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Les fonctions grammaticales

Histoire, théories, pratiques

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Edited By Aboubakar Ouattara

La littérature grammaticale et linguistique répertorie diverses fonctions : sujet, complément d’objet, complément de circonstance, complément d’agent, apposition, apostrophe, attribut, épithète, etc. Combien de fonctions est-il utile de considérer ? Peut-on en construire le système d’ensemble ? Si oui, sur la base de quels critères explicites, explicatifs et cohérents ? Doit-on appliquer le rasoir d’Occam à l’inventaire des fonctions ? Comment, historiquement, les systèmes, s’ils existent, se sont-ils progressivement mis en place ? Quelle est l’étendue du registre terminologique de chaque fonction ou de chaque famille de fonctions ? Quelle est l’étendue du champ d’application couvert par telle fonction ou telle famille de fonctions ? Quelles sont les applications privilégiées de chaque fonction, de chaque famille de fonctions dans des domaines comme la grammaire de phrase, la grammaire de l’énoncé, la grammaire de texte, la linguistique de corpus, les traitements automatiques, l’enseignement/apprentissage du français et la recherche en linguistique théorique française ?
Ce sont là autant de questions et bien d’autres que ce livre affronte et discute dans un esprit attentif à l’histoire des fonctions grammaticales, à la pluralité des approches théoriques et des pratiques ; une posture épistémologique qui en fait un livre de contributions soucieux d’apporter des réponses innovantes et stimulantes.

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DEUXIÈME PARTIE : AU-DELÀ DES FONCTIONS GRAMMATICALES TRADITIONNELLES : LES FONCTIONS CASUELLES

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DEUXIÈME PARTIE AU-DELÀ DES FONCTIONS GRAMMATICALES TRADITIONNELLES : LES FONCTIONS CASUELLES 91 Concepts, rôles actanciels et fonctions casuelles Bernard POTTIER Université de Paris-Sorbonne I.– Le JE énonciateur parle pour évoquer le rapport qu’il a au monde (perception et conception du visible, du sensible, de l’imaginaire). Il en ressort des événements conceptualisés qui sont à-dire, au moyen de tout système sémiologique approprié. Il s’agit ici des langues. À ce niveau, on reconnaît des entités, le plus souvent discrètes (qui ne sont pas encore nommées et que nous pourrions dessiner, mais que nous signalons entre virgules pour nous comprendre : ‘soleil’, ‘maison’, ‘Paul’, ‘nuage’, etc.). Ces entités peuvent être choisies pour elles-mêmes (l’existence), pour leurs caractéristiques ou leurs propriétés (leurs « attributs »), pour leurs liens avec d’autres entités (les comportements plus ou moins actifs et interactifs), pour leur localisation (dans l’espace, le temps) et elles reçoivent les modalisations décidées par le JE énoncia- teur. Voici une hypothèse sur les principales représentations conceptuali- sées par l’énonciateur lorsqu’il prend en charge un événement : – saisie d’entités : ‘maison’, ‘soleil’, ‘chien’ – attributions aux entités : ‘bleu’, ‘courir’, ‘trois’ – dépendances fortes du JE énonciateur : ‘ce’,‘mon’, ‘joli’, ‘croire’ – relations entre des entités : ‘dans’,‘avant’, ‘sans’ SUPPORT APPORTS Modalisations du JE Entité Attributions Dépendances Un même noyau intentionnel chez trois locuteurs de trois langues différentes fera qu’il y aura « équivalence » entre des r...

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