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Histoire de la Coupe du monde de football

Une mondialisation réussie

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Alfred Wahl

Cet ouvrage aborde les prémices de la Coupe du monde de football pour parcourir ensuite les différentes étapes, jusqu’aux plus récentes, de son histoire. L’accent est mis sur l’évolution de cette compétition qui accompagne la mondialisation à l’œuvre en parallèle. De nombreux aspects en témoignent, comme le choix des lieux, le système de qualification, l’organisation au niveau international, les méthodes de préparation des équipes, l’uniformisation des règles de l’arbitrage ou des tactiques de jeu, le rôle des médias, la circulation de l’argent, l’interférence du politique et du sportif ou encore les pratiques des supporteurs.
La Coupe du monde de football devient ainsi un miroir de la mondialisation où les compétitions successivement décrites dans cet ouvrage constituent une histoire de notre temps, festive et dramatique, s’écrivant sur un rythme quadriennal.

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CHAPITRE III : L’organisation

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47 CHAPITRE III L’organisation Créée par la FIFA, la Coupe du monde reste son émanation. C’est la FIFA qui choisit les fédérations organisatrices. C’est elle aussi qui établit toutes les règles pour la compétition. Cependant, le président et le comité exécutif délèguent certaines compétences à la commission d’organisation. Nommée par le comité exécutif, celle-ci compte des représentants de la FIFA auxquels sont adjoints des représentants des pays organisateurs. Cette commission assume les diverses charges pra- tiques tout au long de la compétition. La première Coupe du monde confiée à l’Uruguay représentait un formidable pari et comportait un grand risque. À Barcelone, le repré- sentant uruguayen au congrès de la FIFA, l’ambassadeur Enrique Buero portait un projet élaboré par son ministre des Relations extérieures. Le gouvernement a envoyé les engagements financiers pris pour accueillir et loger les équipes européennes, ainsi que la confirmation de la réalisa- tion d’un stade de 100 000 places, le Centenario. Dès l’origine, la fédération locale, en principe l’organisatrice, se trouva supplantée par l’État. Tout commençait donc dans le flou et l’improvisation1. Toutefois, l’Uruguay n’était pas, à cette date, n’importe quel pays d’Amérique du Sud. L’ancien président José Batlle y Ordóñez en avait fait une sorte d’exception dans la région, dotée d’un régime démocra- tique et réformateur. L’économie connaissait une certaine expansion....

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