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Des lettres et des femmes …- La femme face aux défis de l’histoire

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Edited By Àngels Santa

La féminité est au cœur de ce livre. En même temps, l’Histoire y joue un rôle déterminant. Les auteurs s’occupent de définir la lutte des femmes face aux différentes manifestations historiques et leurs combats, leurs efforts pour avoir un rôle représentatif dans un monde dominé par la masculinité. A travers ce fil conducteur, femme et histoire, plusieurs thèmes sont abordés. D’abord, une partie consacrée à George Sand, après des visions partielles du rôle de la féminité qui vont se fondre pour nous donner une vision globale. Manuela Saénz, Camille Claudel, Clara Malraux y trouvent leur place. Pour continuer avec une réponse féminine aux interrogations et défis que l’histoire pose à la femme et à l’humanité en général. Marguerite Yourcenar, Marguerite Duras, Claire Etcherelli, Paule Constants, Malika Mokeddem, Maria Barbal, Monserrat Roig ou les écrivaines du moi Arabes sont étudiées de ce point de vue. Des écrivains comme Le Clézio ou Joseph Kessel présentent des personnages féminins qui complètent les voix des écrivaines. Les femmes sont de même confrontées à leur rapport avec la mère et à son enfance et les rêves qui la conforment comme Virginia Woolf ou Pierrette Fleutiaux. Parfois, il est difficile pour elles de trouver leur chemin, de choisir nettement entre l’engagement social ou politique et la vie privée, le monde de l’intimité, comme il arrive pour Mlle de Montpensier, Anne Dacier, Marceline Desbordes-Valmore ou Farouzia Zouari. Pour finir, le mystère de la création littéraire est évoqué de la main de l’écrivaine catalane Núria Añó.

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1. À propos de George Sand 13

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1. À propos de George Sand Les femmes-fées dans les Contes d’une grand-mère (1873-1876) de George Sand SIMONE BERNARD-GRIFFITHS Faut-il rappeler que le lexique dit la fée au féminin par la double entre- mise du genre grammatical et de l’étymologie. Le Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle (1872) de Pierre Larousse en témoigne : « Fée ( fé – du latin fata, sorcière, magicienne, qui se disait originairement pour Parque ; de fatum, destin, oracle, proprement parole » mis en relation avec le latin « fari, parler, qui se rapporte à la racine sanscrite bhâ, bhâs, bhan », elle-même reconnaissable dans le grec « phémi »1. Cet héritage féminin vient irriguer la sémantique : « Être surnaturel, qu’on repré- sente sous la forme d’une femme, et qui était regardé comme jouissant d’une certaine puissance magique et du don de lire dans l’avenir. »2 Or George Sand nuance cette définition. Elle rend problématique la forme-femme et, dans la dédicace inaugurale à Aurore, l’aînée de ses petites-filles et destinataire privilégiée des Contes d’une grand-mère, elle rem- place, à propos des « fées » l’expression « être surnaturel » employée par Pierre Larousse en une autre, prudemment modalisée et savamment dubitative : Reste à savoir où sont ces êtres, dits surnaturels, les génies et les fées ; d’où ils viennent et où ils vont, quel empire ils exercent sur nous, et où ils nous condui- sent. Beaucoup de grandes personnes ne le savent pas bien, et...

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