Show Less
Restricted access

L’excédent de la formation romanesque

L’emprise du Mot sur le Moi à l’exemple de Pierre Mertens

Series:

Bernadette Desorbay

L’étude de l’œuvre littéraire de Pierre Mertens aborde l’implication du sujet dans l’Histoire du XX e siècle, à partir d’un champ romanesque soumis aux aléas de la formation inconsciente. Ceux-ci se traduisent par des extrapolations sur les lieux de l’Autre – juif, allemand, royal, etc. – et sont interprétés pour l’approche sensible qu’ils permettent d’un siècle marqué par la Shoah.
Les aléas offrent en outre matière à débat sur l’excédent de signification relevable au niveau du comportement des foules et des effets du discours des chefs, notamment dans l’ère (post)coloniale et à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. L’analyse liée à ces diverses focalisations est celle de l’inquiétante emprise du Mot sur le Moi, grande préoccupation de la philosophie et de la psychanalyse.
Plongeant au cœur même de la modernité, cette étude, unique en son genre, a relevé le défi que pose l’œuvre romanesque de Pierre Mertens dans le champ francophone des cinquante dernières années.
Contenu : Engagement humanitaire entre Terre Promise et territoires occupés – Enquête sur le crime et quête du bon objet perdu – Exil et belgitude – Déplacement de l’amour dans la traversée du fantasme – Affaire royale et chute du roi – Gai savoir et découverte de l’Histoire par la méprise – Erreur passagère de Benn en 1933 – La beauté du geste.