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Contribution à l’histoire du service public postal : de la Révolution au tournant libéral du second Empire

De la Révolution au tournant libéral du second Empire

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Olivia Langlois

Peut-on parler de service public dès le XIX e siècle ? Cet ouvrage étudie l’émergence de cette notion au sein de l’administration postale, ses grandes réformes, sa législation et la jurisprudence la concernant, et ce dès la Révolution française.
La vigueur de l’institution postale et le caractère très concret de son activité donnent vie à cette problématique très juridique dont le risque était de rester théorique et désincarné. Le transport du courrier permet ainsi de redécouvrir cette notion de service public, véritable puzzle dans lequel s’imbriquent les idéologies, les attentes et les nécessités des époques.
Cette exploration à la fois historique, politique et juridique est éclairante sur la construction de l’attachement quasi viscéral des Français au service public, mais aussi à la Poste.
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Introduction

L’administration de la Poste aux lettres

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Au cœur du XIXe siècle, le dictionnaire de Littré définit la Poste1 comme une « administration publique pour le transport des lettres »2, à l’instar de Larousse3 qui la distingue en outre du simple transport de lettres par des particuliers. Ainsi, « il n’y a service postal que du moment où il y a transport soit à l’aide de relais de chevaux, soit à l’aide de la voie ferrée, soit à l’aide de commissionnaires ou d’employés ad hoc »4. La définition et l’existence même de la Poste impliquent donc la présence d’une structure de transport. De même, Eugène Vaillé décrit la Poste comme « une institution réglementée, d’ordre ordinairement gouvernemental, qui assure la transmission dans des conditions établies à l’avance, tant pour la durée et le prix du transport que pour sa régulière périodicité, de la pensée de l’expéditeur telle qu’il l’a lui-même transcrite sur un support matériel »5. Étymologiquement, le vocable « poste », emprunté à l’italien « posta », participe passé substantivé de « porre », soit « placer, poser », lui-même issu du latin « ponere », désigne, à compter du XVe siècle, des relais de chevaux6. Le mot évolue en fonction de l’histoire de l’acheminement et de la distribution du courrier pour désigner à la fois le service des relais de chevaux et le service créé par l’État pour le transport et la distribution des correspondances à partir du XVIIe siècle.

On trouve les premières traces...

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