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Politiques de communication, médias et défense

L’OTAN et la PSDC : visibilité en Belgique et chez ses voisins

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Edited By André Dumoulin, Delphine Deschaux-Beaume and Sylvain Paile

Le domaine de l’information et de la communication en matière de sécurité et de défense reste un sujet complexe et délicat. La relation entre décideurs, médias et opinion publique nationale doit être analysée en tenant compte des professionnels du message venant de l’UE et de l’OTAN. Les contributions empiriques rapportées dans cet ouvrage permettent d’éclairer quelque peu les différentes facettes de cette relation.
Il s’agit ici d’interroger l’espace belge mais également les pays frontaliers – France, Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas et Luxembourg – à travers l’examen de la visibilité des organisations de sécurité et de défense dans les médias et à travers les thématiques retenues par les parlements nationaux. Cette comparaison a pu être mise en perspective avec l’examen des stratégies de communication des acteurs officiels, l’information offerte au sein du Collège européen de sécurité et de défense et du Collège de l’OTAN, le bilan de la présidence belge dans le domaine et les perceptions journalistiques spécialisées sur les politiques officielles de communication et de diplomatie publique.
L’objectif final dans cette « recherche-action » est de mettre en évidence des propositions et recommandations pour tenter d’améliorer autant que faire se peut la visibilité de la Politique européenne de sécurité et de défense et de celle de l’Alliance atlantique.

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DEUXIÈME PARTIE : PRÉSIDENCE BELGE, PSDC ET OTAN : VISIBILITÉ MÉDIATIQUE ET PARLEMENTAIRE

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DEUXIÈME PARTIE PRÉSIDENCE BELGE, PSDC ET OTAN : VISIBILITÉ MÉDIATIQUE ET PARLEMENTAIRE 119 Bilan de la présidence belge de l’UE en matière de PSDC André DUMOULIN Du 1er juillet au 31 décembre 2010, la Belgique a assumé la prési- dence semestrielle de l’Union européenne. Cette présidence, la 12e pour le royaume, fut différente dans la mesure où le traité de Lisbonne ratifié réduisit les prérogatives des États et singulièrement dans le domaine de la politique étrangère et de la sécurité-défense. Le Service européen d’action extérieure (SEAE) prenait ses premières marques « chao- tiques »1 en 2010 au détriment – partiel – des capitales. La marge de manœuvre de la Belgique était donc étroite et la visibilité du pays davantage réduite que par le passé et ce, d’autant plus que fédéraliste, la politique belge se devait d’être exemplaire et de « jouer le jeu » à un moment où le paysage européen subissait de grands changements en matière de gestion des relations extérieures, avec une présidence perma- nente du Conseil européen2 et les cinq années de mandat de la haute représentante3. À la différence de ce qu’aurait pu être la politique d’affirmation des « grands » États européens, Bruxelles resta discret et se fit « passeur » de concepts en matière de sécurité et de défense, dans l’esprit de ce que doit être une « pr...

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