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La guerre à Gaza, de l’analyse du discours médiatique à l’analyse politologique

L’Etat et les relations internationales en question- Préface de Dario Battistella

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Grégory Piet, Sophie Wintgens and David Stans

Un an après la guerre à Gaza et l’opération israélienne « Plomb durci », il convient de tirer le bilan de cet événement international largement couvert par les médias. Si ceux-ci ont donné l’occasion aux opinions publiques de se forger leur propre lecture de l’événement, la presse écrite n’a-t-elle pas plus particulièrement travaillé à une vision spécifique de la compréhension et de la mise en perspective de cette guerre ou de ce conflit ?
Cet ouvrage propose deux éclairages complémentaires de la guerre à Gaza qui, confrontés l’un à l’autre, rejoignent une question épistémologique centrale en sciences sociales. Le premier plonge ses racines dans les Media Studies en exploitant un matériau de recherche (discours non-savants) issu de quatre quotidiens francophones ( Le Figaro, Le Monde, Le Soir et La Libre Belgique). Le deuxième consiste en une analyse politologique (discours savants) de certaines notions clés qui sont riches d’enseignements. L’imprécision inhérente aux concepts de « guerre », de « communauté internationale » ou encore de « diplomatie », par exemple, sera au cœur de ce second éclairage.
Dépassant la seule comparaison entre les discours non-savants et savants, cet ouvrage livre in fine une vision originale de l’implication des relations internationales et de l’Etat dans la résolution d’un conflit.

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CHAPITRE I L’approche méthodologique : le choix de la méthode Morin-Chartier 29

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29 CHAPITRE I L’approche méthodologique : le choix de la méthode Morin-Chartier L’analyse ponctuant cette recherche repose sur une méthodologie1 ayant valeur de fil rouge. Ainsi, pour répondre scientifiquement à la première partie de la question centrale posée par cet ouvrage – quel est l’impact de la guerre à Gaza de 2009 sur l’État et les Relations interna- tionales : quelle(s) lecture(s) en font les médias et les politologues ? –, il convient de définir la méthode ad hoc, de se référer à une grille d’ana- lyse précise et rigoureuse, ceci afin de valider et légitimer les résultats obtenus. L’analyse de contenu « permet >…@ de retracer, de quantifier, voire d’évaluer, les idées ou les sujets présents dans un ensemble de docu- ments »2. Cette méthode trouve son origine dans les théories d’Harold Dwight Laswell sur l’analyse des communications. Ce dernier a en effet élaboré un modèle de référence de l’étude de la communication de masse consistant à s’interroger sur « qui dit quoi par quel canal et avec quel effet »3. Parallèlement se développe, aux États-Unis, une approche quantitative reposant sur le repérage de mots-clefs et sur leur fréquence d’apparition. Peu exhaustive, cette approche ne permet pas de saisir la tendance des propos émis, se cantonnant au seul aspect quantitatif de l’analyse de contenu. Les années 1950 marquent un tournant dans l’évolution de l’étude du discours. À cette époque,...

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