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Banque et société, XIXe–XXIe siècle

Identités croisées – Hommage à Pierre de Longuemar

de Florence Descamps (Éditeur de volume) Roger Nougaret (Éditeur de volume) Laure Quennouëlle-Corre (Éditeur de volume)
Autres 319 Pages

Résumé

Après une carrière de banquier, Pierre de Longuemar a consacré vingt-cinq ans à l’histoire des banques et à la sauvegarde des archives bancaires, notamment au sein de la banque Paribas, puis du Groupe BNP Paribas. Cet ouvrage rassemble vingt contributions d’amis, de banquiers et d’historiens qu’il a croisés dans cette seconde existence au service du patrimoine et de l’histoire.
Les sujets traités couvrent nombre des intérêts historiques de Pierre de Longuemar et entrent en résonance avec tel ou tel épisode de sa biographie ou de ses activités scientifiques. Trois parties ont été distinguées : l’analyse et la compréhension du système financier international contemporain par des acteurs et des observateurs de premier plan ; des contributions d’histoire économique et bancaire ; des articles d’histoire sociale ou d’entreprise.

Table des matières

  • Couverture
  • Titre
  • Copyright
  • Sur l’auteur
  • À propos du livre
  • Pour référencer cet eBook
  • Table des matières
  • Avant-propos
  • Pierre de Longuemar, entre tradition, appel du grand large et transmission
  • Première partie. Regards sur la finance aujourd’hui
  • Quelle est la signification profonde d’un véritable système monétaire international et quelles sont les conséquences de l’absence actuelle d’un tel système ?
  • Quelques réflexions sur la crise financière de 2007-2009…
  • Deuxième partie. Histoire économique et bancaire
  • Les débuts de Sudameris, fondée par Paribas et la Banca Commerciale Italiana, 1906-1920
  • Le testament de Testis. Alexis Rostand, président du Comptoir national d’escompte de Paris, livre sa vision de la banque en 1915
  • Visits to the banks of Paris, 1927-1962
  • Liaisons laborieuses : les relations économiques France-États-Unis depuis 1945
  • La création du Cetelem et le développement du crédit à la consommation en France (1953-1966)
  • Le factoring, une innovation européenne
  • La crise des capitaux en mai 1981 : anatomie d’un processus décisionnel
  • Paribas et le monde : les enjeux de la nationalisation de 1982
  • Symbole politique ou tournant libéral : les privatisations Balladur en 1986
  • Troisième partie. Histoire et société
  • Le Temps et la vocation de l’historien
  • La Société des Antiquaires de l’Ouest
  • Cinq siècles d’histoire de l’imprimerie. La remise en valeur des archives historiques Berger-Levrault
  • Les réseaux matrimoniaux des familles de l’upper class juive londonienne (XVIIIe-XXe siècle). Une première approche
  • La finance à particule ou l’investissement des anciennes élites nobiliaires dans les banques aux XIXe et XXe siècles
  • Sur les traces de l’Éducation nouvelle : Saint-Martin de France à Pontoise
  • Les officiers du Normandie-Niémen membres de la noblesse
  • My adventures in search of Vichy France
  • Bibliographie de Pierre de Longuemar
  • Rapport de mission de Pierre de Longuemar en Arabie saoudite (décembre 1976)
  • Les auteurs

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Avant-propos

En hommage et en remerciement à Pierre de Longuemar, qui a consacré vingt-cinq ans à l’histoire des banques et à la sauvegarde des archives bancaires, notamment au sein de la banque Paribas, puis du Groupe BNP Paribas, nous avons souhaité réunir sous forme de Mélanges les contributions d’amis, de banquiers et d’historiens que Pierre de Longuemar a croisés dans sa seconde existence au service du patrimoine et de l’histoire. Que tous ces auteurs soient ici chaleureusement remerciés, ainsi que Maryvonne Vejux, ancienne collaboratrice de Pierre de Longuemar, qui a bien voulu relire et harmoniser l’ensemble des textes.

Les sujets traités couvrent nombre des intérêts historiques de Pierre de Longuemar et entrent en résonance avec ou tel ou tel épisode de sa biographie, de sa carrière ou de ses activités scientifiques. Trois parties ont été distinguées : l’analyse et la compréhension du système financier international contemporain par des acteurs et des observateurs de premier plan ; des contributions d’histoire économique et bancaire ; des articles d’histoire sociale ou d’entreprise.

Cet ouvrage n’aurait pas pu voir le jour sans le concours de BNP Paribas que nous remercions vivement. Les propos exprimés dans le livre n’engagent toutefois que leurs auteurs.

Florence Descamps, Roger Nougaret, Laure Quennouëlle-Corre

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Pierre de Longuemar dans son bureau de l’Association pour l’histoire de BNP Paribas
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Pierre de Longuemar, entre tradition, appel du grand large et transmission

Florence DESCAMPS, Roger NOUGARET,
Laure QUENNOUËLLE-CORRE

Banquier chez Paribas

Né au sein d’une famille normande enracinée par ses alliances dans diverses provinces de l’ouest de la France (Poitou, Touraine, Anjou, Bretagne), Pierre de Longuemar est issu d’une lignée d’officiers1. Arrière-petit-fils d’Alphonse de Longuemar (1803-1881), officier, archéologue, savant et érudit français2, ayant servi comme général de brigade pendant la guerre de 1870, petit-fils du général de division Paul de Longuemar (1836-1918), fils du colonel Henri de Longuemar (1898-1979), il est resté attaché au monde de l’armée qui a baigné son enfance et sa jeunesse3. Au fil de la carrière de son père, sa famille s’installe successivement dans plusieurs régions, l’Alsace, la Picardie, le Limousin, le Périgord, avant de rejoindre la Tunisie pendant la guerre (1942-1945). Pierre de Longuemar y fait l’expérience mémorable et terrible du bombardement de Tunis par l’aviation américaine en 1943. À la fin des hostilités, il termine ses études secondaires à Saint-Martin de Pontoise où il est pensionnaire, puis prépare HEC à Sainte-Geneviève ← 11 | 12 → (Ginette) à Versailles. Pourquoi HEC ? D’une part, la carrière militaire n’offre plus guère de débouchés intéressants et l’attrait de la grande école de commerce est renforcé par une certaine similitude du concours avec ceux de Saint-Cyr ou de l’École navale. D’autre part, le jeune Pierre de Longuemar ne semble pas particulièrement attiré par l’armée et son père ne l’y pousse guère. Son ancrage familial se conjugue avec une attirance pour « l’ailleurs » et c’est finalement l’appel du large qui motive le jeune étudiant, doté dès cette époque d’un esprit curieux, indépendant et aventurier. Il apprend très tôt l’anglais et l’espagnol, met à profit les stages proposés par HEC pour courir l’Europe (l’Espagne, le Danemark)4.

C’est sans nul doute la réputation internationale de Paribas qui l’incite à entrer dans la banque en novembre 1954, après y avoir été introduit par un ami de sa famille, François Bloch-Lainé, inspecteur des Finances, ancien directeur du Trésor au ministère des Finances et à l’époque directeur général de la Caisse des dépôts et consignations.

Il y est recruté comme attaché de direction au département des affaires commerciales ; le département est alors dirigé par Bernard de Margerie, inspecteur des Finances et ancien de la direction des Finances extérieures à Rivoli, expert des financements internationaux de la banque, activité phare d’un établissement renaissant sous la conduite de Jean Reyre. Le temps d’initiation est court car, de juillet 1956 à janvier 1957, s’ouvre une parenthèse militaire : Pierre de Longuemar est rappelé en service actif en tant que sous-lieutenant au sein de l’armée française dans le Sud marocain, pendant la période d’accès à l’indépendance du pays. Officier « d’action psychologique », il rédige des rapports où l’on retrouve son souci de toujours prendre du recul et contextualiser. Pour lui, cette mission en terre africaine est aussi, d’une certaine façon, une manière de mettre ses pas dans ceux de son père, qui fut commandant au 4e régiment de zouaves de Tunis, lequel se distingua notamment dans les combats ayant amené la reddition des poches de Royan, La Rochelle et de la Pointe de Grave en 1945.

De retour à la banque, il se perfectionne dans la technique des crédits acheteurs, notamment à destination de l’Amérique du Sud : il travaille ainsi au projet de financement du métro de Caracas au Venezuela (projet qui aboutira bien plus tard) et effectue des missions de prospection en Afrique anglophone, domaine quasiment vierge pour la banque. À partir ← 12 | 13 → de ces premières expériences, il s’attache à construire une expertise dans les crédits internationaux qui lui sera reconnue dans les années 1970 et 1980, à l’intérieur comme à l’extérieur de la banque5.

De septembre 1966 à août 1969, se déroule une étape qui va marquer sa carrière, à la fois par l’expérience acquise et par l’élargissement du réseau professionnel : Pierre de Longuemar est détaché en tant qu’investment officer à Washington auprès de la Société financière internationale (International Finance Corporation), une filiale de la Banque mondiale. Au sein du département Afrique Moyen-Orient, il effectue de nombreuses missions dans la région. Il représente aussi officieusement Paribas auprès de la Banque mondiale.

Il semble que Pierre de Longuemar ait été le premier expatrié de Paribas revenant au siège, ce qui causa un certain flottement pour sa réaffectation : après un passage à Paribas Corporation à New York, où il peut se familiariser avec le monde de la banque d’investissement et nouer des relations avec les grandes banques américaines, il revient à Paris s’occuper temporairement du secteur « banque » des relations étrangères. Il fait même un peu de prospection dans les pays nordiques pour le compte du département industriel de la banque.

En juillet 1970, il est affecté au département des opérations financières internationales (DOFI) qui, sous l’autorité de Pierre Haas, abrite l’acti­vité florissante d’émission d’euro-obligations : du fait d’un partage de responsabilités peu clair, apanage de l’organisation fluide et coulée sur les hommes qui a toujours prévalu à Paribas, Pierre de Longuemar développe des activités « exogènes », et notamment l’exploitation d’une ligne de crédit auprès de l’Eximbank6, établie à New York. En période d’encadrement du crédit, cette activité permet le financement en devises de moteurs américains pour Air Inter, de laminoirs pour les forges de Gueugnon…

En juillet 1973, Pierre de Longuemar rejoint la DACRE (direction des affaires commerciales et des relations étrangères), alors qu’un incident sérieux est intervenu dans le département des relations étrangères : il est chargé par Daniel Bédin de réorganiser cette activité, dans un contexte de fort développement du correspondent banking (paiements internationaux et services organisés par les banques entre elles) avec les pays producteurs de pétrole : c’est l’occasion de nombreux voyages dans les Pays du Golfe, dont rendent compte ses rapports toujours directs et ← 13 | 14 → sans langue de bois (voir rapport en annexe). À partir de 1977, nommé au grade de directeur adjoint, il assure la tutelle des relations bancaires et crédits d’accompagnement, un des deux pôles de la DACRE et est aussi chargé du suivi des risques internationaux. Sa responsabilité s’élargit à toute la DACRE à partir de 1979 ; il est ainsi à l’origine de la création en 1980, à l’intérieur de la banque, du groupe de syndication des crédits internationaux, très sollicité au moment de la crise de la dette des pays en voie de développement quelques années plus tard. Il rejoint alors le département international auprès d’Hubert de Saint-Amand en 1983 et poursuit de nombreuses missions à travers le monde pour réactiver ou enclencher de nouveaux partenariats. Il est élevé au grade de directeur en 1984.

En 1987, Pierre de Longuemar est envoyé à Londres pour y diriger la succursale de la banque et superviser l’ensemble des activités en Grande-Bretagne : c’est ce que l’on appellerait aujourd’hui le responsable pays dans une organisation matricielle. Londres vient de connaître son Big Bang (un choc de déréglementation) en 1986 et Paribas y dispose, à côté de la succursale, d’une filiale très active sur les marchés de capitaux et notamment les produits dérivés : Paribas Capital Markets, dirigée par Patrick Stevenson. Il reçoit aussi la mission de réorganiser le secteur du négoce pétrolier où Paribas détient une forte position, mais vient de constater une perte importante. Londres procure aussi des occasions de rencontres intéressantes pour l’anglophile qu’est Pierre de Longuemar, comme celle du très british Nicholas Goodison, patron du London Stock Exchange, mais aussi de la petite maison de courtage Quilter Goodison, rachetée par Paribas après le Big Bang. Financeur d’équipements britanniques à destination du Maroc, il a les honneurs d’un dîner au 10 Downing Street, en présence de Margaret Thatcher. Le passionné d’histoire visite les services d’archives des grandes banques de la place, comme celui de la Midland Bank, dirigé par Edwin Green. Il prend là les contacts qui l’amèneront à être l’un des fondateurs de l’European Association for Banking History en 1990.

Pierre de Longuemar a donc voué toute sa carrière professionnelle à une seule entreprise, Paribas, si l’on excepte l’épisode à la Banque mondiale : énergie, largeur de vues, appétit pour le contact personnel, curiosité personnelle et professionnelle sont quelques-unes des qualités que tout le monde s’accorde à lui reconnaître. Lorsque sonne l’heure de la retraite en 1990, Pierre de Longuemar est déjà prêt pour s’engager dans une nouvelle aventure de longue haleine, la valorisation de l’histoire et du patrimoine de Paribas. ← 14 | 15 →

Du service des Archives historiques de Paribas à l’Association pour l’histoire de BNP Paribas

C’est dans les années 1960 qu’émerge chez Paribas une première préoccupation pour les archives historiques, à l’initiative du secrétaire général Jean Cabet. Le Fonds Cabet trouve là ses origines, constitué des archives les plus anciennes, celles des fondateurs, les Bischoffsheim, les Goldschmidt et les Bamberger, depuis la fondation – 1872 – jusqu’aux années 1940. Mais il faut attendre 1990 pour que, sur la suggestion de Jean Favier, directeur général des Archives de France et dans le sillage des Archives de Saint-Gobain dirigées par Maurice Hamon, soit créé un service des Archives historiques, après qu’ait été écartée l’hypothèse d’un versement des archives de la banque, à l’image des archives Rothschild, au Centre des archives du monde du travail de Roubaix.

Rattaché à l’époque au secrétariat général et placé sous la direction de Pierre de Longuemar récemment retraité, secondé par Maryvonne Véjux, le service s’étoffe d’une petite équipe qui voit passer documentalistes, jeunes chartistes et stagiaires. L’histoire d’entreprise est alors en plein essor en France, portée par les travaux d’archivistes comme Bertrand Gille, d’universitaires comme Maurice Lévy-Leboyer, Jean Bouvier, François Caron ou Hubert Bonin et par des cabinets de conseil en histoire comme Public Histoire dirigé par Félix Torrès. Alors que s’annonce le 120e anniversaire de la Banque de Paris et des Pays-Bas, après avoir exploré les acquis de la business history anglo-saxonne plus anciennement développée aux États-Unis et en Grande-Bretagne, Pierre de Longuemar, soucieux de publier une histoire de la banque qui soit de qualité, fait appel à un spécialiste d’histoire économique, Éric Bussière, à la disposition duquel il met les archives historiques. Paribas, l’Europe et le monde paraît en 1992 chez Mercator et signe l’insertion du service des Archives de Paribas dans le monde de l’histoire bancaire, française et internationale.

Créée en 1994 pour remplacer le service des Archives qui vient d’être supprimé en raison de drastiques compressions de frais généraux liées à la crise de 1993, l’Association pour l’histoire de Paribas rejoint le club très fermé des associations d’histoire d’entreprise créées dans les années 1980 (Association pour l’histoire de l’électricité en France en 1982, Institut pour l’histoire de l’aluminium en 1986, Association pour l’histoire des chemins de fer en 1987). Dotées de ressources scientifiques spécifiques, ces associations viennent prolonger l’activité proprement conservatoire et documentaire des services d’archives par des activités de valorisation historique (colloques, séminaires, prix, bourses, publications, tutorat d’étudiants, formation des « anciens » aux méthodes de l’histoire, collecte de témoignages oraux, etc.). L’Association pour l’histoire de ← 15 | 16 → Paribas a pour mission d’encourager la recherche historique, de préserver le patrimoine et la mémoire de la banque, en associant chercheurs, archivistes et anciens collaborateurs de Paribas. Suite à la fusion avec la BNP en 2000, l’Association prend son nom actuel – Association pour l’histoire de BNP Paribas – et élargit le champ de ses activités à l’histoire de la BNP, elle-même issue d’une fusion entre le CNEP et la BNCI en 1966. Aujourd’hui, à l’image des grandes entreprises nommées plus haut et des comités d’histoire ministériels les plus durables (Finances, Poste, Affaires sociales, Culture, Équipement, Banque de France), deux entités coexistent, le service « Archives et Histoire Groupe » et l’Association, dont les activités s’entrecroisent et sont en même temps distinctes.

Au sein de la communauté scientifique7, l’Association pour l’histoire de BNP Paribas se fait rapidement connaître, grâce à l’entregent de Pierre de Longuemar mais aussi en raison de la riche documentation qu’elle met à la disposition des chercheurs, témoignages oraux, archives privées, ouvrages… Cette insertion de l’association dans le monde de l’université et de la recherche est facilitée par la présence assidue de Pierre de Longuemar aux colloques d’histoire bancaire et financière français et européens, au cours desquels il noue des relations avec des professeurs, chercheurs ou étudiants et leur fait connaître les activités de l’Association. Lorsqu’il les reçoit, il prend le temps de les accueillir dans son bureau et de dialoguer avec eux, leur livrant sa propre connaissance de l’histoire de la banque, jusqu’à témoigner des événements qu’il a vécus personnellement.

Nul doute que la création en 1990 de l’European Association for Banking History a permis d’entrée de jeu à Pierre de Longuemar de se familiariser avec nombre de responsables d’archives bancaires en Europe et plusieurs historiens de renom. Rappelons que la première réunion de l’EABH s’est tenue rue d’Antin, sous l’égide de Manfred Pohl, directeur de l’Institut historique de la Deutsche Bank ! Côté historiens, le Français Maurice Lévy-Leboyer et l’Anglais Philip Cottrell sont parmi les fondateurs, avec les archivistes de banque ou d’institutions financières, dont, en France, Jean-Marie Thiveaud, alors directeur de la Mission historique de la Caisse des dépôts et consignations. Cette alliance est née de la volonté de Manfred Pohl de rapprocher universitaires et banquiers, de stimuler la recherche sur un plan européen et d’encourager la conservation des archives historiques des banques. Pierre de Longuemar, parfaitement bilingue, est très à l’aise dans ce carrefour européen entre archivistes, ← 16 | 17 → historiens et banquiers. Il œuvre activement pendant plus de vingt ans en faveur du développement de l’EABH et intervient régulièrement dans les discussions qui marquent ses colloques annuels.

La bibliothèque constitue un pôle important de l’attractivité de l’Association. Grâce aux achats réguliers de Pierre de Longuemar, bibliophile averti, elle s’est enrichie en vingt-cinq ans de 3 300 ouvrages consacrés à l’histoire bancaire, financière ou économique et à celle des entreprises françaises et internationales. Si la grande majorité est en français, elle contient également de nombreux ouvrages en anglais, quelques autres en allemand, italien, espagnol… et même japonais ! Elle offre aussi toute une littérature grise, des thèses et mémoires que les chercheurs envoient suite à leur passage à l’association, ainsi que des collections de revues comme Entreprises et Histoire, Financial History Review… À cette collection d’ouvrages s’ajoutent des documents archivistiques de natures diverses : les dossiers de personnalités constitués depuis la rédaction de l’ouvrage sur Paribas avec Éric Bussière, les témoignages oraux (voir infra) et le fonds documentaire, enrichi depuis le fonds Cabet des documents versés par des anciens de la banque8. Chaque année, l’Association, que Pierre de Longuemar s’efforce de faire connaître par des articles dans diverses revues (liste de ses publications en annexe), reçoit une dizaine de chercheurs français ou étrangers9. Ses liens avec la communauté des historiens se renforcent également par le soutien intellectuel et financier apporté à un certain nombre de publications. Nous avons déjà cité l’ouvrage d’Éric Bussière, préfacé par François Caron, sur l’histoire de la Banque de Paris et des Pays-Bas ; il sera suivi de l’ouvrage de Georges Hatton, Les enjeux financiers et économiques du Protectorat marocain (1936-1956), Paris, SFHOM, 2009 et de l’ouvrage de Virginie Monnier, Jacques Laffitte, roi des banquiers et banquier des rois, Bruxelles, P.I.E. Peter Lang, 2013.

Résumé des informations

Pages
319
ISBN (PDF)
9783035266207
ISBN (ePUB)
9783035297096
ISBN (MOBI)
9783035297089
ISBN (Broché)
9782875743459
Langue
Français
Date de parution
2016 (Juin)
Published
Bruxelles, Bern, Berlin, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, 2016. 319 p., 6 ill., 20 tabl.

Notes biographiques

Florence Descamps (Éditeur de volume) Roger Nougaret (Éditeur de volume) Laure Quennouëlle-Corre (Éditeur de volume)

Florence Descamps, ancienne secrétaire scientifique du Comité pour l’histoire économique et financière de la France, est maître de conférence HDR en histoire à l’École pratique des hautes études. Elle travaille sur l’histoire de la réforme de l’État, des finances publiques et du ministère des Finances au XXe siècle. Roger Nougaret est archiviste-paléographe (École des chartes), responsable du service Archives et Histoire Groupe de BNP Paribas. Il est membre du conseil académique de la European Association for Banking and Financial History et du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS). Laure Quennouëlle-Corre est directrice de recherche au CNRS. Elle travaille sur les marchés de capitaux, la politique économique et financière et les relations financières et monétaires internationales.

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Titre: Banque et société, XIXe–XXIe siècle