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Les réseaux du fer

Information, renseignement économique et sidérurgie luxembourgeoise entre France, Belgique et Allemagne 1911–1940

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Gérald Arboit

Quel est le rôle de l’information dans l’activité économique ? Question fondamentale à la base de l’intelligence économique, elle est trop souvent négligée par les opérateurs. Elle guida les choix d’Emile Mayrisch à chaque étape de l’histoire de l’Arbed. Depuis la création de cette entreprise sidérurgique (1911) jusqu’à son avènement comme une industrie mondiale, dans l’entre-deux-guerres, ces choix stratégiques fondés sur l’information ont également eu des conséquences sur la structure économique luxembourgeoise. Ces mutations attirèrent l’attention de la Belgique et de la France, vainqueurs (1918) d’une Allemagne qui ne comprit jamais le Luxembourg. Si la dynamique de Mayrisch ne s’émoussa pas après sa disparition, ses successeurs furent moins habiles à manier l’information.

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Chapitre 4 De l’information sidérurgique

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L’information naquit de la rencontre d’une « donnée » et de l’intentionnalité d’un acteur La sidérurgie luxembourgeoise, en tant que donnée informationnelle, gé- néra trois séries d’intervenants différents Les premiers, de nature médiatique, eurent pour objet de rapporter des « informations brutes », agrémentées parfois d’un commentaire Les seconds furent plus protéiformes, dans le sens qu’ils al- lièrent dans la même sphère des acteurs étatiques et privés, des acteurs publics et officieux Les derniers appartenaient au monde de la finance qui, agissant parfois par l’intermédiaire d’agents particuliers pour se prévenir de tout risque, n’en furent pas moins client et consommateur de l’information sidérurgique De fait, la même « information brute » concernant les acteurs économiques luxem- bourgeois prit un sens différent selon le système des intentions prioritaires qui animèrent ces différents acteurs Directeur technique en charge du dossier cinématographique en 1921–1922 avec Aloyse Meyer,  Arthur Kipgen le montra bien dans ses instructions de visionnage Toute liberté fut donnée à chacune des succursales internationales de la Columeta de « reproduire le film là où elle le jugerait efficace pour la bonne réclame (…). Comme nous n’avons pas l’intention de faire un film aux qualités purement techniques, mais plutôt un film de propagande (…), il intéressera en premier lieu le grand public et en second lieu seulement les techniciens ». Une proposition de découpage en séances d’une quinzaine de minutes accom-...

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