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La participation à l’épreuve

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Edited By Sébastien Brunet, Frédéric Claisse and Catherine Fallon

« Tournant délibératif », « impératif participatif » : aujourd’hui, nombreux sont les citoyens, décideurs et chercheurs qui voient dans la participation un moyen d’approfondir et de revitaliser le processus démocratique. Cependant, les dispositifs concrets qui visent à associer à un même processus (de connaissance ou de décision) des parties prenantes aux intérêts divergents relèvent encore largement de l’expérimentation. Qu’est-ce qui fait le succès ou l’échec d’une expérience participative ? Selon quels critères l’évaluer ? Comment concevoir des dispositifs qui « tiennent » ?
Davantage qu’une défense des mérites de la participation, cet ouvrage en propose une mise à l’épreuve, à travers une série de retours d’expériences. Centrés, d’une part, sur l’exploration de controverses et, d’autre part, sur l’évaluation de politiques publiques, les chapitres décrivent les défis méthodologiques auxquels des chercheurs ont été confrontés pour intégrer des publics hétérogènes au processus de décision et faire émerger des représentations essentielles à la compréhension de phénomènes politiques et sociaux. L’ouvrage invite ainsi à une meilleure appréhension de cette aventure participative passionnante mais incertaine, à travers des approches de chercheurs partageant une expérience et une culture méthodologique commune.

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QUATRIÈME PARTIE : TRANSMISSION

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QUATRIÈME PARTIE TRANSMISSION 195 CHAPITRE XI L’enseignement des focus groups en science politique Sébastien BRUNET, Céline PAROTTE et Stéphanie VANHAEREN Administrateur général de l’Institut Wallon de l’Évaluation, de la Prospective et de la Statistique et Professeur à l’Université de Liège Chargée de recherche, Université de Liège – SPIRAL Chargée de recherche, Université de Liège – SPIRAL Introduction En sciences humaines et sociales, la mobilisation de techniques déli- bératives comme les groupes focalisés (focus groups) est de nos jours devenue pratique courante. Pour s’en convaincre, il suffit d’identifier les recherches et publications qui, au cours de ces dix dernières années, ont mobilisé ladite technique. La science politique n’échappe pas à ce mouvement général puisque les groupes focalisés permettent in fine de recueillir des informations relatives aux perceptions et représentations des individus, que ceux-ci soient interrogés sur la mise en œuvre de politiques publiques, leur engagement politique, leur confiance aux institutions ou encore leur connaissance d’usage ou profane. À l’Université de Liège, les étudiants de deuxième année de bacca- lauréat en science politique sont invités depuis quelques années à réali- ser un exercice de focus group dans le cadre du cours de méthodologie qualitative. C’est l’accumulation de matériaux – travaux écrits des étudiants, observation des focus groups par les évaluateurs de l’exercice, procès verbaux des réunions entre étudiants, courriels échangés avec le personnel scientifique...

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