Show Less

John Law

Économiste et homme d’État

Series:

Antoin E. Murphy

Antoin E. Murphy nous livre ici la biographie intellectuelle d’une des personnalités les plus fascinantes de l’Europe de l’Ancien Régime, John Law (1671-1729). John Law chercha fortune à Londres, dont il s’enfuit en 1695. On le retrouve ensuite aux plus belles tables de jeu de l’Europe. Tout autre que lui se serait satisfait de cette vie de luxe et d’oisiveté, mais John Law avait une vision. Il croyait que l’économie basée sur les pièces d’or et d’argent allait irrémédiablement s’effacer devant un monde nouveau où les billets émis par les banques et les papiers de crédit seraient désormais la seule monnaie en circulation.
Cette vision, il voulut tout d’abord la partager avec le parlement écossais, sans succès. Il la proposa ensuite au duc de Savoie, puis une première fois au roi de France, en vain. La mort de ce dernier, en 1715, et la situation financière exécrable dans laquelle il laissait la France allait toutefois offrir à Law une nouvelle opportunité. Avec l’amitié et la confiance de Philippe d’Orléans, le Régent, John Law bâtit son système qui allait révolutionner son époque en créant une nouvelle monnaie et en provoquant le premier boom et krach boursiers en Europe.
En resituant l’homme dans le contexte de son époque, en expliquant ses théories économiques au regard de celles de notre temps, Antoin E. Murphy nous invite à redécouvrir cet auteur essentiel pour comprendre l’origine et les risques des instruments financiers modernes.

Prices

Show Summary Details
Restricted access

CHAPITRE XIV - 1719: l'ascension vertigineuse de la Compagnie du Mississippi 251

Extract

CHAPITRE XIV 1719: l'ascension vertigineuse de la Compagnie du Mississippi En mai 1719, Law avait besoin de dynamiser la Compagnie d'Occi- dent car le cours de ces actions restait inerieur ä leur valeur d'mission de 500 livres. Sa premi&e mesure fut de fusionner deux compagnies de commerce, la Compagnie des Indes orientales et la Compagnie de la Chine, avec la Compagnie d'Occident, par un edit envoye au Parlement le 23 mai.' Le groupe qui en 1- sulta prit le nom de Compagnie des Indes. Une autre compagnie de commerce, la Compagnie d'Afrique, fut int4r& le 4 juin 1719.2 Ces op&ations n&essitaient des fonds car les compagnies des Indes orientales et de la Chine etaient toutes deux cribl&s de dettes en raison d'une mauvaise gestion et d'emprunts excessifs.3 De plus, il fallait des fonds nouveaux pour equiper les bateaux en service et armer une nouvelle flotte puisque, suite aux fusions, le commerce avec les colonies &ait &sormais pratiquement monopolise par la Compagnie des Indes. Law expliqua par la suite qu'il envisageait d'utiliser ces fonds pour construire et armer vingt-quatre bateaux de 500 tonnes.4 Les fusions et acquisitions demandaient de l'argent. Pour financer ces projets, l'arr8t du 17 juin, « Arrest du Conseil d'Estat du Roy concernant la r&mion des Compagnies des Indes Orientales et de la Chine, ä la Compagnie d'Occident » rendait effectif 1'« Edit du Roy, portant runion des Compagnies des Indes orientales et de la Chine, ä la Compagnie d'Occident » envoye au Parlement le 23 mai. Le delai...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.