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Voie de la plume, voie du sabre

Le corps-à-corps poétique chez Bauchau, Dotremont et Bonnefoy

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Matthieu Dubois

Cet ouvrage se propose d’évaluer l’imprégnation de l’Extrême-Orient dans la littérature française d’après-guerre par l’étude de l’esthétique poétique de trois écrivains emblématiques de leur génération : Henry Bauchau, Christian Dotremont et Yves Bonnefoy. On observera comment leurs œuvres relèvent d’un imaginaire sino-japonais syncrétique, qui leur permet d’interroger une certaine pratique de l’écriture afin de développer un usage performatif du langage.
En particulier, cet imaginaire permet de saisir différents aspects du rayonnement de l’Extrême-Orient relatifs à la place du corps dans la création. Il invite à considérer l’impact des arts martiaux orientaux – progressivement intégrés dans la culture européenne – à l’égard des représentations et des valeurs associées à l’Asie. L’enjeu de cette étude est alors de comprendre la spécificité de ces œuvres majeures de la production poétique française contemporaine, marquées par cette culture éloignée, en regard de la pensée de la création comme geste et comme présence, telle qu’un art martial les met en œuvre en son propre lieu.
L’analyse comparative et différentielle des trois œuvres fera apparaître, outre leur singularité, un horizon commun concernant une requalification des enjeux de l’écriture poétique pouvant ouvrir à un enrichissement de l’existence et, ainsi, à un mieux-être.
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L’âme véritable de ces pages est profondément liée à des personnes d’horizons multiples vers lesquelles je souhaite me tourner. En travaillant sur un corpus contemporain, j’ai eu le privilège de bénéficier d’une correspondance au-delà de toute espérance avec Henry Bauchau, qui m’a écrit jusqu’à la fin de sa vie. Également, j’ai eu la chance d’avoir pu entretenir de brefs contacts avec Yves Bonnefoy, qui m’ont à chaque fois guidé. Christian Dotremont étant décédé en 1979, c’est avec son frère, Guy Dotremont, que j’ai pu mettre à l’épreuve certaines intuitions ; sa générosité immédiate et sa force de caractère en font une personne vraiment remarquable.

Viennent ensuite toutes les personnes qui m’ont ouvert des voies de réflexion d’une richesse inestimable. Ce travail doit beaucoup à leur générosité. Je pense à Catherine Mayaux pour m’avoir montré d’autres angles d’approches enrichissants de mes recherches ; Raphaël Gély, professeur passionné de philosophie, dont les travaux et la sensibilité ont donné profondément du sens à cette recherche ; Philippe Lekeuche, professeur de psychologie et poète ; Geoffroy Brunson, compagnon de réflexion infatigable ; Simon Brunfaut, dont la pensée toujours en mouvement a été particulièrement inspirante. Une place particulière est faite ici à Christophe Meurée, dont l’amour de la littérature a su m’inspirer au moment où je doutais le plus, et pour son soutien immensément chaleureux.

La littérature et l’Aïkido...

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