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Banque et bourgeoisies

La Société bordelaise de CIC (1880-2005)

Hubert Bonin

L’histoire particulière de la Société bordelaise de CIC, créée en 1880 et toujours active (au sein du groupe Crédit mutuel), permet de reconstituer l’évolution stratégique d’une grande banque régionale française.
Ses partenaires et ses clients sont les entreprises, avec quatre bases : la place de Bordeaux, les marchés européens pour les vins et les bois, les outre-mers (notamment africains et indochinois) et le grand Sud-Ouest. Ses compagnons de route sont les bourgeoisies girondines, pour leurs affaires et pour la gestion de leur fortune – avec leurs aléas.
Depuis les années 1960, l’évolution vers la banque de masse a changé la nature de la Société bordelaise, d’où la recomposition de son portefeuille stratégique et de son portefeuille de clients.
L’enracinement d’une banque dans la communauté d’intérêts de sa place est la clé de ce livre, mêlant histoire bancaire et histoire d’entreprise, à propos des stratégies, des savoir-faire, de l’organisation de firme.

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Conclusion générale. La Société bordelaise entre l’histoire bancaire, son histoire et l’avenir 399

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399 Conclusion générale La Société bordelaise entre l’histoire bancaire, son histoire et l’avenir Une petite banque Le lecteur quittera ce livre avec un goût ambigu. Certes, il aura vécu quelques moments de la brillante histoire des entreprises girondines et porté son regard au-delà des courbes de la Garonne, quand, tout près du Siège de la Société bordelaise de CIC, on pouvait voir partir les navires portant les espoirs du négoce et de leurs banquiers. Ainsi certaines pages pourraient-elles sentir le vin, le pin, l’arachide ou l’huile, le cacao, voire le guano… À supposer qu’il prenne le temps de parcourir cet ouvrage aride, quelque auteur à la Balzac pourrait s’inspirer de certains passages pour compléter ses reconstitutions de la vie dans le monde des affaires bordelais et dans la haute société locale, puisque apparaissent des « figures » et des Familles, qui, à l’échelle du Port de la Lune, ont été partie prenante de cette aventure entrepreneuriale qui a fait la force et la richesse de Bordeaux. Et Adolphe Chalès, Théodore Tastet, les deux Guestier et les trois Denis qui se succèdent au Conseil, Philippe Chalès, Pierre Desse, sont bien de « grands personnages » régionaux et même pour certains nationaux et ultramarins, forts d’une puissance de rayonnement qui dépasse leur destin individuel. Pourtant, l’on pourrait se demander pourquoi consacrer tant de pages à une banque qui, somme toute, est de taille moyenne : quand on scrute les chiffres pour la...

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