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Ville, environnement et transactions démocratiques

Hommage au Professeur Maurice Blanc

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Edited By Philippe Hamman and Jean-Yves Causer

Dans la vie quotidienne, de nombreuses activités nécessitent des échanges, des négociations ou des transactions. Parce que les sciences sociales négligeaient l’importance de ces actes courants, leur dimension conflictuelle était perçue comme irrationnelle, nuisible ou pathologique. Le concept de transaction sociale, au cœur de l’ouvrage, comble ce manque. Cet ouvrage rend hommage au sociologue de la transaction sociale, Maurice Blanc, ainsi qu’à ses prédécesseurs : Jean Remy et Liliane Voyé.
Ce volume analyse trois niveaux de concessions rCe volume analyse trois niveaux de concessions réciproques, ou de transactions. D’abord, celles entre individus et groupes sociaux qui cohabitent dans un même espace, avec leurs cultures et leurs modes de vie : agriculteurs et chasseurs, Roms et habitants de la banlieue, etc. Ces transactions permettent de sortir du conflit entre « bons » et « mauvais » voisins. Ensuite, les transactions entre gouvernants et gouvernés, quelquefois avec la médiation d’intervenants sociaux. Enfin, dans les coalitions au pouvoir, municipales ou associatives, les transactions qui débouchent sur des compromis pratiques, malgré les désaccords sur les valeurs. Sans transactions sociales, la démocratie et le développement durable restent des coquilles vides.
Chez le même éditeur, un autre volume se concentre sur les transactions dans les champs du travail et de la formation.

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TROISIÈME PARTIETRANSACTIONS SOCIALES ET ENVIRONNEMENT

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TROISIÈME PARTIE TRANSACTIONS SOCIALES ET ENVIRONNEMENT 197 CHAPITRE 9 Les postures microsociales, enjeu et moteur actuels d’une bonne gouvernance ? Conflits autour du loup et du sanglier dans les Alpes françaises Coralie MOUNET Docteure en géographie, post-doctorante au Cemagref, UR Développement des Territoires Montagnards, Grenoble, Chercheure associée UMR CNRS PACTE Territoires, Université de Grenoble 1 À partir de la question des animaux « à problème » et de leur gestion, il s’agit, pour reprendre les termes d’A. Micoud et de M. Peroni (2000), de s’interroger sur « ce qui nous relie » à l’heure actuelle. Les conflits et les controverses autour de la gestion du loup et de celle du sanglier sont particulièrement propices à l’étude des nouvelles formes d’associations d’acteurs (Latour, 2006). S’ils font l’objet d’une gestion conservatrice et bénéficient de conditions actuelles favorables à leur maintien et à leur développement, ces animaux sont considérés « à problème » par les nuisances qu’ils représentent pour certaines activités humaines, notam- ment agricoles. Les choix de gestion opposent ainsi des acteurs aux visions divergentes, les uns se prononçant en faveur d’une gestion conservatrice et les autres souhaitant une éradication ou une forte régu- lation des populations. Nous sommes donc ici potentiellement dans le champ des transactions sociales, où « entrent en conflit et en concur- rence plusieurs principes pour la gestion d’un même objet » (Mormont, 1992, p. 121). Or, malgré le conflit qui les oppose, ces protagonistes doivent cohabiter et trouver des « compromis pratiques » (Blanc, 1992). Leur...

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