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DéterminationS

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Antoine Gautier, Eva Havu and Dan Van Raemdonck

Attestée, de manière métalinguistique ou non, dès le XV e siècle, par le biais également des termes déterminer, déterminé et indéterminé, la notion de détermination est employée tantôt dans la définition de l’adverbe, tantôt dans l’analyse du temps verbal, pour distinguer passé simple et passé composé, tantôt encore pour décrire des relations de dépendance morphologique, tantôt enfin dans le cadre de la sémantique nominale et référentielle.
En grammaire, où se croisent acceptions héréditaires et empruntées, la notion renvoie à une opération de spécification dont les agents sont les déterminants. La tradition chaotique du terme les verse tantôt parmi les classes de mots (adjectifs déterminatifs, non qualificatifs, pour la grammaire scolaire, puis déterminants depuis Wagner et Pinchon (1962), à partir du determiner de Bloomfield (1933)), tantôt parmi les fonctions, tantôt un peu dans les deux. Les différentes théories redessinent les territoires et font voyager les items au gré de la place qui leur est réservée dans leur système.
Les contributions de ce volume visent à approcher et à éclairer davantage, parfois d’une lumière nouvelle, la notion de détermination, qui est encore loin d’être parfaitement circonscrite.

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Un classement hiérarchisé des déterminants en « de » (Claude Muller)

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9Un classement hiérarchisé des déterminants en « de » Claude Muller Université Montaigne Bordeaux-III 1. Les déterminants en de Il y a quatre catégories principales à considérer : 1. de dans les articles : l’indéfini des, les partitifs du/de la 2. de relateur, entre déterminant de quantité et NP : beaucoup d’étudiants, nombre d’étudiants 3. de en dislocation : j’en ai vu plusieurs, d’étudiants 4. de partitif isolé : il a goûté de ton gâteau 5. de partitif dans : J’ai vu plusieurs des étudiants de 1er année. Il est souvent admis depuis les années 1970 que tous ces de, ou plusieurs d’entre eux (3 chez Milner (1978), sur 4, peut-être 4 chez Kupferman (2004)), sont les mêmes, distincts du de génitif, celui des compléments de nom de divers types qui ne sont pas introduits par des noms ou pronoms de quantité. Une propriété basique du de des constructions de quantité est dans Milner (1978) : le terme qui répond aux contraintes de sélection est le NP, pas le terme tête : J’ai acheté un tablier de soubrette (Milner 1978 : 41) / *J’ai acheté une soubrette J’ai mangé un kilo de pain / J’ai mangé du pain Une autre propriété est à prendre en considération pour distinguer parmi les couples liés par de entre ceux qui sont analysables comme des déterminants complexes et ceux qui sont du type « génitif 1 » : la relation sémantique partie-tout...

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