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La politique française de non-prolifération nucléaire

De la division du travail diplomatique

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Florent Pouponneau

Aujourd’hui, la lutte contre la diffusion des armes nucléaires dans le monde est une priorité du gouvernement français. Mais pendant longtemps les acteurs diplomatiques français ont refusé de suivre les règles multilatérales dans ce domaine central de la politique internationale. Comment expliquer que la France soit devenue l’un des principaux promoteurs de la norme de non-prolifération nucléaire après s’en être tenue à distance ?
Pour répondre à cette question, ce livre refuse d’opposer deux approches traditionnelles de l’étude des relations internationales en mobilisant les outils et les méthodes de la sociologie politique. Il traque ainsi les contraintes du système international dans les effets qu’elles exercent sur les luttes et les alliances entre les différentes bureaucraties intervenant dans la définition de la politique française de non-prolifération et sur les représentations et les actions des diplomates, hauts fonctionnaires et responsables politiques impliqués.
À partir d’une enquête de terrain approfondie sur les exportations menées dans les années 1970, la participation au désarmement de l’Irak au début des années 1990 et les initiatives prises autour de la question du nucléaire iranien depuis 2003, les transformations de la politique étrangère de la France sont rapportées aux évolutions de la division du travail diplomatique.
Ce faisant, ce livre pose des jalons qui permettent de mieux rendre compte des pratiques diplomatiques et de penser autrement ce qu’est l’international.

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Remerciements

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De très nombreuses personnes ont contribué à la réalisation de cet ouvrage qui prolonge ma thèse de doctorat de science politique soutenue à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en décembre 2012. Je tiens avant tout à remercier mon directeur de thèse, Michel Dobry, de m’avoir donné l’envie de faire de la recherche durant ses cours de maîtrise, de m’avoir fait découvrir les principaux auteurs de Relations internationales dans son séminaire de Master 2, et pour son exigence, ses nombreuses idées et sa bienveillance tout au long de mon travail de thèse et dans l’après-thèse. J’adresse aussi mes plus vifs remerciements aux membres du jury pour leurs critiques, leurs conseils et leurs encouragements : Yves Buchet de Neuilly, Samy Cohen, Patrick Hassenteufel et Johanna Siméant. J. Siméant m’a en outre fait bénéficier de son séminaire de recherche (le SAMORI) durant ma thèse. Je suis aussi reconnaissant au Département de science politique de l’Université Paris 1 qui a matériellement rendu possible les recherches ef- fectuées durant ma thèse en me recrutant comme allocataire de recherche et ATER. Ma gratitude va ensuite à toutes les personnes qui, durant mon en- quête de terrain, ont accepté de répondre à mes questions – parfois à de nombreuses reprises –, m’ont facilité l’accès à des archives, et, plus lar- gement, m’ont permis de me familiariser aux enjeux pratiques de la poli- tique étudiée. Je tiens aussi à remercier tous les coll...

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