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Philippe Albert Stapfer- Une biographie

A Berne de l’Ancien Régime à la Révolution helvétique (1766-1798)

Adolf Rohr

Philippe Albert Stapfer (1766-1840) fut ministre des sciences et des arts de la République Helvétique, puis il représenta la Suisse à Paris avant de former en France un cercle d’intellectuels et d’écrivains.
La biographie décrit la formation du grand savant suisse et de l’homme d’Etat de 1766 à 1798.
Issu d’une célèbre famille de pasteurs de Brugg dans la partie argovienne de l’ancienne République de Berne, Stapfer naquit et grandit dans la capitale et il fut fidèle à la tradition familiale dans le choix de sa profession. Ses études et voyages à l’étranger le préparèrent à l’ordination et le mirent en relation avec des savants de premier plan et au contact des bouleversements politiques contemporains. Jusqu’à la Révolution helvétique il a enseigné comme philologue à l’Institut politique et comme théologien à l’Académie de Berne. Le Directoire helvétique l’appela en mai 1798 au poste de ministre de la culture.

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5. Dans l’enseignement à Berne 1791-1798 147

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147 5. Dans l’enseignement à Berne 1791-1798 5.1 Institut politique et Académie I «Quod sis, esse velis, nihilque malis – Veuille être ce que tu es et ne souhaite rien de plus», telle est la profonde maxime que son maître dans la république savante de Gœttingue, Christian Gottlob Heyne, laissa au jeune Stapfer à son départ le 25 septembre 1790. Le célèbre humaniste voulait sans doute encourager ce talent plein de promesse à développer son intelligence en conformité avec sa nature. Et il accom- pagnait de ses vœux et espérances cette inscription dans l’album d’amis. Heyne ne fut pas le seul intéressé à l’avenir du jeune savant. D’autres professeurs de Gœttingue se rappelaient de temps à autre à son souvenir, après le début de sa carrière à Berne en automne 1791. Il dut son accession immédiate à un poste élevé principalement à son ancien protecteur, le professeur Johann Samuel Ith. C’était un des plus actifs réformateurs de l’enseignement à Berne et il va de soi qu’il cherchait à engager les meilleures têtes dans cette entreprise. Il est vraisemblable qu’en automne 1791 il a aussi contribué à réfuter le re- proche infondé de jacobinisme fait à Stapfer, en sorte que la curatelle de l’Institut eut les mains libres, comme on l’a montré plus haut1, pour élire le 9 septembre 1791 Philippe Albert Stapfer en même temps qu’un autre candidat venu de la théologie et leur confier à tous deux l’enseignement de l’allemand et du...

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