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Dans le feuilletage de la terre

Sur l’œuvre poétique de Marie-Claire Bancquart- Colloque de Cerisy

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Edited By Béatrice Bonhomme, Aude Préta-de Beaufort and Jacques Moulin

Ce livre se consacre à l’œuvre de Marie-Claire Bancquart, poète, romancière, essayiste et critique. Habiter le monde en conscience, en y effleurant des joies, en y devinant des survies dans l’immanence, sans rien ignorer de ses violences, habiter « avec la mort, quartier d’orange entre les dents », telle est la tâche que se fixe Bancquart dans sa poésie. « Braille du vivant », la langue du poème doit permettre, avec simplicité, exigence, tendresse, d’interroger l’énigme des choses, entre présence et fragilité, parole et suspens.
De la révolte des premiers recueils à la sérénité inquiète des plus récents, l’œuvre accomplit un parcours poétique et existentiel dont les amis, poètes et chercheurs réunis à Cerisy-la-Salle pour le colloque international de septembre 2011 ont voulu montrer la singularité. Ces présentations sont réunies dans ce volume, qui est à ce jour le plus important ensemble critique consacré à l’œuvre poétique de Bancquart.

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Part X Entre intertexte et poème

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John Stout Présences et énigmes dans la poésie de Marie-Claire Bancquart à Owen Morgan « Pour moi, la poésie dérange, » af firme Marie-Claire Bancquart, « Elle dit violemment, et la présence des choses, et un ailleurs des choses »1. La poésie de Marie-Claire Bancquart reste très près du quotidien, en s’assimilant des fragments du réel, des instants vécus, des choses vues : « les fades inscriptions des cafés et des gares » (VLD, 10), « une af fiche de voyage » (VLD, 13), « la chair vêtue des hommes dans le métro » (VLD, 46), « Un insecte […] monté contre ma peau » (VLD, 46), « Le crayon laissé tout seul sur la page » (VLD, 52)… Ces choses vues et ces moments précis sont, en même temps, liés à d’autres dimensions de l’existence, à ce que la poète appelle « le grand jeu des choses » ou « un ailleurs des choses », qui peut se présenter sous forme de l’Histoire ou de la mythologie. Le passé et la mémoire donnent accès à d’autres couches de signification qui permettent au « moi » d’entrer en contact avec le « non- moi ». Ainsi, les passages d’ouverture de La Vie, lieu-dit sont très peuplés de personnages tirés de la mythologie, juxtaposés à ces moments quotidiens que la poésie de Marie-Claire Bancquart recherche : Électre attend son frère pour la mise en rapport du meurtre avec le grand ciel braque. Oreste arrive. 1 Martin Sorrell (dir.), Elles : A Bilingual Anthology of Modern...

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