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Etudes de sémantique et pragmatique françaises

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Edited By Louis de Saussure and Alain Rihs

Les articles rassemblés dans ce recueil sont issus d’une sélection de communications portant sur la sémantique et la pragmatique du français du colloque « Le français en contextes » de l’Association for French Language Studies, tenu à l’Université de Neuchâtel en septembre 2009. Ils apportent des éclairages nouveaux et des solutions inédites à un ensemble de problématiques classiques qui relèvent des dimensions sémantique et pragmatique du français. Qu’il s’agisse de définir les usages et interprétations des marqueurs aspectuo-temporels, des opérateurs modaux ou des quantificateurs, ou qu’il s’agisse de tracer les contours d’un matériau lexical difficilement saisissable (noms de couleurs ou noms d’idéalités), les auteurs apportent un soin particulier à l’identification des niveaux de sens ; ils s’emploient non seulement à distinguer les parts respectives du code et du contexte dans l’interprétation, mais, plus subtilement encore, examinent l’encodage sémantique sous l’angle de la sélection d’informations contextuelles qu’il implique.

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Dejan STOSIC & Nelly FLAUX Les noms d’idéalités sont-ils polysémiques? 167

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Les noms d’idéalités sont-ils polysémiques? Dejan STOSIC et Nelly FLAUX, Université d’Artois Introduction Notre propos portera sur une classe de noms qui a assez peu retenu l’attention des linguistes jusqu’à présent – du moins à notre connaissance1; il s’agit de celle qu’à la suite de Husserl on peut appeler «noms d’idéalités» tels que sonate, phrase, mot, discours, traité, roman, livre, gravure. Ces noms déno- tent des entités qui sont comme munies de deux «modes d’existence»: un «mode d’existence idéal» (1) et un mode d’existence «sensible» (2): (1) Pendant que Schubert composait sa sonate Arpeggione, son chat dormait sur le paillasson. (2) Marie et Julien écoutent avec délice la sonate Arpeggione. Ils sont souvent confondus avec des noms d’événements, qualifiés par les uns de polysémiques et de monosémiques par les autres; on trouve égale- ment une description intermédiaire en termes de «facettes» qui situe certains de ces lexèmes entre la polysémie et la variation contextuelle. Godard et Jayez (1996) traitent quelques-uns d’entre eux en considérant qu’ils ren- voient à des objets complexes, «multitypés»: objets «matériels», «informa- tionnels», événements dits «faibles». Ces modes d’approche occultent ce qu’ont de commun les noms sonate, livre, poème, gravure, qui constituent une vraie classe linguistique – on oserait dire «une classe naturelle». Flaux & Van de Velde (2000) et Flaux (2002) ont mis en évidence certaines des proprié- tés syntaxiques et sémantiques des noms d’id...

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