amérique latine, abordent des textes littéraires et des situations historiques qui apparaissent comme des espaces privilégiés pour l’étude de la représentation des frontières et de la perception de l’autre, ainsi que des imaginaires de la traversée et de l’exil. Ils mettent en relief la prégnance de l’hétéroclite et de l’hybride dans les rapports sociaux, et analysent la construction de nouvelles identités et le travail de la mémoire individuelle prise dans le cadre du changement des mentalités.
Ante las mutaciones incesantes de las sociedades contemporáneas, hoy parece más necesario que nunca continuar las investigaciones iniciadas por las ciencias humanas sobre la dimensión cultural e identitaria de las migraciones. Los autores de este volumen, especialistas todos ellos de América latina, abordan textos literarios y situaciones históricas que surgen como espacios privilegiados para el estudio de la representación de las fronteras y de la percepción del otro, o aun de los imaginarios de la travesía y el exilio. Destacan así la presencia de lo híbrido y de lo heterogéneo en las relaciones sociales, y analizan la elaboración de nuevas identidades y los trazados de la memoria individual en el marco de los cambios de mentalidades.

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Traversées: Conflits et harmonies des identités

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Jules Supervielle: d’une rive à l’autre, une écriture de l’identité double DOMINIQUE DIARD Université de Caen Qu’ai-je fait de l’océan, Dans quel aérien désert sont morts les poissons volants? J’ai seize ans de par le monde et sur les hautes montagnes, J’ai seize ans sur les rivières et autour de Notre Dame, Dans la classe de Janson Où je vois le temps passer sur le cadran de mes paumes.1 Le premier regard porté sur Paris par le poète des «deux rives atlan- tiques» qu’est Jules Supervielle, né en 1884 en Uruguay de parents d’origine basque, sera celui du lycéen qui s’installe à Paris en 1894 avec son oncle et sa tante qui remplacent ses parents depuis leur mort quand il avait huit mois. Il laisse à onze ans les espaces infinis de la Pampa et de l’océan pour une ville claustrale, un Paris confiné dans les murs du lycée Janson de Sailly qui aiguise sa nostalgie d’un pays natal qu’il n’aura de cesse de retrouver dans l’ample quête de l’origine et les nombreux va-et-vient entre Paris et l’Amérique du Sud qui tis- sent sa vie et son oeuvre. Il s’avouera en 19302 «uruguayen pour un bon quart» tandis qu’à l’époque il était considéré outre Atlantique comme un poète uruguayen qui vivait à Paris, «47 boulevard 1 «Sans murs» in Gravitations, Jules Supervielle, Œuvres poétiques complètes, Paris, édition de la Pléiade, Gallimard, 1996, p. 176. Toutes les citations et...

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