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Outiller les parcours professionnels

Quand les dispositifs publics se mettent en action

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Edited By Sophie Bernard, Dominique Méda and Michèle Tallard

Comment évaluer les politiques publiques du travail et de l’emploi ? Quels sont les facteurs explicatifs de leur réussite ou de leur échec ? Cet ouvrage explore des dimensions trop souvent ignorées des décideurs et qui sont pourtant décisives : ambivalence réelle ou supposée des dispositifs, insuffisante prise en compte des effets des politiques sur les identités professionnelles, le métier ou les conditions d’exercice du travail, mauvaise anticipation du processus d’appropriation par les bénéficiaires, etc.
Cet ouvrage traite des effets de dispositifs variés destinés à orienter les carrières ou à équiper les parcours professionnels : gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, validation des acquis de l’expérience, travail en douze heures, etc. Il s’intéresse également aux réorganisations du travail de ceux qui mettent en œuvre les politiques publiques de l’emploi et à leurs effets sur les modes de traitement des usagers.
L’ambition des auteurs est donc de se donner les moyens d’analyser les recompositions, reformalisations, requalifications, et les effets en chaîne, y compris les moins mesurables, entraînés par l’apparition de nouveaux dispositifs ou de nouvelles modalités d’action publique.
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Instrument d’évaluation scientifique et redéfinition des tâches légitimes du travail universitaire au Royaume-Uni

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Simon PAYE

Chaire de sociologie du travail créateur (Collège de France), Membre associé du CSO (CNRS – Sciences-Po)

L’histoire récente de l’enseignement supérieur est, dans de nombreux pays occidentaux, marquée par le développement d’une action publique régulatrice de plus en plus outillée. Cette sophistication est l’expression de nouveaux modes de gouvernementalité portés par les recettes désormais bien connues de la « nouvelle gestion publique » (Bezes et al., 2011). Les universités sont ainsi enjointes à adopter les formes et les pratiques des organisations du secteur marchand. Elles se dotent progressivement d’unités administratives et managériales « modernes » : département de ressources humaines, service marketing, etc. Les chefs d’établissements et les directeurs d’unités se voient dans le même temps attribuer de nouvelles prérogatives managériales. Le secteur dans son ensemble est devenu en quelques années un terrain de déploiement des techniques de gouvernement par les instruments (Lascoumes et Le Galès, 2004) : financement sur projet, contrôle de la qualité et audit, systèmes de primes ou de modulation de service liés à l’évaluation des chercheurs, etc.

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