Show Less

Georges Pompidou et la culture

Series:

Élisa Capdevila and Jean-François Sirinelli

En 1959, la création du ministère des Affaires culturelles transforme de façon durable le champ de la politique culturelle en France.
Premier ministre puis président de la République passionné d’art et de culture, Georges Pompidou suit avec attention la politique menée par les ministres qui se succèdent à ce poste. Son nom reste attaché à deux projets culturels importants du début des années 1970, l’organisation d’une exposition bilan de l’art contemporain au Grand Palais et le Centre Beaubourg d’art contemporain. Dans les deux cas, le but, assigné par le Président, est identique : renforcer la place de la France et de Paris sur la scène artistique internationale.
Les documents d’archives sélectionnés pour le présent ouvrage éclairent un aspect essentiel de la personnalité de l’ancien Président, son goût de la culture classique tout autant que sa passion affichée pour l’art de son époque. Ils permettent de mieux apprécier son engagement en matière de politique culturelle et de mesurer la portée de ses interventions dans un champ que certains critiques dénonceront comme nouveau « domaine réservé » du Président.
Les documents, classés de façon thématique et chronologique, et accompagnés de commentaires et d’annexes, comprennent des notes issues des archives de la Présidence, des témoignages d’anciens collaborateurs ainsi que les principaux écrits, discours ou entretiens de Georges Pompidou.
Cet ouvrage relate ainsi une période cruciale de l’histoire culturelle de la France, où se redéfinit, non sans débat, l’action publique dans le domaine des arts et de la culture.

Prices

Show Summary Details
Restricted access

DEUXIÈME PARTIE. CULTURE ET POLITIQUE :L’ÉVOLUTION D’UNE ACTION

Extract

DEUXIÈME PARTIE CULTURE ET POLITIQUE : L’ÉVOLUTION D’UNE ACTION 59 CHAPITRE 1 De la culture à la politique Entré au cabinet du général de Gaulle en septembre 19441, devenu Premier ministre en avril 1962, Georges Pompidou a un profil atypique pour un homme politique. Normalien, agrégé de Lettres, il n’est pas passé par l’École nationale d’administration ni issu des rangs de la Résistance à la différence d’autres gaullistes. Comme en réponse à cet itinéraire personnel, il revient à plu- sieurs reprises, dans ses écrits et interventions publiques, sur la question du lien entre littérature et politique. C’est à l’invitation d’Alain Peyrefitte que Georges Pompidou, alors Premier ministre, rédige cette introduction à l’occasion des vacances d’été. Il y livre une description amusée des « litté- raires » de Normale, parmi lesquels il se range. On retrouve ici en filigrane sa réflexion sur les liens entre mondes littéraire et politique et sur ce qui peut constituer la légitimité d’un « litté- raire » en politique. * Extrait de Rue d’Ulm, chroniques de la vie normalienne Introduction de Georges Pompidou 19632 De tous les « canulars » on peut se demander si le plus réussi, minu- tieusement mis au point et fignolé dans ses prolongements, n’est pas l’existence même de l’École. […] Le normalien lui-même existe-t-il ? Qui l’a vu, ce qui s’appelle vu ? […] Où le trouver ? […] Pour les vrais [normaliens], en effet, il ne peut y avoir de doute. On est normalien comme est prince...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.