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Cohésion sociale et territoriale au Luxembourg

Regards croisés

Edited By Eric Marlier, Jacques Brosius, Vincent Dautel and Antoine Decoville

Cet ouvrage porte sur la cohésion sociale et territoriale au Luxembourg. Ses seize chapitres abordent les facettes socio-économiques et spatiales de ces concepts. Ils couvrent ainsi des domaines aussi variés que les inégalités monétaires (revenus, salaires, richesse, pauvreté), les inégalités non monétaires (logement, emploi, éducation, intégration des migrants) ou encore les inégalités en matière de mobilité et d’accès aux services publics.
Grâce à un travail éditorial et explicatif minutieux, cet ouvrage réussit le pari d’être accessible au grand public tout en étant scientifiquement rigoureux.
Un de ses atouts majeurs est son approche résolument interdisciplinaire. Près de quarante auteurs du Centre de recherche luxembourgeois CEPS/INSTEAD y ont contribué. L’économie, la géographie, la sociologie et les statistiques sociales s’y côtoient et apportent des éclairages complémentaires en croisant réellement les savoirs.
En ancrant bon nombre de ses analyses dans une perspective internationale (englobant les pays limitrophes ou même l’ensemble de l’Union européenne), ce livre se penche aussi sur la mise en œuvre des politiques publiques en matière de cohésion (sociale et territoriale) dans un cadre supranational.
Cet ouvrage est préfacé par Jean-Claude Juncker, Premier ministre du Grand-Duché de Luxembourg et ancien président permanent de l’Eurogroupe.
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Chapitre 6. Les syndicats et les travailleurs migrants au Luxembourg : modes d’intégration et de participation: (Adrien Thomas et Roland Maas)

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← 124 | 125 →CHAPITRE 6

Les syndicats et les travailleurs migrants au Luxembourg : modes d’intégration et de participation

Adrien THOMAS et Roland MAAS

6.1 Introduction

Le marché de l’emploi au Luxembourg est caractérisé par une forte présence de travailleurs migrants, qu’ils soient des résidents de nationalité étrangère ou des travailleurs frontaliers1. Ainsi, en 2011, 43,8 % des emplois étaient occupés par des travailleurs frontaliers et 26,9 % par des résidents de nationalité étrangère. La représentation de ce salariat plurinational constitue un enjeu majeur pour les syndicats. Alors que la participation des immigrés et des frontaliers à la vie associative et politique est généralement faible2, les syndicats du secteur privé comptent un nombre important d’étrangers parmi leurs membres. Qui plus est, les syndicats constituent les seules organi­sations regroupant de façon notable les trois « composantes » du marché de l’emploi (résidents nationaux, résidents étrangers, travailleurs frontaliers). Les syndicats doivent aussi bien unifier les demandes de ces différents groupes d’adhérents que tenir compte de leurs revendications spécifiques. S’intéresser aux modalités d’intégration des immigrés et des frontaliers dans les syndicats, aux interactions entre les différents groupes d’adhérents et à la manière dont les syndicats les représentent, contribue donc à éclairer le processus de fabrication de la cohésion sociale et de formation du capital social.

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