Show Less
Restricted access

Vers une Europe latine

Acteurs et enjeux des échanges culturels entre la France et l’Italie fasciste

Series:

Edited By Catherine Fraixe, Lucia Piccioni and Christophe Poupault

L’intensité des échanges culturels entre la France et l’Italie fasciste a longtemps été occultée par les oppositions idéologiques qui ont mené à la Seconde Guerre mondiale. Cet ouvrage collectif, qui retrace les efforts déployés des deux côtés des Alpes pour encourager entre ces deux « nations sœurs » un rapprochement fondé sur une « latinité » partagée, interroge le rôle donné à la culture dans la construction de cette communauté. Il examine comment, dans un contexte de tensions internationales extrêmes, se créèrent de véritables réseaux, aux multiples ramifications, qui, en multipliant les rencontres, les comités, les revues, les expositions et autres manifestations d’une supposée « culture latine », permirent de dessiner un axe Paris-Rome. S’appuyant sur des recherches récentes, il montre que la littérature, les arts visuels, le cinéma se trouvèrent non seulement au cœur des stratégies d’alliance entre la République française et l’Italie de Mussolini, mais aussi, côté français, au centre d’une propagande qui célébra les vertus d’un régime d’ordre à travers l’exemple italien. L’analyse de ces échanges conduit dès lors à réévaluer à la fois l’action des organisations fascistes italiennes en direction des milieux culturels français et celle que développèrent les partisans français de la latinité à des fins de politique intérieure.
Show Summary Details
Restricted access

Lionello Venturi à Paris. Antifascisme et histoire de l’art moderne

Extract

← 258 | 259 →Lionello Venturi à Paris

Antifascisme et histoire de l’art moderne

Laura IAMURRI

Au début des années 1950, Aldo Garosci, qui fut le secrétaire et l’assistant de Lionello Venturi (1885-1961) à Paris, écrivait :

Venturi a partagé pendant l’exil le destin et les activités de l’émigration politique, à laquelle il a donné le concours de sa plume et son aide matérielle et morale : mais il en a tiré un rapport nouveau et intense à ce monde de la peinture de la France moderne qui l’avait déjà attiré auparavant. Si l’on compare un livre écrit avant l’exil, comme Il gusto dei primitivi, avec les Peintres modernes, Cézanne ou l’Histoire de la critique d’art, on se rend compte que l’émigration a rapproché Venturi non seulement, au point de vue matériel, de ses objets d’étude, mais aussi de tout un monde de sentiments, de goûts, de tendances sociales, de facultés critiques dont l’expérience de l’exil lui a donné la clé1.

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.