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Les guerres balkaniques (1912–1913)

Conflits, enjeux, mémoires

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Edited By Catherine Horel

Les contributions réunies dans cet ouvrage sur les guerres balkaniques se veulent une interrogation sur leur impact international et dans les sociétés concernées, elles questionnent également la mémoire qu’elles y ont laissée et le rôle de celle-ci dans les relations interétatiques.
Les auteurs s’intéressent tout d’abord aux conflits régionaux et aux questions territoriales, à l’expérimentation de la guerre et à la notion de patrie, aux relations entre civils et militaires, aux bandes armées. Un deuxième thème concerne plus particulièrement l’Empire ottoman puis la Turquie à travers l’importance de la Méditerranée, les indépendances successives des pays balkaniques, le devenir des villes ottomanes. La troisième partie renvoie à une tendance actuelle de la recherche qui entreprend de faire l’histoire des interventions internationales et des opérations de paix : l’action de la fondation Carnegie ; la spécificité de la diplomatie balkanique ; l’absence des grandes puissances et la fin du concert européen. Enfin, la quatrième partie traite des mémoires des guerres balkaniques : imagologie, censure et caricature ; les propagandes comparées des belligérants et des grandes puissances ; lieux de mémoire ; pour une écriture commune de l’histoire du conflit.
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L’annexion de la Dobroudja du Sud par la Roumanie en 1913 et l’alliance franco-russe

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Gabriel LEANCA

Université Alexandru Ioan Cuza, Iaşi

L’annexion de la Dobroudja du Sud à la Roumanie n’échappe pas à une historiographie qui cherche à placer les développements de l’année 1913 dans la série aboutissant à la création de la Grande Roumanie après la Première Guerre mondiale. L’évolution de la politique internationale et le positionnement de la diplomatie roumaine sont cependant moins linéaires et moins calculés qu’on ne le pense, d’où la relecture proposée ici de cet épisode. Il faut admettre que la Roumanie, sans envisager une réorientation en matière de politique extérieure, sort en 1913 de la ligne adoptée après l’obtention de l’indépendance en 1878. C’est la quête d’une politique de la « main libre »1, pour citer Barbara Jelavich. Mais c’est un peu plus que cela : la paix de Bucarest entretient la rivalité dans les Balkans entre la Russie et l’Autriche-Hongrie qui ne cesse de s’intensifier après la proclamation de l’indépendance de la Bulgarie et l’annexion de la Bosnie-Herzégovine par la Double monarchie. L’œuvre d’encerclement, opérée par l’Entente et dirigée non directement contre l’Allemagne, mais contre la fragile Double monarchie, comme l’a indiqué Paul Schroeder il y a quelques décennies2, est aussi le résultat de la Seconde Guerre balkanique, qui parachève l’implication militaire de la Roumanie. La façon dont la paix de Bucarest est conclue, par un arrangement...

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