Chargement...

Documents diplomatiques français

1923 – Tome II (1er juillet – 31 décembre)

de Ministère des Affaires étrangères (Éditeur de volume)
©2013 Autres XLIX, 823 Pages

Résumé

Le second semestre de 1923 est dominé par les répercussions de l’occupation de la Ruhr. Face à la Grande-Bretagne qui propose une évaluation de la capacité de paiement de l’Allemagne par un organisme international impartial et l’évacuation de la Ruhr dès l’octroi de garanties, Poincaré réaffirme la position française : maintien de l’état de paiement de 1921, compétence exclusive de la commission des réparations, évacuation progressive de la Ruhr en fonction de paiements effectifs. La condamnation britannique du 11 août et les ouvertures du chancelier Stresemann ne changent rien à sa détermination. Malgré la proclamation de la fin de la résistance passive, fin septembre, il refuse des négociations directes avec l’Allemagne. Espérant sans doute faciliter un règlement définitif des dettes interalliées, Poincaré accepte finalement, fin octobre, la désignation d’un comité d’experts par la commission des réparations. Sa mission doit se limiter à la définition d’un programme d’assainissement financier de l’Allemagne et à l’estimation de sa capacité de paiement jusqu’en 1926, sans toucher au montant global des réparations.
Alors qu’il avait adopté une grande réserve à l’égard du séparatisme rhénan, Poincaré modifie sa position après la proclamation d’une république rhénane à Aix-la-Chapelle, fin octobre. Il fait étudier par Tirard un projet d’État rhénan dans le cadre d’une confédération allemande lâche, sans exclure toutefois « un séparatisme complet », si la population rhénane le souhaite. La nouvelle politique rhénane va de pair avec un durcissement général de sa politique allemande. En Sarre, la France encourage tout ce qui concourt à l’autonomie du territoire et à son détachement de l’Allemagne.
L’action de la diplomatie française dans l’affaire de Corfou et sa prudence sur la question de Fiume contribuent au maintien de bonnes relations avec l’Italie, malgré sa mise à l’écart du règlement de la question de Tanger. En Europe orientale, la France s’efforce de favoriser un rapprochement entre la Pologne et les pays baltes face à l’URSS et à l’Allemagne. Les moyens limités du Trésor et du marché financier français sont un handicap pour la politique française en Europe centrale et orientale. Les projets de contrôle franco-polonais d’entreprises industrielles en Haute-Silésie orientale ne se concrétisent pas, tandis que le parlement français retarde la mise à disposition de crédits à la Yougoslavie et à la Roumanie. Face aux initiatives italiennes et britanniques, la politique française à l’égard de l’URSS fait l’objet de vives discussions au Quai d’Orsay, mais l’idée d’une reconnaissance de jure se heurte à l’hostilité de Millerand.

Table des matières

  • Couverture
  • Page de Titre
  • Page de Copyright
  • Commission des Archives Diplomatiques
  • Avertissement
  • TABLE MÉTHODIQUE
  • I. EUROPE
  • 1. EUROPE OCCIDENTALE ET CENTRALE
  • Allemagne
  • Autriche
  • Belgique
  • Grande-Bretagne
  • Hongrie
  • Irlande
  • Luxembourg
  • Pays-Bas
  • Suisse
  • Tchécoslovaquie
  • 2. EUROPE MÉRIDIONALE ET BALKANIQUE
  • Albanie
  • Bulgarie
  • Espagne
  • Grèce
  • Italie
  • Portugal
  • Roumanie
  • Saint-Siège
  • Yougoslavie
  • 3. EUROPE SEPTENTRIONALE ET ORIENTALE
  • Danemark
  • Estonie
  • Finlande
  • Lettonie
  • Lituanie
  • Pologne
  • URSS
  • II. ASIE
  • 1. PROCHE ET MOYEN-ORIENT
  • Généralités
  • Égypte
  • Irak
  • Palestine
  • Syrie
  • Turquie
  • 2. EXTRÊME-ORIENT
  • Chine
  • Japon
  • III. AMÉRIQUE
  • 1. AMÉRIQUE DU NORD
  • États-Unis
  • 2. AMÉRIQUE LATINE
  • Argentine
  • Colombie
  • Guatemala
  • Mexique
  • Uruguay
  • IV. AFRIQUE
  • Tanger
  • V. DIPLOMATIE MULTI-LATÉRALE
  • 1. CONFÉRENCES INTERNATIONALES
  • Conférence de Lausanne
  • 2. SOCIÉTÉ DES NATIONS
  • Pacte et organisation
  • Affaires régionales et locales
  • Dantzig
  • Memel
  • Sarre
  • Désarmement
  • Questions politiques
  • Mandats
  • Communications et transit
  • Questions sociales
  • Juillet
  • 1 M. Jonnart, Ambassadeur de France près le Saint-Siège, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 2 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À. M. Jonnart, Ambassadeur de France près le Saint-Siège
  • 3 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres
  • 4 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Jonnart, Ambassadeur de France près le Saint-Siège
  • 5 M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 6 Le Général Pellé, Chef de la Délégation française à la Conférence de Lausanne, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 7 M. Pozzi, Consul de France à Munich, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 8 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, Au Général Pellé, Chef de la Délégation française à la Conférence de Lausanne
  • 9 M. Charles-Roux, Chargé d’Affaires de France à Rome, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 10 Le Général Pellé, Chef de la Délégation française à la Conférence de Lausanne, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 11 Le Général Pellé, Chef de la Délégation française à la Conférence de Lausanne, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 12 M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 13 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres
  • 14 M. Couget, Ministre de France à Prague, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 15 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, Au Général Pellé, Chef de la Délégation française à la Conférence de Lausanne
  • 16 Note du Département. Visite du Ministre de Yougoslavie à M. de Peretti
  • 17 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Jusserand, Ambassadeur de France à Washington, Et à M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres
  • 18 M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 19 Note pour la Direction politique au sujet de la demande d’adhésion de la principauté de Monaco à la Société des Nations
  • 20 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Lasteyrie, Ministre des Finances
  • 21 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, Au Général Weygand, Haut-Commissaire français à Beyrouth
  • 22 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres
  • 23 Note sur les négociations commerciales franco-tchèques
  • 24 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. le Baron de Gaiffier d’Hestroy, Ambassadeur de Belgique à Paris
  • 25 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Lefèvre-Pontalis, Ministre de France à Vienne
  • 26 M. Tirard, Haut-Commissaire français dans les Territoires rhénans, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 27 Note de la Sous-Direction d’Europe pour la Sous-Direction des Relations commerciales
  • 28 Note pour Monsieur le Président du Conseil au sujet du statut de Tanger
  • 29 Note pour le Président du Conseil
  • 30 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Couget, Ministre de France à Prague, M. de Panafieu, Ministre de France à Varsovie, M. Clément-Simon, Ministre de France à Belgrade, Et M. de Manneville, Ministre de France à Bucarest
  • 31 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, Au Commissaire du Peuple aux Affaires étrangères, à Moscou
  • 32 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres, M. Charles-Roux, Chargé d’Affaires de France à Rome, Et à M. Clément-Simon, Ministre de France à Belgrade
  • 33 Note de M. de Peretti de la Rocca, Directeur des Affaires politiques et commerciales, au sujet de la visite de M. le Baron de Gaiffier d’Hestroy, Ambassadeur de Belgique à Paris
  • 34 M. Jusserand, Ambassadeur de France à Washington, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 35 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. Le Trocquer, Ministre des Travaux publics, M. Maginot, Ministre de la Guerre, Et au Maréchal Foch
  • 36 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Padovani, Délégué français à Kowno
  • 37 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Boucoiran, Chargé d’Affaires de France à Addis-Abbeba
  • 38 Le Général Pellé, Chef de la Délégation française à la Conférence de Lausanne, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 39 Note (remise le 15 juillet 1923 à M. le Président Millerand)
  • 40 Visite de M. Bénès à M. de Peretti
  • 41 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À tous les postes français à l’étranger
  • 42 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À tous les postes français à l’étranger
  • 43 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À MM. de Saint-Aulaire, Margerie, Barrère et Jusserand, Ambassadeurs de France à Londres, Berlin, Rome et Washington
  • 44 M. Revelli, Ministre de France à Guatemala, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 45 Le Général Pellé, Chef de la Délégation française à la Conférence de Lausanne, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 46 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. Maginot, Ministre de la Guerre et des Pensions
  • 47 M. Poincaré, président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. Maginot, Ministre de la Guerre et des Pensions
  • 48 Le Général Pellé, Chef de la Délégation française à la Conférence de Lausanne, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 49 Aide-mémoire de la Légation de Pologne en France
  • 50 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Charles-Roux, Chargé d’Affaires de France à Rome, Et à M. Saint, Résident général de France à Tunis
  • 51 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Jonnart, Ambassadeur de France près le Saint-Siège
  • 52 Note de M. de Peretti de la Rocca,Directeur des Affaires politiques et commerciales,au sujet de son coup de téléphone à M. Herbette,Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 53 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. Chéron, Ministre de l’Agriculture
  • 54 Note de M. de Peretti de la Rocca, Directeur des Affairespolitiques et commerciales, au sujet de la visite du Baron de Gaiffier, Ambassadeur de Belgiqueà Paris
  • 55 M. Charles-Roux, Chargé d’Affaires de France à Rome, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 56 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Charles-Roux, Chargé d’Affaires de France à Rome
  • 57 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. Maginot, Ministre de la Guerre et des Pensions
  • 58 Le Général Pellé, Délégué de la France à la Conférence de Lausanne, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 59 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 60 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Lasteyrie, Ministre des Finances
  • 61 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 62 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Manneville, Ministre de France à Bucarest
  • 63 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. Saint, Résident général à Tunis, M. le Maréchal Lyautey, Résident général à Rabat, Et M. Sarraut, Ministre des Colonies
  • 64 Note pour le Président du Conseilau sujet de l’emprunt autrichien
  • 65 Note de M. Grenard de la Direction des Affaires politiqueset commercialespour le Directeur des Affaires politiques
  • 66 M. Peretti de la Rocca, Directeur des Affaires politiques et commerciales, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 67 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères. (Direction des Affaires politiques et commerciales, Sous-Direction d’Asie), Au Général Weygand, Haut-Commissaire français à Beyrouth
  • 68 M. Peretti de la Rocca, Directeur des Affaires politiques et commerciales, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 69 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Jonnart, Ambassadeur de France près le Saint-Siège
  • 70 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres
  • 71 M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 72 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères (Relations commerciales), À M. Jusserand, Ambassadeur de France à Washington
  • 73 Note de la Direction des Affaires politiques et commercialespour M. le Président du Conseil
  • 74 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Manneville, Ministre de France à Bucarest
  • Août
  • 75 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Charles-Roux, Chargé d’Affaires de France à Rome
  • 76 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Lasteyrie, Ministre des Finances, M. Dior, Ministre du Commerce, M. Chéron, Ministre de l’Agriculture, Et M. Maunoury, Ministre de l’Intérieur
  • 77 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 78 Note de M. Seydoux, Sous-Directeur des Relations commerciales,au sujet de l’action dans la Ruhr et de la résistance passive
  • 79 M. Jessé-Curély, Gérant du Haut-Commissariat de France à Constantinople, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 80 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Defrance, Ambassadeur de France à Madrid
  • 81 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères. À M. Allizé, Ambassadeur de France à Berne
  • 82 Note pour M. le Président du Conseil
  • 83 M. Couget, Ministre de France À Prague, À M. PoincarÉ, Ministre des Affaires étrangères
  • 84 Note pour le Président du Conseil
  • 85 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Padovani, Délégué français en Lituanie, Et à M. de Panafieu, Ministre de France à Varsovie
  • 86 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres, Et M. Barrère, Ambassadeur de France à Rome
  • 87 M. de Margerie, Ambassadeur de France à Berlin, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 88 M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 89 Note de la Présidence de la République au sujet de la réponseà la note anglaise
  • 90 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres
  • 91 M. Charles-Roux, Chargé d’Affaires de France à Rome, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 92 M. de Laboulaye, Chargé d’Affaires français à Washington, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 93 Note de la Présidence de la Républiqueau sujet des réparations et de la réponse à la note anglaise
  • 94 M. de Laboulaye, Chargé d’Affaires de France à Washington, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 95 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 96 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Tirard, Haut-Commissaire français dans les Territoires rhénans
  • 97 Note de la Présidence de la Républiqueau sujet d’une conversation avec M. Seydoux sur les réparations
  • 98 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Lasteyrie, Ministre des Finances
  • 99 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. le Général Degoutte, commandant en chef l’armée du Rhin
  • 100 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 101 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Charles-Roux, Chargé d’Affaires de France à Rome
  • 102 M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 103 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À tous les postes B et aux Finances
  • 104 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 105 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Margerie, Ambassadeur de France à Berlin
  • 106 Visite du Ministre de Portugal à M. de Peretti
  • 107 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères. À M. de Margerie, Ambassadeur de France à Berlin
  • 108 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Blondel, Chargé d’Affaires de France à Mexico
  • 109 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À l’Ambassade de Grande-Bretagne à Paris
  • 110 Note pour la Direction politique au sujet dela présidence de la quatrième Assemblée de la SDN
  • 111 Note du Département au sujet d’un coup de téléphonede M. de Peretti, Directeur des Affaires politiqueset commerciales à M. Herbette, Ambassadeur de Franceà Bruxelles
  • 112 M. de Martel, Ministre de France à Riga, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 113 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres
  • 114 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. Allizé, Ambassadeur de France à Berne
  • 115 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères. À M. Jessé-Curély, Gérant du Haut-Commissariat de France à Constantinople
  • 116 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Marcilly, Ministre de France à Athènes
  • 117 Note au sujet du projet d’assistance mutuelle entre les nations
  • 118 Note de M. Canet pour M. de Peretti
  • 119 Note pour le représentant de la Franceà la 26e session du Conseil de la SDN
  • 120 Note pour le Représentant de la Franceà la 26e session du Conseil de la SDNau sujet de la situation financièrede la ville de Dantzig
  • 121 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Groswald, Ministre de Lettonie en France
  • 122 M. de Laboulaye, Chargé d’Affaires français à Washington, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 123 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Charles-Roux, Ministre de France à Rome
  • 124 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Vienne, Ministre de France à Reval, Et à M. Maginot, Ministre de la Guerre et des Pensions
  • 125 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Vienne, Ministre de France à Reval
  • 126 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Rault, Président de la Commission de Gouvernement de la Sarre
  • 127 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Lasteyrie, Ministre des Finances
  • 128 M. de Manneville, Ministre de France à Bucarest, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • Septembre
  • 129 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Margerie, Ambassadeur de France à Berlin
  • 130 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Carlier, Consul général de France à Genève, pour la Délégation française à la Société des Nations
  • 131 M. de Margerie, Ambassadeur de France à Berlin, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 132 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 133 Note pour le Président du Conseil
  • 134 Instructions de Monsieur le Président du Conseiltéléphonées à M. Hanotaux, le 6 septembre 1923, à 17 h. 30
  • 135 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 136 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Margerie, Ambassadeur de France à Berlin
  • 137 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Carlier, Consul général de France à Genève. pour la Délégation française à la Société des Nations
  • 138 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, Président de la Conférence des Ambassadeurs, À M. de Marcilly, Ministre de France à Athènes
  • 139 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À Lord Crewe, Ambassadeur de Grande-Bretagne à Paris
  • 140 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, M. Sarraut, Ministre des Colonies
  • 141 M. Tirard, Haut-Commissaire français dans les Territoires rhénans, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 142 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Lefèvre-Pontalis, Ministre de France à Vienne
  • 143 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Marcilly, Ministre de France à Athènes
  • 144 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Hanotaux, Délégué français à l’Assemblée de la SDN à Genève
  • 145 M. de Margerie, Ambassadeur de France à Berlin, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 146 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À la Délégation française à l’Assemblée de la SDN à Genève
  • 147 Note pour la Délégation française à l’Assemblée de la SDN
  • 148 M. Lefèvre-Pontalis, Ministre de France à Vienne, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 149 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Margerie, Ambassadeur de France à Berlin
  • 150 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 151 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Montille, Chargé d’Affaires français à Londres
  • 152 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, Aux Représentants diplomatiques français à Rome, Londres, Bruxelles, Prague, Belgrade, Bucarest, Varsovie, Athènes. et Genève (pour la Délégation française à la Société des Nations)
  • 153 M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 154 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Charles-Roux, Chargé d’Affaires de France à Rome
  • 155 Note pour le Président du Conseil
  • 156 M. Georges-Picot, Ministre de France à Sofia, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 157 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Lasteyrie, Ministre des Finances
  • 158 Note relative à la demande d’admission de l’Éthiopiedans la Société des Nations
  • 159 M. de Margerie, Ambassadeur de France à Berlin, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 160 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Charles-Roux, Chargé d’Affaires de France à Rome
  • 161 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, Au Général Weygand, Haut-Commissaire français à Beyrouth
  • 162 M. Defrance, Ambassadeur de France à Madrid, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 163 M. Tirard, Haut-Commissaire français dans les Territoires rhénans, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 164 Note sur les élections au Conseil de la Société des Nations
  • 165 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Clément-Simon, Ministre de France à Belgrade, M. de Reffye, Consul français à Genève pour la Délégation française à Genève, M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres, Et M. Barrère, Ambassadeur de France à Rome
  • 166 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, Au Commerce, à la Marine marchande, à l’Agriculture, aux Finances. Et à M. Bonin, Ministre de France à Lisbonne
  • 167 P.V. (Traduction)
  • 168 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 169 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Jessé-Curély, Gérant du Haut-Commissariat de France à Constantinople
  • 170 M. de Laboulaye, Chargé d’Affaires français à Washington, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 171 Visite du Colonel Dosse, Chef du 3e Bureau de l’État-majorde l’Armée
  • 172 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Henri Cambon, Chargé d’Affaires de France près le Saint-Siège à Rome
  • 173 Note de M. Laroche au sujet de la visite de M. de Gaiffier,Ambassadeur de Belgique à Paris
  • 174 M. Laroche, Directeur d’Europe, De la part de M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 175 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Marcilly, Ministre de France à Athènes, Et au Général Pellé, Haut-Commissaire de France à Constantinople
  • 176 M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 177 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Beaumarchais, Expert français à la Commission de Londres
  • 178 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À la Délégation française à l’Assemblée de la SDN
  • 179 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Tirard, Haut-Commissaire français dans les Territoires rhénans, Au Général Degoutte, Commandant l’Armée du Rhin, Et à M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 180 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Carlier, Consul général de France à Genève (pour la Délégation française)
  • 181 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 182 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Margerie, Ambassadeur de France à Berlin
  • 183 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Tirard, Haut-Commissaire français dans les Territoires rhénans, Et au Général Degoutte, Commandant l’Armée du Rhin
  • 184 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Lasteyrie, Ministre des Finances
  • 185 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 186 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 187 Note de M. Massigli, Secrétaire de la Conférencedes Ambassadeurs,« Le mouvement séparatiste en Rhénanie »
  • Octobre
  • 188 Le Général Mittelhausser, Chef de la Mission militaire française auprès de la République tchécoslovaque, À M. Couget, Ministre de France à Prague
  • 189 M. Defrance, Ambassadeur de France à Madrid, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 190 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, Aux Représentants diplomatiques français des postes européens, Et à l’Ambassadeur de France à Washington
  • 191 Note de la Sous-Direction des Relations commercialesau sujet de la visite de l’Ambassadeur de Belgique à M. Seydoux
  • 192 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 193 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres
  • 194 Note pour le Directeur des Affaires politiques et commerciales
  • 195 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Coppet, Ministre de France à Helsingfors
  • 196 M. de Peretti de la Rocca (p.o.), Directeur des Affaires politiques et commerciales, À M. de Marcilly, Ministre de France à Athènes
  • 197 M. Tirard, Haut-Commissaire français dans les Territoires rhénans, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 198 M. Tirard, Haut-Commissaire français dans les Territoires rhénans, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 199 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. Barthou, Délégué de la France à la Commission des Réparations
  • 200 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 201 M. de Marcilly, Ministre de France à Athènes, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 202 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres
  • 203 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Tirard, Haut-Commissaire français dans les Territoires rhénans
  • 204 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Génoyer, Consul de France à Düsseldorf, Pour le Général Dégoutte, commandant l’Armée du Rhin
  • 205 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. Baldwin, Premier ministre de Sa Majesté britannique
  • 206 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères1. À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 207 Note de la Sous-Direction des Relations commercialesau sujet de la visite de M. Mayrisch à M. Seydoux
  • 208 Note manuscrite de M. Vignon
  • 209 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. Dunant, Ministre de Suisse à Paris
  • 210 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Margerie, Ambassadeur de France à Berlin
  • 211 M. Allizé, Ambassadeur de France à Berne, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 212 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Marcilly, Ministre de France à Athènes
  • 213 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Marcilly, Ministre de France à Athènes
  • 214 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères (Relations commerciales), À M. de Laboulaye, Chargé d’Affaires français à Washington
  • 215 Note de la Sous-Direction des Relations commercialesau sujet de la visite de M. Frick à M. Seydouxrelative aux affaires allemandes
  • 216 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Marcilly, Ministre de France à Athènes
  • 217 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 218 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Jaunez, Chargé d’Affaires français à Bruxelles
  • 219 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Defrance, Ambassadeur de France à Madrid
  • 220 Visite de l’Ambassadeur d’Italie à M. de Peretti.21re pattie
  • 221 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Fontenay, Ministre de France à Copenhague
  • 222 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 223 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Dior, Ministre du Commerce et de l’Industrie
  • 224 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Jaunez, Chargé d’affaires français à Bruxelles
  • 225 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres
  • 226 Note de la Sous-Direction Asie-Océaniepour M. le Directeur des Affaires politiques et commerciales
  • 227 Visite de M. Bénès à M. de Peretti
  • 228 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Lasteyrie, Ministre des Finances (Cabinet et Direction générale des Douanes)
  • 229 M. de Robien, Chargé d’Affaires de France à Budapest, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 230 M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 231 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, Aux Représentants français à Londres, Rome, Budapest, Prague, Belgrade, Bucarest et Vienne
  • 232 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Jaunez, Chargé d’Affaires de France à Bruxelles
  • 233 Note pour le Président du Conseil
  • 234 Note pour le Directeur des Affaires politiques et commerciales
  • 235 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères. À M. Barrère, Ambassadeur de France à Rome
  • 236 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères1. À M. Genoyer, Consul de France à Düsseldorf (pour le général Degoutte), Et M. Tirard, Haut-Commissaire français des Territoires rhénans
  • 237 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles, M. Barrère, Ambassadeur de France à Rome, Et M. Jusserand, Ambassadeur de France à Washington
  • 238 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 239 M. de Laboulaye, Chargé d’Affaires français à Washington, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 240 Note de la Sous-Direction des Relations commercialesau sujet des réparations
  • 241 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, Au Maréchal Foch, Président du Comité militaire interallié de Versailles, Et à M. Maginot, Ministre de la Guerre
  • 242 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Vienne, Ministre de France à Reval
  • 243 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Langlais, Chargé d’Affaires de France à Bogota
  • 244 M. Tirard, Haut-Commissaire français dans les Provinces rhénanes, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 245 M. Barrère, Ambassadeur de France à Rome, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 246 M. Jaunez, Chargé d’Affaires français à Bruxelles. À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 247 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Cosme, Chargé d’Affaires de France à Prague
  • 248 M. de Laboulaye, Chargé d’Affaires français à Washington1. À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 249 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères (Relations commerciales), À M. de Laboulaye, Chargé d’Affaires français à Washington
  • 250 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 251 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. Baldwin, Premier ministre de Sa Majesté britannique
  • 252 M. Jessé-Curély, Gérant du Haut-Commissariat de France à Constantinople, à M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 253 M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 254 M. Tirard, Haut-Commissaire français dans les Territoires rhénans, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 255 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres
  • 256 M. Tirard, Haut-Commissaire français dans les Territoires rhénans, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 257 M. Jaunez, Chargé d’Affaires français à Bruxelles, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 258 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. Dunant, Ministre de Suisse à Paris
  • 259 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Génoyer, Consul de France à Düsseldorf, Pour le Général Dégoutte, commandant l’Armée du Rhin
  • 260 Note de M. Gout pour M. le Président du Conseil
  • 261 Note de M. de Peretti au sujet de la visite du Ministre de Lettonie
  • 262 Note pour M. le Président du Conseil
  • 263 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères. À M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres. M. Barrère, Ambassadeur de France à Rome, M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles, M. Jusserand, Ambassadeur de France à Washington, Et à M. de Margerie, Ambassadeur de France à Berlin
  • 264 Visite du Ministre de Pologne à M. de Peretti
  • 265 M. Cambon, Chargé d’Affaires de France près le Saint-Siège. À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 266 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères. À MM. de Saint-Aulaire, Herbette, Barrère et Jusserand, Ambassadeurs de France à Londres, Bruxelles, Rome, Washington et Berlin
  • 267 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères. À M. Jessé-Curély, Gérant du Haut-Commissariat de France à Constantinople
  • 268 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Martel, Ministre de France à Riga
  • 269 Note pour M. le Directeur des Affaires politiqueset commerciales
  • 270 Statut de TangerMaroc-ÉgypteConversation de M. de Beaumarchais avec M. Villiers
  • 271 M. Jessé-Curély, Gérant du Haut-Commissariat de France à Constantinople, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 272 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres
  • 273 M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles. À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 274 Note de la Présidence de la République
  • 275 Note du Département.Audience de M. Tirard par le Président du Conseil,en présence de M. de Peretti, le 30 octobre à 10 h. 30
  • 276 Visite du Ministre de Suisse à M. de Peretti
  • 277 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. Maginot, Ministre de la Guerre
  • 278 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Panafieu, Ministre de France à Varsovie
  • 279 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères (Relations commerciales), À M. de Laboulaye, Chargé d’Affaires français à Washington
  • 280 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères. Aux Représentants français à Londres, Berlin, Washington, Riga, Varsovie, Helsingfors, Bucarest, Vienne, Reval, Prague et Kowno
  • 281 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. Chéron, Ministre de l’Agriculture
  • Novembre
  • 282 M. de Laboulaye, Chargé d’Affaires français à Washington, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 283 M. Hterbette, Ambassadeur de France à Bruxelles. À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 284 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 285 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères. À M. Defrance, Ambassadeur de France à Madrid
  • 286 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères (Relations commerciales). À M. de Laboulaye, Chargé d’Affaires français à Washington
  • 287 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 288 Note au sujet de la visite à M. de Lacroix de M. Sidzikauskas, Délégué de la Lituanie au Conseil de la Société des Nations
  • 289 M. Poincaré, Président du Conseil et Ministre des Affaires étrangères, À Lord Crewe, Ambassadeur de Grande-Bretagne à Paris
  • 290 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à MM. Jusserand, de Saint-Aulaire, Herbette et Barrère, Ambassadeurs de France à Washington, Londres, Bruxelles et Rome
  • 291 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 292 Note de M. de Peretti de la Rocca,Directeur des Affaires politiques,au sujet de la visite de M. de Gaiffier D’Hestroy,Ambassadeur de Belgique à Paris
  • 293 Note de M. Gout pour M. le Président du Conseil
  • 294 M. Bardoux, publiciste français, à M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 295 M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles. À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 296 Note de la Présidence de la Républiqueau sujet d’une conversation de Monnet avec Seydoux
  • 297 Note de M. Rober-Raynaud
  • 298 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères (Relations commerciales), à M. de Laboulaye, Chargé d’Affaires français à Washington
  • 299 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Génoyer, Consul de France à Dusseldorf, pour le Général Dégoutte
  • 300 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, à M. Maginot, Ministre de la Guerre et des Pensions
  • 301 M. de Lasteyrie, Ministre des Finances, à M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères
  • 302 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Parthou, Délégué de la France à la Commission des Réparations
  • 303 Visite du Ministre de Lettonie au Sous-Directeur d’Europe
  • 304 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, à M. Dunant, Ministre de Suisse à Paris
  • 305 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres
  • 306 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Charles Benoist, Ministre de France à La Haye
  • 307 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Jusserand, Ambassadeur de France à Washington
  • 308 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères (Relations commerciales), à M. Jusserand, Ambassadeur de France à Washington
  • 309 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères (Relations commerciales), à M. de Laboulaye, Chargé d’Affaires français à Washington
  • 310 M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres, à M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 311 Note pour le Président du Conseil
  • 312 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. de Montmarin, Délégué de la France à la. Commission interalliée de Contrôle en Bulgarie
  • 313 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. de Margerie, Ambassadeur de France à Berlin
  • 314 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Bonin, Ministre de France à Lisbonne
  • 315 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Barthou, Délégué de la France à la Commission des Réparations
  • 316 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres
  • 317 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 318 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres
  • 319 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. le Comte Zamoyski, Ministre de Pologne à Paris
  • 320 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 321 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. de Panafieu, Ministre de France à Varsovie, Et à M. Lescuyer, Délégué français à Kovno
  • 322 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 323 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à MM. de Saint-Aulaire, Barrère et Herbette, Ambassadeurs de France à Londres, Rome et Bruxelles
  • 324 M. Tirard, Haut-Comimissaire français dans les Territoires rhénans, à M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 325 M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres, à M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 326 Note de M. de Peretti au sujet de la visite deM. de Gaiffier, Ambassadeur de Belgique à Paris
  • 327 M. de Martel, Ministre de France à Riga, à M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 328 M. de Lasteyrie, Ministre des Finances (Direction du Mouvement général des Fonds), à M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères. (Direction des Affaires politiques et commerciales, Sous-Direction d’Asie)
  • 329 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Jessé-Curély, Gérant du Haut-Commissariat de France à Constantinople
  • 330 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à MM. Jusserand, de Saint-Aulaire, Herbette et Barrère, Ambassadeurs de France à Washington, Londres, Bruxelles et Rome
  • 331 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À MM. de Saint-Aulaire, Barrère, et Herbette, Ambassadeurs de France à Londres, Rome et Bruxelles, Et M. Tirard, Haut-Commissaire français à Coblence
  • 332 Visite de M. Dunant
  • 333 Visite de M. Arciniegas à M. Dejean, Sous-Directeur d’Amérique
  • 334 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 335 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Génoyer, Consul de France à Dusseldorf, pour le Général Dégoutte
  • 336 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À MM. Couget, de Panafieu, Georges-Picot et Clément-Simon. Ministres de France à Prague, Varsovie, Bucarest et Belgrade
  • 337 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À MM. de Saint-Aulaire, Barrère, Herbette et Jusserand, Ambassadeurs de France à Londres, Rome, Bruxelles et Washington
  • 338 Note de M. de Peretti, Directeur des Affaires politiqueset commerciales, au sujet dela visite de M. de Chevilly, Directeur de l’Office commercialfrançais pour la Russie
  • 339 Note du Département pour M. Poincaré, Ministre des Affairesétrangères, au sujetde la visite de M. Sargent, de l’Ambassade de Grande-Bretagneà Paris, à M. Laroche
  • 340 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Barrère, Ambassadeur de France à Rome
  • 341 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. le Maréchal Foch et à l’État-Major général
  • 342 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 343 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres
  • 344 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Martel, Ministre de France à Riga
  • 345 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères. à M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 346 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères. À M. Génoyer, Consul de France à Dusseldorf, pour le Général Dégoutte
  • 347 M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres, à M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 348 M. Lescuyer, Délégué français à Kovno. À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 349 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à MM. de Saint-Aulaire, Barrère, Herbette et de Margerie, Ambassadeurs de France à Londres, Rome, Bruxelles et Berlin
  • 350 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à S.E. Lord Crewe, Ambassadeur de S.M. britannique à Paris
  • 351 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. von Hoesch, Chargé d’Affaires d’Allemagne à Paris
  • 352 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. von Hoesch, Chargé d’Affaires d’Allemagne à Paris
  • 353 Résolution de la Conférence des Ambassadeurs
  • 354 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à MM. de Saint-Aulaire, Barrère, Herbette, Jusserand et de Margerie, Ambassadeurs de France à Londres, Rome, Bruxelles, Washington et Berlin, Et à MM. de Panafieu, Couget, Georges-Picot et Clément-Simon, Ministres de France à Varsovie, Prague, Bucarest et Belgrade
  • 355 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, à M. Le Trocquer, Ministre des Travaux publics. (Direction générale des Chemins de fer, 1er bureau)
  • 356 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Charles Benoist, Ministre français à La Haye, M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres, M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles, Et à M. Barrère, Ambassadeur de France à Rome
  • 357 M. de Lasteyrie, Ministre des Finances. à M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères
  • 358 Note du Département
  • 359 Note de M. Vignon au sujet d’une conversation avec M. de Peretti
  • 360 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Margerie, Ambassadeur de France à Berlin
  • 361 Note de M. de Peretti au sujet d’une conversationavec M. de Chevilly
  • 362 Note de M. de Peretti au sujet de la visite du Ministrede Yougoslavie
  • 363 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Lefèvre-Pontalis, Ministre de France à Vienne
  • 364 M. Tirard, Haut-Commissaire français dans les Provinces du Rhin, à M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 365 Note de la Sous-Direction d’Europe pour le Président du Conseil
  • 366 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Coppet, Ministre de France à Helsingfors
  • 367 M. de Martel, Ministre de France à Riga, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 368 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Manneville, Ministre de France à Bucarest
  • 369 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Carbonnel, Ministre de France à Tanger, Et à M. Blanc, Délégué à la résidence générale de France à Rabat
  • 370 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères (Relations commerciales). À M. Jusserand, Ambassadeur de France à Washington
  • 371 Note de M. de Peretti de la Rocca au sujet de la visitedu Général Desticker
  • 372 Note pour le Représentant de la France au sujet de la traitedes femmes
  • 373 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Sfalaïkovttch, Ministre du Royaume des Serbes-Croates et Slovènes à Paris
  • 374 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. de Lasteyrie, Ministre des Finances
  • 375 Note de la Présidence de la Républiquesur la séance de la Commission des Réparations
  • 376 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres
  • 377 M. MaGINOT, Ministre de la Guerre et des Pensions. À M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères
  • Décembre
  • 378 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Génoyer, Consul de France à Düsseldorf, pour le Général Dégoutte, Et à M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 379 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères. À M. de Fleuriau, Ministre de France à Pékin
  • 380 Note pour le Représentant de la France au Conseil de la Sociétédes Nations
  • 381 Note du Département
  • 382 Note de M. de Peretti, Directeur des Affaires politiqueset économiques.au sujet de la visite de M. Leclère, Chargé d’Affairesdu Luxembourg à Paris
  • 383 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à tous les postes B
  • 384 M. Poincaré, Président du Conseil et Ministre des Affaires étrangères, À Lord Crewe, Ambassadeur de Grande-Bretagne à Paris
  • 385 Note de M. de Chevilly,Directeur de l’Office commercial français pour la Russie
  • 386 M. de Manneville, Ministre de France à Bucarest, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 387 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. de Margerie, Ambassadeur de France à berlin
  • 388 Note de M. Grenard pour le Président du Conseil
  • 389 Note de M. de Perettiau sujet de la visite du Conseiller de l’Ambassade des États-Unis
  • 390 Note relative à l’utilisation du port de Dantzig pour ledébarquement de matériel de guerre destiné à la Pologne
  • 391 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Barthou, Délégué de la France à la Commission des Réparations
  • 392 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Tirard, Haut-Commissaire français dans les Territoires rhénans
  • 393 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À M. Barrère, Ambassadeur de France à Rome
  • 394 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Génoyer, Consul de France à Düsseldorf, pour le Général Degoutte
  • 395 Note de M. Seydoux suite à un entretien avecM. de Peyerimhof au sujet des mines allemandes
  • 396 Note pour le Représentant de la Franceà la 27e session du Conseil de la SDN au sujet des mandats
  • 397 Note de la Sous-Direction des Relations commercialespour la Sous-Direction d’Asie
  • 398 Le Maréchal Foch, Président du Comité militaire allié de Versailles, à M. le Général Nollet, Président de la Commission militaire interalliée de Contrôle en Allemagne
  • 399 Note de M. de Chevilly, Directeur de l’Office commercial françaispour la Russie.Deuxième conversation avec Monsieur L
  • 400 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. Maginot, Ministre de la Guerre et des Pensions
  • 401 Note pour le Représentant de la France au sujet du trafic d’opium
  • 402 Le Général Pellé, Haut-Commissaire de France à Constantinople, à M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 403 M. Charles-Roux, Chargé d’Affaires de France à Rome, à M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères
  • 404 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères (Asie-Océanie), à M. Barthou, Délégué de la France à la Commission des Réparations
  • 405 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. Romano, Ambassadeur d’Italie à Paris
  • 406 Note relative aux minorités allemandes en Pologne
  • 407 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, à M. Maginot, Ministre de la Guerre et des Pensions
  • 408 Note de la Direction des Affaires politiques et commercialespour le Président du Conseil au sujet du statut de Tanger
  • 409 Note de M. de Chevilly au sujet d’une conversationavec M. de Peretti
  • 410 Note pour le Représentant de la France à la 27e sessiondu Conseil de la SDN
  • 411 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Cambon, Chargé d’Affaires de France près le Saint-Siège
  • 412 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Clément-Simon, Ministre de France à Belgrade
  • 413 Visite du Délégué du gouvernement turc
  • 414 Note de M. de Beaumarchais pour M. le Chef du Service françaisde la Société des Nations
  • 415 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres, M. Jusserand, Ambassadeur de France à Washington, M. Claudel, Ambassadeur de France à Tokyo, Et M. Charles Laurent, Ministre de France à La Haye
  • 416 M. Tirard, Haut-Commissaire français dans les Territoires rhénans, à M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 417 Note de la Présidence de la République
  • 418 Note pour le Président du Conseil
  • 419 Visite de M. Allizé
  • 420 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, À Lord Crewe, Ambassadeur de Grande-Bretagne à Paris
  • 421 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, à M. Maginot, Ministre de la Guerre (EMA Bureau de l’organisation. et de la mobilisation de l’armée)
  • 422 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Tirard, Haut-Commissaire français dans les Territoires rhénans
  • 423 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Génoyer, Consul de France à Düsseldorf, pour le Général Degoutte
  • 424 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. de Margerie, Ambassadeur de France à Berlin
  • 425 M. de Chevilly, Directeur de l’Office commercial français pour la Russie, à M. de Peretti, Directeur des Affaires politiques et commerciales
  • 426 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Cambon, Chargé d’Affaires de France près le Saint-Siège
  • 427 M. Tirard, Haut-Commissaire français dans les Territoires rhénans, à M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 428 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. de Manneville, Ministre de France à Bucarest
  • 429 Note de M. de Chevilly, Directeur de l’Office commercial françaispour la Russie
  • 430 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Barrère, Ambassadeur de France à Rome
  • 431 Note pour le Service français de la Société des Nations
  • 432 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. von Hoesch, Chargé d’Affaires d’Allemagne à Paris
  • 433 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. de Manneville, Ministre de France à Bucarest
  • 434 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, À M. Le Trocquer, Ministre des Travaux publics. (Direction générale des Chemins de fer, 1er bureau)
  • 435 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, Aux Représentants français à Madrid, Londres, Rabat et Tanger
  • 436 Note de M. Laroche, Directeur adjoint des Affaires économiqueset commerciales,au sujet de la visite de M. de Gaiffier d’Hestroy, Ambassadeurde Belgique à Paris
  • 437 Note relative aux entreprises privées en Haute-Silésie
  • 438 Note relative à la question de Javorzina
  • 439 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres
  • 440 Note de M. Seydoux sur la visite de M. Rechberg,au sujet des réparations et des participations dans l’industrieallemande
  • 441 Statut et port de Tanger.Note remise à M. de Peretti
  • 442 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, Au Commerce, à l’Agriculture et aux Finances
  • 443 Note de la Sous-Direction d’Europe pour le Président du Conseil
  • 444 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, Au Maréchal Foch, Aux Représentants français à Londres, Rome, Belgrade et Bucarest, Et à la Sous-Direction Europe
  • 445 M. Defrance, Ambassadeur de France à Madrid, à M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 446 Note de M. de Peretti au sujet d’une visite de M. de Chevilly
  • 447 Note de M. Laroche
  • 448 Note de M. Parmentier sur la manièredont la question des réparationshongroises a été envisagée par le Comité financier de la SDN
  • 449 Note de la Présidence de la République
  • 450 Note de M. Seydoux au sujet de la visite de M. Mayrisch
  • 451 M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres, à M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 452 Le Général Weygand, Haut-Commissaire français en Syrie et au Liban, à M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères (Asie-Océanie)
  • 453 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Barrère, Ambassadeur de France à Rome
  • 454 M. Barrère, Ambassadeur de France à Rome, à M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 455 Note de M. Seydoux pour M. Poincaré, Président du Conseil,au sujet des cessions de mines de la Ruhr
  • 456 Note de M. Clauzel pour la Direction des Affaires politiques
  • 457 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Tirard, Haut-Commissaire français dans les Territoires rhénans
  • 458 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Tirard, Haut-Commissaire français dans les Territoires rhénans, Et au Général Degoutte, commandant les troupes alliées du Rhin
  • 459 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Tirard, Haut-Commissaire français dans les Territoires rhénans
  • 460 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Tirard, Haut-Commissaire français dans les Territoires rhénans
  • 461 Visite du Ministre de Roumanie à M. de Peretti
  • 462 Visite du Ministre de Grèce à M. de Peretti
  • 463 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères (Europe), à M. de Lasteyrie, Ministre des Finances (Mouvement général des Fonds)
  • 464 M. Jessé-Curély, Gérant du Haut-Commissariat de France à Constantinople, à M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 465 M. Tirard, Haut-Commissaire français dans les Territoires rhénans, à M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 466 Note de M. de Chevilly, Directeur de l’Office commercial françaispour la Russie
  • 467 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, Au Délégué à la Résidence générale de France à Rabat
  • 468 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Doulcet, Ambassadeur de France près le Saint-Siège
  • 469 Note de M. de Peretti au sujet d’une visite de M. Bénès
  • 470 Note de M. Vignon au sujet d’un emprunt en Amériqueet des premières réflexions de Seydoux
  • 471 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Jusserand, Ambassadeur de France à Washington
  • 472 M. Corbin, Chargé d’Affaires de France à Madrid, à M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 473 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France à Londres
  • 474 M. Poincaré, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères, Au Maréchal Foch, Président du Comité militaire allié de Versailles
  • 475 Note de M. Hanotaux pour M. le Président du Conseil
  • 476 m. de Martel, Ministre de France à Riga, à M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 477 Note de M. de Lacroix pour M. Clauzel
  • 478 Note manuscrite de M. Vignon
  • 479 M. de Margerie, Ambassadeur de France à Berlin, À M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 480 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Couget, Ministre de France à Prague
  • 481 M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères, à M. Herbette, Ambassadeur de France à Bruxelles
  • 482 M. Chevallier, Gérant du Consulat de France à Yokohama, à M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • 483 M. Claudel, Ambassadeur de France à Tokyo, à M. Poincaré, Ministre des Affaires étrangères
  • INDEX DES NOMS DE PERSONNES

DOCUMENTS DIPLOMATIQUES FRANÇAIS

1923

TOME II

(1er JUILLET – 30 DÉCEMBRE)

1

M. JONNART, AMBASSADEUR DE FRANCE PRÈS LE SAINT-SIÈGE,

    À M. POINCARÉ, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES.

T. nos 78-80.

Rome, 1er juillet 1923, 1 h. 40.

(Reçu : 6 h. 50.)

Suite à mon télégramme no 731.

Le pape a gardé la parole longtemps pour m’exposer les raisons de son intervention, en reprenant les explications du commentaire publié par le cardinal Gasparri. Il a cru trouver dans les dernières propositions de l’Allemagne l’aveu de sa défaite et de l’obligation qui lui incombe de payer les réparations jusqu’à l’extrême limite de ses ressources. Si elle tient loyalement l’engagement de livrer à des juges impartiaux tous les éléments de contrôle, ses créanciers doivent tenir compte de sa bonne volonté.

Pie XI s’est élevé contre l’intention qu’on lui a prêtée de se montrer favorable à la suppression de la commission des réparations. Le rôle de cette commission, dit-il, est plus que jamais nécessaire et il se concilie parfaitement avec celui des contrôleurs chargés de se rendre compte exactement de la capacité de paiement de l’empire.

Je n’ai pas manqué d’observer que, jusqu’ici, la mauvaise foi de l’Allemagne avait constamment entravé l’œuvre d’une commission de garantie et des autres commissions de contrôle. Si l’Allemagne est de mauvaise foi dans cette nouvelle étape, a répondu le pape, tant pis pour elle. Ma lettre suppose sa bonne foi, sinon elle est sans objet. Ce n’est que dans le cas où elle s’appliquera à mériter la confiance de ses créanciers que j’ai envisagé une réduction progressive de l’occupation territoriale. J’avoue, a-t-il poursuivi, que je suis surpris et navré de l’émotion qu’a soulevée ma lettre en France. Je demande au gouvernement, aux hommes de sang-froid que n’emportent pas les (mot passé) de la relire attentivement et d’y réfléchir. J’ai fait des déclarations qui situent la position des créanciers de l’Allemagne et affirment hautement leurs droits, on ne m’en tient aucun compte. Il a insisté sur le point que Mgr Testa s’était toujours exprimé dans les meilleurs termes sur le compte des autorités françaises2.

C’est à propos des attentats commis par les Allemands dans la Ruhr que j’ai amené le pape à reconnaître qu’il n’était pas possible aux gouvernements français et belge d’examiner les propositions du gouvernement du Reich tant qu’il ne ferait pas cesser la résistance dans la Ruhr. « Voilà, lui ai-je dit, où votre autorité pourrait efficacement s’exercer ». Mon insistance l’a décidé à écrire la lettre que je viens de vous télégraphier et aurais désirée moins prolixe3.

Z-Europe 1918-1940, Saint-Siège, vol. 11.

1 Télégramme envoyé le 30 juin à 19 h. 15, relatant le début de l’entretien que Jonnart avait eu avec le pape, à la suite des vives réactions provoquées en France par la lettre de Pie XI au cardinal Gasparri sur les réparations et l’occupation de la Ruhr :

« J’ai eu aujourd’hui un entretien de deux heures avec le Souverain Pontife. Il m’a promis de m’envoyer cet après-midi une lettre par laquelle il s’engagerait à faire tout ce qui dépend de lui pour amener le gouvernement allemand à cesser la résistance passive dans les territoires de la Ruhr. Je m’empresserai de vous télégraphier le texte de cette lettre dès qu’elle me parviendra.

Le pape m’a longuement expliqué qu’il n’avait été nullement influencé par la propagande allemande ni par quelque visite, très rare, de prélat allemand. Il a cru de son devoir de faire appel à l’esprit de justice et de charité de toutes les nations engagées dans un douloureux conflit, étant sollicité par des (mot passé) du monde entier d’élever la voix et de prendre ses responsabilités. Il n’avait pas cru devoir faire connaître ses intentions parce que sa conscience lui dictait la résolution qu’il a prise et qu’il avait la conviction d’accomplir un acte dans l’intérêt du bien commun. Les observations que je lui ai faites immédiatement n’ont pas laissé de lui causer un véritable embarras. »

Sur ce problème, voir aussi D.D.F. 1923, t. 1, documents nos 450 et 451 du 28 juin.

2 En marge, note manuscrite, sans doute de Canet : « C’est faux. Cf. le rapport Baubigny et le télégramme que nous avons envoyé à ce sujet à Rome Saint-Siège. » Sur les rapports avec Mgr Testa, voir aussi D.D.F. 1923, t. 1, document no 459 du 30 juin.

3 Poincaré répondit que « les propos du pape dénotent de sa part une ignorance totale de la situation ». Il regrettait, d’autre part, que Jonnart ait « indiqué au pape que son autorité pourrait efficacement s’exercer pour faire cesser la résistance allemande. Nous ne sollicitons d’aucune puissance une intervention de ce genre et il ne faut sous aucun prétexte que le Saint-Siège puisse croire que nous la désirons. » (T. no 59 du 1er juillet).

2

M. POINCARÉ, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES,

    À. M. JONNART, AMBASSADEUR DE FRANCE PRÈS LE SAINT-SIÈGE.

T. nos 54-58.

Paris, 1er juillet 1923, 11 h. 20.

Réfutation de la lettre du cardinal Gasparri.

Je réponds à votre télégramme no 74-771.

La lettre du cardinal Gasparri est loin d’être satisfaisante et si elle était publiée, elle aggraverait certainement la situation au lieu de l’améliorer. Les interpellations qui doivent être discutées vendredi à la Chambre au sujet de la regrettable initiative du St. Siège se dérouleront certainement dans une atmosphère peu favorable au Vatican, si j’en juge par ce que m’ont déclaré les plus fervents catholiques de l’Assemblée. Ce ne sont pas des phrases obscures qui suffiront à dissiper le malaise.

1o « Ce n’est pas du tout contre la France que contre toute autre nation », dit le cardinal. Phrase balancée de manière à faire une fois de plus part égale entre les auteurs de la guerre et les victimes.

2o « L’Allemagne par ses nouvelles propositions s’est enfin engagée à payer pour les réparations dans les limites de sa propre solvabilité ». Le cardinal paraît prendre au sérieux une déclaration qui ne constitue aucun engagement. Comme l’Allemagne nie sa solvabilité, elle ne promet rien du tout. Le Sénat français a été unanime à trouver dérisoires des propositions que le cardinal croit satisfaisantes.

3o « Les puissances alliées vont avoir sur les propositions allemandes des conversations diplomatiques dans le but d’arriver, si c’est possible, à fixer ces limites ». Vous savez mieux que personne, comme ancien président de la commission des réparations, que ces limites ne doivent pas être fixées en une fois par les gouvernements, mais à tout moment, pendant de longues années, par la commission des réparations. La thèse du cardinal est la négation du traité et le contre-pied de la thèse française.

4o « Le Saint Père a rappelé aux Alliés qu’ils n’avaient pas le droit de dépasser ces limites ». À supposer que cette question soit de la compétence du St. Siège, il n’a pas à rappeler aux Alliés des obligations auxquelles ils n’ont pas manqué ; il n’a pas surtout à interpréter ces obligations dans un sens opposé à celui du traité.

5o « Le St. Siège laisse aux Alliés le soin d’examiner si, etc. ». Le St. Siège, en nous reconnaissant une liberté inaliénable, n’a pas à insinuer qu’il y a possibilité de garanties autres que l’occupation ; il n’a surtout pas à parler de garanties moins pénibles aux populations ; c’est encore là une façon de prendre nettement parti contre la France.

6o « Si les gouvernements français et belge sont disposés à accepter, etc. ». Le St. Siège paraît ainsi nous offrir une intervention conditionnelle à Berlin. Nous ne lui demandons aucune intervention et je vous prie de ne lui en demander aucune. Dans l’intérêt de nos relations avec lui, je crois préférable de ne le mêler à aucune affaire relative à l’exécution du traité de Versailles. Les conversations diplomatiques dont parle le cardinal ne regardent que les Alliés et ne doivent, d’ailleurs avoir lieu qu’entre eux ; et tout à fait en dehors de l’Allemagne ; et nous sommes résolus à ne répondre à aucune proposition allemande, avant qu’ait cessé la résistance du Reich. Sur ce point, la volonté du Sénat, s’est manifestée unanimement, et les déclarations des catholiques ont été aussi formelles que celles des autres membres de l’Assemblée.

Z-Europe 1918-1940, Saint-Siège, vol. 19.

1 Par ce télégramme du 1er juillet, Jonnart communiquait le texte de la lettre que venait de lui adresser le cardinal Gasparri, désireux d’apaiser les polémiques suscitées par la lettre du pape du 27 juin, en expliquant les motivations du Saint Père. (Voir document no 1 du 1er juillet).

3

M. POINCARÉ, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES,

    À M. DE SAINT-AULAIRE, AMBASSADEUR DE FRANCE À LONDRES.

T. nos 1380-1383.

Paris, 1er juillet 1923, 14 h. 15.

Chiffré.

Je réponds à votre télégramme no 5011.

Les instructions que je vous ai adressées hier et les indications que j’ai données avant-hier au Sénat vous permettront de calmer les inquiétudes de lord Curzon. Je ne me les explique d’ailleurs pas après les explications amicales données ici à lord Crewe par le directeur politique et par moi-même.

Quand ai-je refusé de préciser la situation nouvelle que créerait dans la Ruhr la fin de la résistance passive ? Vous avez fort bien répondu que c’est à Berlin que je me refuse à donner des explications tant que durera la résistance passive, et, ayant reçu ma lettre d’hier, vous n’aurez pas de peine à démontrer que j’accepte de causer avec nos alliés et de répondre à toutes leurs questions.

Il y a d’ailleurs des contradictions formelles dans les propos que vous a tenus le secrétaire d’État. S’il désire ne pas perdre la face, pourquoi insistet-il sur la nécessité d’adresser sans tarder une réponse commune à la dernière proposition allemande, alors qu’il reconnaît lui-même « l’impossibilité où nous sommes de négocier et même de causer avec l’Allemagne avant la fin de la résistance passive ». Si j’ai renoncé à ma première intention de répondre d’accord avec le gouvernement belge à la note allemande, c’est que je me suis rendu compte que, pour épargner à l’Angleterre d’être dans l’alternative soit de nous opposer un refus, soit de paraître brusquement changer d’attitude, il valait mieux ne rien répondre du tout pour le moment et attendre qu’une conversation diplomatique approfondie ait produit ses effets.

Le Saint-Siège lui-même, si j’en juge par une lettre adressée hier à M. Jonnart par Mgr Gasparri, a compris que nous ne pourrions engager de conversations diplomatiques avec l’Allemagne tant que ne cesserait pas la résistance passive, et s’est spontanément engagé à faire « tout son possible auprès des autorités allemandes pour faire cesser tout de suite toute cette résistance » 2.

P.S. L’article paru dans l’Observer, annonçant de graves décisions anglaises et contenant de véritables menaces à l’adresse de la France, produit ici la plus fâcheuse impression sur l’opinion. Si un article de ce genre paraissait en France au sujet de l’Angleterre, lord Curzon ne manquerait pas d’en être vivement irrité. Veuillez lui faire remarquer que de telles publications ne sont pas de nature à faciliter des conversations amicales.

Ayez soin, d’autre part, de faire comprendre à lord Curzon que le vote unanime du Sénat, succédant à celui de la Chambre, impose au gouvernement des devoirs précis, ne lui permet de répondre à aucune proposition allemande avant la cessation de la résistance passive, lui prescrit de n’évacuer la Ruhr qu’après paiement et ne l’autorise à abandonner aucun des droits qu’il tient du traité de Versailles et de l’état de paiement établi en exécution de ce traité.

Z-Europe 1918-1940, Grande-Bretagne, vol. 53.

1 Dans ce télégramme, Saint-Aulaire rapportait que Curzon menaçait d’une réponse séparée à la note allemande si la France laissait pourrir la situation.

2 Par le télégramme nos 1387-1388 du même jour, Poincaré ajouta : « Lord Curzon demande les avantages que trouvera l’Allemagne à la cessation de la résistance passive ; cela reviendrait à dire que l’Allemagne aurait eu raison de faire la résistance passive, puisqu’elle en tirerait un bénéfice […]. La cessation de la résistance passive ne saurait jouer aucun rôle au regard de l’évacuation future de la Ruhr, cette évacuation dépendant uniquement des paiements de l’Allemagne. »

4

M. POINCARÉ, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES,

    À M. JONNART, AMBASSADEUR DE FRANCE PRÈS LE SAINT-SIÈGE.

T. nos 60-61.

Paris, 2 juillet 1923, 10 h. 40.

Urgent.

Je réponds à vos télégrammes no 81, 82, 83, 841.

Vous me dites que mes télégrammes no 54 à 67 ne vous sont arrivés qu’à la fin de l’après-midi d’hier. Je suppose qu’il y a erreur de chiffre et que vous voulez dire 54 à 572, car le dernier télégramme que je vous ai envoyé hier porte le no 59. Mais, ceux que je vous ai adressés sous les numéros 54 à 58, y compris 58, sont partis d’ici à 11 h 20 du matin et le numéro 58 vous recommandait instamment de ne solliciter aucune intervention du Vatican auprès de l’Allemagne. Nous n’en demandons aucune de ce genre à nos alliés et je ne m’explique pas que vous ayez pris l’initiative d’une démarche qui mêle le Saint-Siège à des questions auxquelles il n’a rien à voir. Le cardinal Gasparri ayant pris soin de vous prier de lui dicter l’objet de votre demande3, il est évident que le Saint-Siège se prévaudra maintenant d’avoir agi sur les instances du gouvernement de la République et le gouvernement de la République se trouvera obligé de le démentir et de vous laisser la responsabilité personnelle d’une demande contraire à notre politique. Je vous prie de vouloir bien m’indiquer l’heure exacte à laquelle vous sont parvenus hier 1er juillet mes télégrammes 54 à 58 et notamment le 58. Votre télégramme 81 porte comme heure de départ 19 h 30 et vous m’y annoncez votre intention de faire la démarche que je regrette. Il ne m’est arrivé qu’à 21 h 40. Votre télégramme 82-84, qui me rend compte de cette démarche, porte comme heure de départ 2 juillet 0 h 23 et il ne m’est arrivé qu’à 5 h 35 du matin. Je ne comprends pas comment dans ces conditions vous n’aviez pas reçu mon télégramme 58 avant de voir le cardinal Gasparri. En tout cas, à défaut d’interventions, vous auriez dû m’en référer4.

Z-Europe 1918-1940, Saint-Siège, vol. 11.

1 Télégramme du 2 juillet, 0 h. 25.

2 Document no 2 du 1er juillet.

3 Dans son télégramme no 83, Jonnart avait expliqué qu’il avait demandé au cardinal Gasparri une déclaration très nette du Vatican contre les attentats en Ruhr occupée : « Le cardinal, après m’avoir prié de lui dicter l’objet précis de ma demande, s’est rendu immédiatement auprès de Pie XI. Il vient de me faire remettre le texte du télégramme qu’il envoie ce soir même à Mgr Pacelli et qui est ainsi conçu : “Mgr Pacelli, nonce apostolique Munich. Tandis que le Saint-Siège par sa lettre s’efforce d’amener les Puissances à une entente amicale et implicitement réclame que cesse tout ce qui peut l’empêcher, il a la vive douleur d’apprendre que dans les Territoires occupés se commettent des sabotages et d’autres crimes sous couleur de résistance passive. Sa Sainteté charge Votre Excellence d’agir avec énergie auprès du gouvernement auprès duquel elle est accréditée (mot passé) condamner une fois pour toutes une semblable criminelle résistance, comme le Saint-Siège la condamne.” »

4 Jonnart justifia par des retards de transmission le fait qu’il n’ait pas pris connaissance du télégramme de Poincaré avant son entrevue avec le cardinal Gasparri. Sur le fond, il déclara qu’il n’avait pas « demandé au pape un service », mais qu’il lui avait « fait comprendre, qu’après l’effet déplorable produit, il avait l’impérieux devoir de flétrir les crimes allemands et de condamner la résistance passive. » (T. nos 85-88 du 2 juillet).

5

M. HERBETTE, AMBASSADEUR DE FRANCE À BRUXELLES,

    À M. POINCARÉ, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES.

T. nos 382-385.

Urgent.

Bruxelles, 2 juillet 1923, 18 h. 15.

(Reçu : 20 h. 40.)

J’ai exposé verbalement au ministre des Affaires étrangères avec le plus de précision possible les considérations développées dans la dépêche de Votre Excellence no 813 du 29 juin qui m’est parvenue seulement ce matin1. M. Jaspar en me marquant sa satisfaction de connaître exactement le point de vue de Votre Excellence notamment sur les idées qu’il a fait communiquer dès le 19 juin par le baron Gaiffier, a protesté contre le langage de la presse française qui a justifié par la crise belge le retard de la réponse attendue par l’Angleterre. Il m’a rappelé que le cabinet Theunis, quoique démissionnaire s’était jugé qualifié pour suivre la négociation et les suggestions qu’il avait faites à Votre Excellence prouvaient sa liberté d’action. Abordant le fond de la question, M. Jaspar m’a déclaré que bien qu’il fût très sensible à l’attention de Votre Excellence de lui faire exposer ses vues verbalement et quoique d’accord en général avec Elle, il ne pouvait, faute du texte écrit de ma communication, les étudier avec le Premier ministre et donner au baron Moncheur des instructions conformes à toutes vos suggestions.

Au surplus, certaines de ces considérations appelleraient, le cas échéant, certaines réserves. Après un entretien prolongé, j’ai obtenu :

1o que M. Jaspar à l’exemple de Votre Excellence ne répondrait pas par écrit et ne limiterait pas sa réponse aux seuls points sur lesquels il a été interrogé.

2o que cette réponse sera verbale et analogue à celle dont Votre Excellence connaît les grandes lignes,

3o que le baron Moncheur recevra pour alimenter ses conversations avec lord Curzon des instructions s’inspirant des principes généraux de Votre Excellence et qu’il sera invité à se tenir en contact très étroit avec M. de Saint-Aulaire.

M. Jaspar s’est réservé, toutefois, la possibilité de remettre ultérieurement, au cours des conversations, une note au gouvernement britannique notamment sur ses idées en matière de règlement des réparations et de soutenir ainsi les études qu’il nous a soumises et communiquées à Londres. « La Belgique est indépendante », m’a dit M. Jaspar « et le gouvernement français ne songe pas, je le sais, à nous dicter un programme de négociation ou à nous imposer une procédure ». J’ai aussitôt fait remarquer très amicalement qu’indépendance ne signifiait pas isolement et que j’étais convaincu qu’aux preuves de confiance de Votre Excellence le gouvernement belge ne répondrait pas par des initiatives dont nous n’aurions pas eu préalablement connaissance.

Le ministre des Affaires étrangères a été très visiblement satisfait d’apprendre que Votre Excellence désirait donner des bases très larges aux conversations avec le gouvernement britannique. « Plus que jamais, m’a-t-il dit, l’opinion belge et le parlement désirent une entente avec l’Angleterre qui constitue la seule solution de la question des réparations. Si fidèles que nous entendions rester à la politique de la Ruhr, nous ne croyons pas que l’occupation actuelle suffira pour faire céder l’Allemagne et la faire payer. Or il faut faire vite, l’attentat dont nos soldats viennent d’être les victimes ayant ému profondément le pays et les socialistes de la nuance Vandervelde devant en profiter pour réclamer la liquidation de ce qu’ils appellent la folle aventure ».

J’ai répondu à M. Jaspar qu’il suffirait de la fin de la résistance passive de l’Angleterre contre l’occupation franco-belge de la Ruhr pour que l’Allemagne capitulât. La collaboration britannique ne me semblait pas à moi indispensable.

Au cours de sa conversation avec moi, M. Jaspar m’a paru surpris de ne pas me voir lui laisser par écrit l’exposé des considérations générales de Votre Excellence qui devrait servir de thème aux entretiens de Londres. J’ai éludé la réponse n’ayant pas d’instructions à cet égard. D’autre part, le ministre des Affaires étrangères m’a demandé ce que ferait Votre Excellence si M. Baldwin lui exprimait le désir de causer avec Elle et il a ajouté que s’il était l’objet d’une demande analogue, il ne pourrait l’écarter. J’ai répondu que j’ignorais votre sentiment, mais qu’une entrevue que ne suivrait pas un accord sur les principes généraux serait dangereuse car elle risquerait de faire apparaître d’irréductibles divergences plus nuisibles que toute absence d’entrevue.

Z-Europe 1918-1940, Belgique, vol. 59.

1 Voir D.D.F. 1923, t. 1, document no 458.

6

LE GÉNÉRAL PELLÉ, CHEF DE LA DÉLÉGATION FRANÇAISE À LA CONFÉRENCE DE LAUSANNE,

    À M. POINCARÉ, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES.

T. no 674.

En clair.

Lausanne, 2 juillet 1923.

(Reçu par courrier : le 3, 16 h.)

M. Montagna nous a faire savoir ce matin que son gouvernement estimait qu’il appartenait aux gouvernements et non aux délégations alliées d’établir un accord sur la réparation des dommages subis par leurs ressortissants en Orient.

Les experts français, britannique et italien qui avaient depuis trois semaines élaboré un projet de convention que j’ai déjà soumis à Votre Excellence et que je joins sous sa dernière forme au présent télégramme, ont procédé aujourd’hui à un échange de vues au sujet de la situation créée par les instructions du gouvernement italien.

Bien que les experts italiens aient déclaré ne pouvoir donner les motifs de l’attitude de leur gouvernement, ni discuter au fond, il résulte de cette conversation que les objections du gouvernement de Rome seraient les suivantes :

1o Les sommes affectées aux réparations des ressortissants alliés seraient insuffisantes et le gouvernement italien persisterait à réclamer le versement par l’Angleterre des 5 millions de livres sterling.

2o Les ressortissants italiens verraient le pourcentage de réparation diminué, si l’on admettait que les sociétés ottomanes à capitaux alliés (presque uniquement françaises et anglaises) reçoivent sur le fonds commun de réparations une part correspondant à l’écart entre la valeur des réparations obtenues des Turcs sous forme d’avantages économiques et le pourcentage auquel donnera lieu la répartition du fonds commun des réparations.

Les experts français et britanniques ont vivement combattu cette prétention. Ils ont fait ressortir :

1o que les ressortissants alliés attendent depuis près de cinq ans la réparation de leurs dommages sans avoir même reçu aucune avance ; que les indemnités à leur allouer ne constitueront en tout état de cause qu’une réparation partielle ; que dans ces conditions les gouvernements seront dans une situation des plus délicates, si, en même temps que sera rendu public un traité qui ne comporte pas réparation par la Turquie, ils ne sont pas en mesure de faire savoir quand ni comment ils assureront eux-mêmes des indemnités à leurs ressortissants.

2o que par le traité de Paix, la Turquie renonce aux 5 millions de livres turques or au profit des autres puissances signataires (la Grèce exceptée) ; que par conséquent l’affectation de cette somme aux réparations ne peut résulter que d’une convention entre la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, le Japon, la Roumanie et éventuellement la Serbie. Cette convention est déjà préparée et sa signature ne fera pas de difficulté s’il y est procédé en même temps qu’à la signature de la paix. Des difficultés peuvent au contraire s’élever si le règlement est renvoyé à une négociation ultérieure à laquelle des puissances balkaniques devront participer et pour laquelle les experts les plus qualifiés actuellement réunis à Lausanne se trouveront dispersés.

3o enfin que la question est étroitement liée aux dispositions du traité de Paix et par suite fort délicate car il s’agit d’éviter soit un double emploi avec ces dispositions soit une lacune entre elles et les dispositions de l’accord sur les réparations.

L’expert britannique a, en outre, laissé entendre que le versement par son gouvernement au fonds allié du million de livres sterling représenté par les Bons de 1913 pourrait être remis en question, s’il n’était pas concomitant avec la conclusion de la paix. Néanmoins, il a proposé, pour le cas où le gouvernement italien voudrait rouvrir la question des 5 millions de livres sterling des bateaux de guerre, que l’alinéa 2) de l’article 1er fût remplacé par une phrase, visant simplement « toute autre somme qui serait d’un commun accord affectée au fonds commun des réparations ».

M. Bargeton s’est abstenu de soutenir cette suggestion, mais a proposé que la disposition indiquée par son collègue britannique fût ajoutée comme troisième paragraphe, le deuxième étant maintenu.

Les experts italiens se déclarant empêchés par leurs instructions de continuer la discussion, je ne puis que prier Votre Excellence de bien vouloir intervenir d’urgence auprès du gouvernement italien pour que le règlement de cette question puisse être poursuivi ici même sans délai. Sans doute, le gouvernement italien peut prétendre que, s’agissant d’une convention à laquelle la Turquie ne participe pas, sa conclusion à Lausanne ne s’impose pas juridiquement. Mais il ne peut contester que, si les gouvernements alliés veulent aboutir, et profiter de circonstances favorables, il est préférable de faire régler immédiatement cette question par leurs délégués et experts actuellement réunis, que d’entreprendre ultérieurement une négociation par correspondance entre six gouvernements.

Ce n’est pas la première fois que dans une période critique et au moment où l’entente est particulièrement nécessaire, le gouvernement italien soulève des difficultés inattendues. À moins que des circonstances que je ne connais pas nous conseillent une autre attitude, je serais très obligé à Votre Excellence de bien vouloir intervenir d’une manière pressante auprès du gouvernement italien – comme le fera sans doute le gouvernement britannique – pour que M. Montagna reçoive l’instruction de régler ici même cette question1.

E-Levant 1918-1940, Turquie, vol. 296.

1 Le 12 octobre, Poincaré fit connaître l’adhésion du gouvernement français au projet de convention sur lequel les gouvernements britannique et italien s’étaient mis d’accord (L. à lord Crewe). La convention fut signée par la France, la Grande-Bretagne, l’Italie et le Japon le 23 novembre (note de la sous-direction d’Asie du 23 novembre). La possibilité de la signer ultérieurement était laissée à la Roumanie (L. de Peretti à Antonesco du 5 novembre).

7

M. POZZI, CONSUL DE FRANCE À MUNICH,

    À M. POINCARÉ, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES.

T. nos 117-118.

Secret.

Munich, 3 juillet 1923, 10 h. 20.

(Reçu : le 4, 13 h. 27.)

Mgr Pacelli est venu me trouver pour me dire qu’il avait décidé de partir ce soir pour Berlin, à la suite d’un télégramme qu’il avait reçu de Rome1.

Le pape le charge « d’agir très énergiquement2 pour obtenir que le gouvernement allemand condamne, comme le Saint-Père les condamne lui-même, les sabotages qui se poursuivent dans les régions occupées, sous couleur de résistance passive ».

Conformément à ces instructions Mgr Pacelli a rédigé une note qu’il juge préférable de remettre lui-même à Berlin.

Je prie Votre Excellence de garder à la démarche du nonce un caractère extrêmement secret, mais les journaux de ce soir font déjà pressentir l’éventualité d’une protestation du Saint-Siège à Berlin « sous la pression de la France »3.

Mgr Pacelli m’a assuré qu’il avait eu connaissance seulement par la presse de la lettre du Saint Père au cardinal Gasparri.

L’opinion est extrêmement émue par l’éventualité des sept exécutions des condamnés de Mayence. Cette exécution créera en Bavière des rancunes longues à effacer.

Z-Europe 1918-1940, Saint-Siège, vol. 11.

1 Voir document no 4 du 2 juillet et ses notes.

2 « énergiquement » est souligné dans le texte.

3 Mgr Pacelli déclara à Margerie qu’il avait trouvé Cuno « consterné » par la démarche du nonce et qu’il avait dû récuser une longue réponse attaquant violemment la politique franco-belge (T. no 896 du 4 juillet). À son retour à Munich, Mgr Pacelli fit également part à Pozzi de « l’extrême difficulté qu’il avait trouvée à obtenir une réponse à peu près satisfaisante du gouvernement du Reich à la démarche dont le Saint-Siège l’avait chargé. » Le nonce avait accepté de transmettre à Rome, « sans toutefois l’appuyer en aucune manière », la note du chancelier condamnant les sabotages, accompagnée d’une « longue lettre exposant ses doléances et ses griefs contre les puissances occupantes » et d’une demande d’intervention du Saint-Siège en faveur des sept condamnés de Mayence. (T. de Pozzi no 121 du 10 juillet).

8

M. POINCARÉ, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES,

    AU GÉNÉRAL PELLÉ, CHEF DE LA DÉLÉGATION FRANÇAISE À LA CONFÉRENCE DE LAUSANNE.

T. no 527.

Paris, 3 juillet 1923, 11 h. 30.

Chiffré.

Je réponds à votre télégramme 650 et 6671.

Je ne vois aucun inconvénient à accepter la procédure indiquée par M. Modzelewski qui pourra ainsi vous donner toutes explications utiles sur les textes des conventions polono-turques.

Mais le ministre des Affaires étrangères de Pologne s’étant engagé vis-à-vis de M. de Panafieu à surseoir à leur signature aussi longtemps que le traité général de paix entres les Alliés et les Turcs n’aurait pas été signé, je considère qu’il n’y a pas lieu de revenir sur l’engagement pris2. Il me paraît préférable, en effet, qu’aucune puissance, et surtout aucune puissance alliée, ne signe de convention avec les Turcs avant la conclusion de la paix générale. Dans l’éventualité d’une suspension ou d’une rupture de la conférence, envisagée par M. Modzelewski, l’avantage de posséder un informateur polonais à Angora serait médiocre. La crainte d’être quasi isolés en Europe est de nature, au contraire, à faire réfléchir les Turcs sur les inconvénients d’une rupture avec les Alliés.

Z-Europe 1918-1940, Pologne, vol. 74.

1 Dans le télégramme no 650 du 25 juin, Pellé transmettait la proposition de Modzelewski de soumettre le texte des accords polono-turcs à la délégation française avant leur signature. Dans le télégramme no 667 du 30 juin, Pellé communiquait au Département le souhait de Modzelewski de signer les conventions polono-turques avant la conclusion de la paix générale.

2 Voir D.D.F. 1923, t. 1, document no 398 du 8 juin.

9

M. CHARLES-ROUX, CHARGÉ D’AFFAIRES DE FRANCE À ROME,

    À M. POINCARÉ, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES.

T. nos 600-603.

Rome, 3 juillet 1923, 20 h. 40.

(Reçu : 23 h. 10.)

Un communiqué du gouvernement porte les déclarations suivantes faites par M. Mussolini au Conseil des ministres :

« La situation dans la Ruhr s’est aggravée ces jours derniers. D’une part, la résistance passive continue ; de l’autre l’occupation s’étend et s’intensifie et les mesures prennent de plus en plus un caractère politico-militaire. Les répercussions générales de cette crise qui semble arrivée à la période aiguë sont démontrées par les changes européens qui tous en souffrent y compris la livre sterling par rapport au dollar. La tentative du Souverain Pontife, très noble au point de vue européen et humain n’a pas modifié la situation. Au lendemain de la lettre du pape au cardinal Gasparri, il s’est produit, du côté français, le discours de M. Poincaré qui a reçu l’approbation unanime du Sénat1 et le terrible acte de sabotage qui a coûté la vie à plusieurs soldats belges. Il n’y a donc pas détente mais aggravation de la situation. Cependant grâce à la solution de la crise belge, l’action diplomatique a pu reprendre. L’Italie y prend part d’une façon directe, ne s’écartant pas, dans le cas où le problème serait dirigé vers sa solution totale, des propositions du mémorandum de Londres dont aucun des projets ultérieurs ne s’est éloigné, à savoir : connexion du problème des réparations avec celui des dettes interalliées, moratorium suffisant à l’Allemagne, fixation d’un chiffre définitif, plan rationnel de paiement, sérieuses garanties d’ordre économique et, par suite, renonciation, de la part de la France, à l’occupation territoriale de la Ruhr. Quant à la résistance passive, le gouvernement italien pense que l’Allemagne n’a aucun intérêt à la prolonger, soit parce qu’elle ne peut prétendre affaiblir la France, soit parce qu’elle ne peut nourrir l’illusion d’obtenir des assistances étrangères. Il est certain qu’il est urgent de hâter la possibilité d’un accord, car la Ruhr a pesé lourdement sur l’économie européenne et en a retardé la régénération ».

Les déclarations qui précèdent contiennent, au sujet de la renonciation de la France à l’occupation territoriale de la Ruhr et du poids de notre intervention militaire sur l’économie européenne, des passages plutôt inopportuns qui sont faits pour nous surprendre de la part de M. Mussolini. Je lui fais demander un rendez-vous afin de l’amener à s’expliquer en causant avec lui.

Sans doute, faut-il noter que tous les principes énumérés par lui, y compris notre renonciation à occuper la Ruhr, sont subordonnés à une condition d’abord mentionnée par lui : « Dans le cas où le problème serait dirigé vers sa solution totale ». Mais jusqu’à présent M. Mussolini avait admis que l’évacuation de la Ruhr fut subordonnée à l’exécution des engagements de l’Allemagne. La formule qu’il emploie aujourd’hui marquerait donc un recul de sa part, à moins qu’elle ne soit une clause de style à l’usage d’une partie non négligeable de l’opinion publique.

Celle-ci est en effet impressionnée par des dépêches de presse de Berlin et de Londres qui dépeignent la situation sous des couleurs très sombres et contre lesquelles le gouvernement italien ne réagit pas2.

Par contre, ce que M. Mussolini dit de la résistance passive me paraît accentuer ses précédentes déclarations. Probablement, a-t-il été incité à revenir sur ce sujet par le télégramme du Saint Siège à Mgr Pacelli dont la publication a produit une certaine sensation3.

Z-Europe 1918-1940, Italie, vol. 82.

1 Voir D.D.F. 1923, t. 1, documents nos 450 et 451 du 28 juin.

2 Dans sa réponse, Poincaré reprit les points essentiels de la position française qu’il chargea Charles-Roux de rappeler à Mussolini : impossibilité de revenir sur le chiffre de la dette allemande fixé par la commission des réparations, sans violer le traité de Versailles, subordination de l’évacuation de la Ruhr au paiement des réparations et à la fin de la résistance passive (T. nos 1238-1239 du 4 juillet). À Charles-Roux, Mussolini assura que ses dispositions n’avaient pas changé et que ses déclarations étaient en partie inspirées par des considérations de politique intérieure (T. nos 605-609 du 4 juillet). Le 6 juillet, Charles-Roux revint sur son entrevue avec Mussolini : « De ce qu’il m’a dit je dois conclure qu’il ne prendra pas l’initiative de proposer une réduction de la dette allemande. Mais cette fois et d’autres m’est apparu qu’il considérait le principe de l’interdépendance entre réparations et dettes interalliées comme devant être mis en pratique, ce qui s’explique à son point de vue puisqu’il n’attend de l’Allemagne que 5 milliards de marks-or tandis qu’il doit à l’Angleterre et aux États-Unis 23 milliards de lires-or. […] Je dois me poser la question : dans quelle mesure l’action diplomatique du gouvernement italien répondra-t-elle aux dispositions personnelles de M. Mussolini, qui est certainement sincère ? Probablement pas dans une mesure complète pour les raisons suivantes. D’abord la pensée du président du Conseil s’exprimera à travers des bureaux rompus à des habitudes circonspectes et spécialement à travers M. Contarini et le marquis della Torretta qui, bien que francophiles, n’ont pas le tempérament de leur chef. Ensuite si l’Angleterre venait à se séparer de nous et à agir isolément, même M. Mussolini subirait l’influence de considérations de politique générale. Enfin, si le gouvernement anglais se montrait disposé à une remise de dettes le gouvernement italien serait fort alléché. Tels sont les facteurs qui peuvent s’exercer sur la politique italienne dans un sens restrictif. » (T. nos 614-615).

3 Le nonce avait été chargé de demander aux Allemands de cesser la résistance passive et les attentats (voir D.D.F. 1923, t. 1, document no 384 du 4 juin).

10

LE GÉNÉRAL PELLÉ, CHEF DE LA DÉLÉGATION FRANÇAISE À LA CONFÉRENCE DE LAUSANNE,

    À M. POINCARÉ, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES.

T. no 681.

En clair.

Lausanne, 3 juillet 1923.

(Reçu par courrier : le 4, 9 h. 30.)

Le prolongement de la situation d’attente et les indiscrétions d’ailleurs regrettables, qui filtrent dans la presse, ont augmenté l’énervement que je signalais déjà dans mon télégramme 6761.

Hier, Ismet pacha a eu avec le ministre de Serbie une longue conversation, que celui-ci m’a immédiatement rapportée. Elle a roulé presque uniquement sur le « paiement en or des coupons » que le délégué turc a déclaré ne vouloir accepter sous aucune condition et sur la politique française qu’il accuse de tout le mal. Vainement M. Jovanovitch lui a rappelé que notre pays était le seul à avoir appuyé la Turquie dans la guerre et à la conférence. Ismet a continué à affirmer qu’en poussant le peuple turc à bout sur une question vitale pour lui, pour défendre les intérêts des « capitalistes français » on provoquerait infailliblement une nouvelle guerre, dont il est impossible de prévoir les conséquences. L’Asie entière, a-t-il dit, montera à cheval pour notre cause. Le premier résultat de la guerre sera d’ailleurs que nous renierons toutes les dettes de l’ancien empire ottoman. Arguant de ce que l’intervention de la Grèce mettrait le feu aux Balkans et faisant allusion à la pression que les armées rouges exerceraient sur la Roumanie, il a vivement insisté auprès du délégué serbe, pour que son gouvernement conseillât à la Grèce de s’abstenir de toute intervention. M. Jovanovitch a décliné nettement cette mission.

Ismet pacha a en outre rendu visite, dans la soirée, aux trois délégués des puissances invitantes. Sur les instances de notre collègue anglais, nous avions consenti, M. Montagna et moi, à liquider ce matin dans deux séances consécutives de nos comités, quelques articles, sur la rédaction desquels l’accord avait été établi par les experts. Ismet pacha a osé nous soutenir qu’indirectement toutes les questions dont il allait être parlé étaient subordonnées à la solution qui serait prise sur la monnaie de paiement et il a insisté pour que leur discussion fut ajournée. Je l’ai très vertement reçu, lui montrant qu’il cherchait en fait à revenir à son ancienne prétention de faire réduire par la conférence les intérêts des emprunts et qu’il devait savoir déjà que sur ce point il se heurtait à un mur. Sir Horace Rumbold lui a fait des observations également très vives.

À notre surprise à tous, à la séance des comités de ce matin, la délégation turque a cédé sur tous les points. Ismet pacha avait vu dans la nuit M. Venizelos et s’était entendu avec lui en renonçant aux réserves qu’il avait précédemment soulevées sur l’article 58 (Réparations turco-grecques). Je rends compte d’autre part des détails de cette séance.

Aujourd’hui les délégués serbe et roumain réunis, sont venus m’exprimer, ainsi qu’à mes deux collègues, leurs inquiétudes sur la situation. La conversation d’Ismet pacha que j’ai rapportée ci-dessus, ainsi que les bruits de mise en demeure qui courent, les avaient fortement impressionnés. Sur le ton le plus amical et tout en se mettant à ma disposition, si je le jugeais utile, en vue de faire pression sur Ismet pacha pour l’amener à des points de vue raisonnables, ils m’ont néanmoins prié, non sans insistance, de prendre en considération que, même pour les créanciers de l’empire ottoman, une solution pacifique était préférable aux risques d’une rupture. Ils se sont empressés d’ajouter que ne voulant surtout, à aucun prix, que cette démarche toute confidentielle, fût utilisée par nos adversaires, ils la démentiraient formellement, au cas où une indiscrétion quelconque percerait dans le public à ce sujet. Je leur ai dit naturellement que nous étions plus intéressés que personne à éviter une rupture, mais j’ai cherché à leur montrer que la fermeté en ce moment était nécessaire.

Nous avons cru, mes deux collègues et moi, devoir répondre à la communication d’Ismet pacha que j’ai transmise hier à Votre Excellence par mon télégramme no 676. J’ai l’honneur d’envoyer ci-joint copie de cette réponse2.

E-Levant 1918-1940, Turquie, vol. 296.

1 Sur les difficiles négociations concernant les dernières questions à régler à la conférence de Lausanne (monnaie de paiement des emprunts turcs, concessions, évacuation alliée de Constantinople), voir D.D.F. 1923, t. 1, documents no 404 du 9 juin, no 426 du 18 juin, no 448 du 27 juin et no 452 du 28 juin.

2 Document non retenu. La lettre rappelait que le traité ne pouvait « imposer aux porteurs des emprunts ottomans […] le paiement des coupons dans des conditions autres que celles prévues par les contrats d’emprunt » et que les modalités de l’évacuation alliée ne pourraient être abordées « avant que les autres questions eussent été résolues. »

11

LE GÉNÉRAL PELLÉ, CHEF DE LA DÉLÉGATION FRANÇAISE À LA CONFÉRENCE DE LAUSANNE,

    À M. POINCARÉ, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES.

T. no 682.

En clair. Confidentiel.

Lausanne, 4 juillet 1923.

(Reçu par courrier : le 5, 11 h. 45.)

Mes deux collègues sont venus me voir ensemble ce matin. Sir Horace Rumbold a commencé par me parler de la visite de MM. Diamandi et Jovanovitch (je me réfère à mon télégramme 681)1 à la suite de laquelle il avait envoyé à son gouvernement un télégramme « très énergique » sur les risques que pourrait comporter une rupture de la conférence. Il m’a ensuite lu et commenté les télégrammes qu’il avait reçus ce matin de Paris, rapportant la visite faite par lord Crewe à Votre Excellence et reproduisant la réponse du gouvernement français au gouvernement britannique2. Ces télégrammes semblaient l’avoir ému et j’ai été surpris de ne pas rencontrer ce matin chez mon collègue le ton cordialement amical qu’il apporte dans nos conversations habituelles.

Confidentiel

J’ai cru en trouver plus tard l’explication en apprenant, par une indiscrétion de son entourage, qu’il avait reçu aussi une lettre particulière de lord Curzon, approuvant entièrement l’attitude qu’il avait prise le 28 juin sur la question de la monnaie de paiement (votre télégramme 28 juin no 656-660) et affirmant qu’après toutes les concessions consenties aux Turcs l’opinion britannique n’admettrait pas une rupture sur cette question.

Soutenu par les signes d’acquiescement de M. Montagna, sir Horace m’exprima la crainte que lord Crewe n’eût pas suffisamment appelé l’attention de Votre Excellence sur la divergence « grave » qui subsiste entre les vues des deux gouvernements. Il me rappela la conviction qu’il m’avait toujours exprimée que les Turcs n’accepteraient pas la formule de déclaration proposée par le gouvernement français. Il affirma, non moins catégoriquement, qu’ils se refuseraient sans aucune espèce de doute, à signer une paix comportant une prolongation éventuelle de l’occupation dont la durée serait fixée au gré des porteurs. Faisant allusion à la situation des troupes anglaises à Tchanak, il fit ressortir qu’en cas de rupture ces troupes supporteraient le principal effort et qu’aucun gouvernement anglais ne pourrait accepter cette situation. Il conclut enfin en me disant qu’il était « certain » que son langage correspondait aux vues du gouvernement et de l’opinion britannique3.

Il m’a paru nécessaire de marquer nettement à mon collègue combien sa propre manière de voir avait évolué, depuis notre conversation de samedi dernier où il n’avait formulé contre les propositions de votre télégramme 511 à 518 aucune objection fondamentale. Je suis revenu sur les arguments qui avaient paru alors le frapper à l’appui de notre thèse. M’appuyant notamment sur un article de Hussein Djahid dans le Tanine que je venais de recevoir qui préconise la suppression de la Dette publique ottomane, j’ai montré les dangers qui résulteraient pour cette institution, si utile aux intérêts européens, de l’abandon de toute déclaration. J’ai fait valoir aussi que si le gouvernement turc désirait réellement s’entendre avec les porteurs, nos propositions lui donnaient de larges facilités de réaliser cette entente, dans le délai normal, restant à courir jusqu’à la fin de l’évacuation.

Il me dit que, d’après le télégramme de lord Crewe, Votre Excellence avait réclamé que l’évacuation fût retardée jusqu’après entente non seulement avec les porteurs, mais avec les sociétés concessionnaires. Cette dernière exigence comporterait, à son avis, une prolongation de plusieurs mois. Peut-être y a-t-il eu malentendu à ce sujet.

Je mentionne encore qu’au cours de notre discussion sir Horace Rumbold a été amené à me préciser que, d’après les vues de son gouvernement, la déclaration des délégations alliées, qui serait substituée à la déclaration turque au sujet de la Dette serait faite sous forme de lettre ou de note annexée au traité4, ce qui lui donnerait une valeur incontestable. Comme je lui demandais ce que pensait faire le gouvernement anglais, au cas où les Turcs refuseraient d’annexer cette déclaration au traité ou voulaient y répondre, il me dit que cette attitude montrerait à l’opinion de tous les peuples l’impossibilité d’arriver à la paix par des négociations et qu’elle justifierait dès lors une mise en demeure pour en finir.

Mes deux collègues m’ont paru avoir attaché une grande importance à la communication de Zekiai bey à M. des Closières, rapportée par mon télégramme 766, que Votre Excellence a communiqué à lord Crewe et que celui-ci a télégraphié intégralement à sir Horace Rumbold. Je ne leur avais pas parlé de cette conversation jugeant plus opportun de laisser tomber une offre aussi imprécise et aussi facile à désavouer, au moment où les deux gouvernements traitent les dernières conditions à fixer à la délégation turque. Mais là où j’avais vu un symptôme intéressant de l’état d’esprit turc, mes collègues semblent avoir envisagé une transaction intéressante que j’aurais écartée. Néanmoins, ils n’y ont pas insisté et, tout au moins en apparence, se sont rendus aux raisons que je leur ai fait valoir pour ne donner à ce moment aucune suite à d’aussi fragiles propositions.

L’impression assez fâcheuse que m’avait laissée cette conversation s’est trouvée accentuée presque aussitôt par une visite de M. Diamandi qui, très confidentiellement et en me priant instamment de ne pas le nommer, est venu me rapporter qu’il avait entendu exprimer chez nos grands alliés des sentiments, non seulement de surprise, mais de regret, que les Turcs ne se montrassent pas plus agressifs sur la question de la monnaie de paiement. À son sens, entre l’expression presque publique d’un tel regret et l’idée d’encourager les Turcs à la résistance, il ne restait plus qu’un faible pas à franchir. Il avait donc tenu, en ami fidèle, à me prévenir. Il se demandait même si la lettre d’Ismet pacha transmise par mon télégramme 766, qui constitue une sorte de mise en demeure très atténuée, ne lui avait pas été inspirée du côté allié. Il ne m’a pas caché qu’à son avis personnel, si nous pouvions, par les méthodes que nous jugerions les plus convenables, arriver nous-mêmes à une entente avec les Turcs sur la question de la monnaie de paiement, cette solution présenterait probablement pour nous plus d’avantages que l’attente de démarches collectives où les concours sur lesquels nous étions en droit de compter pourraient nous faire défaut. Je n’ai pu obtenir de lui d’autres précisions. Mais je dois rappeler que sa conduite à mon égard a toujours été particulièrement5 amicale et qu’il y a quelques jours encore il était fortement intervenu auprès d’Ismet pacha, pour lui faire craindre une rupture, s’il maintenait ses prétentions sur la monnaie de paiement. Je crois avoir tout lieu d’attacher une sérieuse valeur à son témoignage, bien qu’il m’ait paru participer de l’énervement courant.

Enfin le ministre d’Amérique lui-même, à qui j’avais rendu visite au sujet de l’Independance Day, m’a exprimé, avec beaucoup plus de prudence, sa propre inquiétude qu’Ismet ne fît suivre sa lettre du 2 juillet d’une communication analogue, mais d’un ton plus accentué.

Résumé des informations

Pages
XLIX, 823
Année
2013
ISBN (PDF)
9783035262513
ISBN (ePUB)
9783035296952
ISBN (Relié)
9782875740045
DOI
10.3726/978-3-0352-6251-3
Langue
Français
Date de parution
2014 (Avril)
Mots clés
Garantie Assainissement financier Séparatisme Dette interalliée Paiement
Published
Bruxelles, Bern, Berlin, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, 2013. L, 823 p.

Notes biographiques

Ministère des Affaires étrangères (Éditeur de volume)

La collection Documents diplomatiques français se compose de sept séries. Ce volume s’insère dans la série 1920-1932, dirigée par Christian Baechler, professeur émérite à l’université de Strasbourg. Il a été préparé par Anne Hogenhuis-Seliverstoff, docteur en histoire, Geneviève Bibes, docteur en sciences politiques, Corine Defrance, docteur en histoire, et Jérôme de Lespinois, docteur en histoire.

Précédent

Titre: Documents diplomatiques français