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Identité nationale et politique de la langue

Une analyse foucaldienne du cas moldave

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Oleg Bernaz

Cet ouvrage pose le problème de l’émancipation à partir d’une analyse du pouvoir sur la langue dans le contexte de la Moldavie Soviétique de la fin des années 1920. Deux registres de problématisation structurent le déploiement de cette entreprise historique et philosophique. D’une part, il s’agira de cerner le statut épistémique du savoir sur la langue propre aux premières grammaires du dialecte moldave. D’autre part, c’est l’articulation entre la langue et ses conditions matérielles d’existence qui sera soumise à une analyse critique grâce à une relecture de Foucault.
Si la spécificité du premier registre est discutée dans le cadre de l’archéologie foucaldienne des sciences humaines, le second se définit quant à lui par la mise en action des épistémès, notamment dans le champ des pratiques gouvernementales et pédagogiques. La thèse qui se précise au fil de ces analyses est que, dans le contexte de la Moldavie des années 1920–1930, il existe une nouvelle épistémè, que nous qualifierons de « soviétique », qui est hétérogène aux trois autres identifiées par Foucault dans Les mots et les choses. Cette thèse permet un retour réflexif sur le rapport entre l’archéologie et la politique ainsi qu’un réinvestissement conceptuel du statut épistémologique de la généalogie foucaldienne des pratiques de pouvoir.
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Remerciements

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Cet ouvrage fait partie des recherches du Centre de Philosophie du Droit de l’Université catholique de Louvain. Je souhaite remercier le professeur Jacques Lenoble pour son accueil dans cette institution de recherche. Je souhaite aussi exprimer ma gratitude au professeur Marc Maesschalck qui, en tant que promoteur de mes recherches doctorales, a fait preuve d’une extrême attention aux moments essentiels de la réalisation de mes travaux. Sa générosité, son professionnalisme et son infinie passion de philosopher ont constamment nourri les réflexions de ma recherche.

Mes vifs remerciements vont également vers mes amis et collègues, tout particulièrement vers Alexandru Lupuşor, Louis Chaput-Richard, Costica Dumbrava, Santiago Zuniga, Anne Liesse, Fabio Bruschi, Ewa Stasiak, Georgy Chernavin, Élise Derroitte, Elisabeth Lefort, Luis Felippe, Nicolas Cuneen et Arthur Teodorescu. Sans leur précieux soutien cet ouvrage n’aurait pas vu le jour. Un grand merci à ma petite soeur Irina qui, de si loin, a toujours été proche de moi. Je remercie aussi Saki Kogure pour la qualité de sa présence qui a tant enrichi toutes ces années de recherche.

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