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Les Ukrainiens face à leur passé

Vers une meilleure compréhension du clivage Est/Ouest

de Olha Ostriitchouk (Auteur)
©2013 Monographies 394 Pages

Résumé

Cette étude se propose de donner quelques clés essentielles pour une compréhension de la fracture identitaire qui parcourt la société ukrainienne et que la Révolution orange a révélée au monde occidental. Elle retrace l’évolution de l’idée nationale, de son éclosion au début du XIXe siècle jusqu’à la proclamation de l’indépendance en 1991, en passant par les luttes, non abouties, des mouvements de libération sociale et nationale des années 1920. La Seconde Guerre mondiale y occupe une place déterminante, telle une matrice de deux narrations concurrentes qui commanderait les logiques interprétatives de l’ensemble du récit national. Faut-il parler d’« occupation soviétique » ou de « libération » ? L’Holodomor, terme forgé sur le modèle de l’Holocauste pour désigner la Grande Famine de 1932-1933, est-il « un génocide » perpétré par le régime stalinien contre le peuple ukrainien, ou « une tragédie collective », commune aux peuples asservis par Moscou ? Même le très consensuel Tarass Chevtchenko, poète romantique du XIXe siècle, n’échappe pas au conflit d’interprétations.
L’auteure, ethnologue d’origine ukrainienne immigrée au Québec, utilise une approche qualifiée de « proximité distanciée » pour analyser les sensibilités contrastées développées à l’Est et à l’Ouest, dans le contexte de deux expériences majeures du XXe siècle qui les ont profondément marquées, le communisme et le nationalisme.

Résumé des informations

Pages
394
Année
2013
ISBN (PDF)
9783035262971
ISBN (Broché)
9782875740359
DOI
10.3726/978-3-0352-6297-1
Langue
Français
Date de parution
2013 (Juin)
Mots clés
fracture identitaire libération sociale Révolution orange Holodomor
Published
Bruxelles, Bern, Berlin, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, 2013. 394 p., 32 ill.

Notes biographiques

Olha Ostriitchouk (Auteur)

Olha Ostriitchouk est Docteure en ethnologie (Université Laval, Québec) et en histoire et civilisations (École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris) depuis 2010. Boursière du gouvernement fédéral et provincial du Canada (CRSH et FQRSC), elle a effectué son premier séjour postdoctoral au sein du CECRI, à l’Université catholique de Louvain. Depuis septembre 2012, elle poursuit ses recherches auprès de la Chaire des études ukrainiennes à l’Université d’Ottawa.

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Titre: Les Ukrainiens face à leur passé