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Le concile national en 1797 et en 1801 à Paris

L’Abbé Grégoire et l’utopie d’une Eglise républicaine

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Jeanne-Marie Tuffery-Andrieu

Alors qu’est promulguée la loi du 21 février 1795 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, comment l’ancienne Eglise constitutionnelle parvient-elle à s’organiser jusqu’au Concordat ? Plusieurs évêques réunis à Paris, dont l’évêque de Blois, le célèbre Abbé Grégoire, signent deux encycliques révélant les intentions de la « nouvelle Eglise gallicane » : se donner une structure externe rénovée, conforme aux nouveaux principes républicains et revisiter les dispositions internes de l’institution ecclésiale en rappelant la tradition de l’Eglise primitive et les canons du concile de Trente.
Ce livre marque un moment important dans l’histoire de l’Eglise en France et en Europe. A partir de sources manuscrites, issues d’archives départementales, municipales et diocésaines françaises ou encore du fonds Grégoire déposé à Paris à la Bibliothèque de la Société de Port-Royal, ainsi que de textes promulgués par cette Eglise, l’ouvrage fait apparaître la grande activité des diverses assemblées en dépit des nombreuses divisions qui se manifestent lors du concile national convoqué en 1797 puis en 1801. Ce travail tente en outre de démontrer que la signature du Concordat, provoquant un terme prématuré aux séances conciliaires, porte un coup fatal à l’institution du concile national.
Contenu : Préparation du concile national par les Evêques Réunis – Prééminence de l’Antiquité – Influence du jansénisme – Tradition gallicane – Reconnaissance officielle du concile – Préparation locale du concile à travers les synodes et les conciles provinciaux – Désignation des députés au concile – Fonctionnement du concile – Vérification des pouvoirs – Travaux des congrégations et des commissions – Diffusion des actes – Mise en place du comité permanent – Conséquences de la signature du Concordat de 1801.