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Écrire l’espace des Amériques

représentations littéraires et voix de femmes amérindiennes

de Rita Olivieri-Godet (Auteur)
Monographies XII, 252 Pages
Série: Brazilian Studies, Volume 5

Résumé

Les études réunies dans ce livre mettent en évidence la contribution de la littérature à un nouvel imaginaire sur l’espace des Amériques, se traduisant par la prise en considération des cultures des peuples autochtones et la remise en question de la perspective coloniale qui perdure jusqu’à nos jours. Le choix des récits et recueils de poèmes du Brésil et du Québec (XXe et XXIe siècles) permet à Rita Olivieri-Godet de souligner les aspects géopolitiques et culturels d’un processus de transformation des territorialités autochtones à travers des textes qui témoignent des structures profondes reliant les Amérindiens à leur territoire et dévoilent la mémoire enfouie du vécu des communautés. L’étude des voix d’écrivaines amérindiennes interroge les éléments formels et thématiques d’une poétique autochtone qui participe à l’élargissement et à la reconfiguration des dimensions matérielle et symbolique des espaces des Amériques, dans le contexte pluriculturel de nos sociétés contemporaines. C’est par l’amérindianité des œuvres littéraires allochtones et autochtones –qui réclament la reconnaissance des cultures amérindiennes– que l’ouvrage rejoint la perspective de l’américanité.

Table des matières

  • Couverture
  • Titre
  • Copyright
  • À propos de l’auteur
  • À propos du livre
  • Pour référencer cet eBook
  • Table des matières
  • Remerciements
  • Préface
  • Avant-propos
  • I. La fiction au défi de la mémoire du territoire
  • Confins vierges, peuples invisibles
  • 1 Violence coloniale et dépossession territoriale : Guerra no coração do cerrado de Maria José Silveira
  • 2 Les Amérindiens dans l’univers métis des romans de Jorge Amado
  • 3 L’écrivain-journaliste Antonio Callado, l’arrière-pays et les « Indiens du Brésil »
  • 4 La fictionnalisation de l’espace amazonien : une lecture de Mad Maria de Márcio Souza
  • Relations spatiales et cohabitation culturelle
  • 5 La mémoire des relations entre Canadiens français et Amérindiens dans les romans de Gérard Bouchard
  • 6 Habitante irreal de Paulo Scott : non-lieu et lieu de survie
  • II. Voix de femmes et territorialités amérindiennes
  • 7 Voix de femmes dans les littératures amérindiennes au Brésil et au Québec
  • 8 La dimension hybride de la voix amérindienne d’Eliane Potiguara
  • 9 Graça Graúna : la poésie comme stratégie de survie
  • 10 « Défaire la clôture de la réserve » : Kuessipan de Naomi Fontaine
  • 11 Bleuets et abricots de Natasha Kanapé Fontaine : l’itinérance d’une parole affranchie
  • En guise de conclusion : déverrouiller l’imaginaire sur l’espace des Amériques
  • Titres de la collection

Rita Olivieri-Godet

Écrire l’espace des Amériques

représentations littéraires
et voix de femmes amérindiennes

New York • Bern • Berlin

Brussels • Vienna • Oxford • Warsaw

À propos de l’auteur

Rita Olivieri-Godet est professeure de littérature brésilienne à l’Université Rennes 2, membre de l’ERIMIT et membre Senior de l’Institut Universitaire de France. Auteure, entre autres, de L’altérité amérindienne dans la fiction contemporaine des Amériques (2015) et de Cartographies littéraires du Brésil actuel (dir. Peter Lang, 2016).

À propos du livre

Les études réunies dans ce livre mettent en évidence la contribution de la littérature à un nouvel imaginaire sur l’espace des Amériques, se traduisant par la prise en considération des cultures des peuples autochtones et la remise en question de la perspective coloniale qui perdure jusqu’à nos jours. Le choix des récits et recueils de poèmes du Brésil et du Québec (XXe et XXIe siècles) permet à Rita Olivieri-Godet de souligner les aspects géopolitiques et culturels d’un processus de transformation des territorialités autochtones à travers des textes qui témoignent des structures profondes reliant les Amérindiens à leur territoire et dévoilent la mémoire enfouie du vécu des communautés. L’étude des voix d’écrivaines amérindiennes interroge les éléments formels et thématiques d’une poétique autochtone qui participe à l’élargissement et à la reconfiguration des dimensions matérielle et symbolique des espaces des Amériques, dans le contexte pluriculturel de nos sociétés contemporaines. C’est par l’amérindianité des oeuvres littéraires allochtones et autochtones –qui réclament la reconnaissance des cultures amérindiennes– que l’ouvragerejoint la perspective de l’américanité.

Pour référencer cet eBook

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Remerciements

Je tiens à remercier pour leur appui l’IUF –Institut universitaire de France– et l’ERIMIT –Équipe de recherches interlangues « Mémoires, Identités Territoires »– de l’Université Rennes 2, grâce auxquels cette publication a été rendue possible.

J’adresse également mes plus vifs remerciements à Orianne Guy pour son travail de relecture et de mise en page du manuscrit et à Yann Aubin, responsable de la cellule recherche de l’UFR Langues de l’Université Rennes 2, pour sa participation efficace aux démarches administratives.

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Préface

La publication de ce livre vient enrichir les recherches entreprises par Rita Olivieri-Godet sur la littérature amérindienne et sur la littérature produite par des non-Amérindiens, qui aborde autant les conflits que les processus d’interaction entre les différents peuples d’Amérique. Dans son premier ouvrage sur le sujet, L’altérité amérindienne dans la fiction des Amériques (2015), l’auteure a privilégié les modalités de construction de la figure fictionnelle des Amérindiens au Brésil, en Argentine et au Québec. Elle se penche à présent sur la topologie imaginaire de l’espace américain dans des œuvres d’auteurs du Brésil et du Québec, des régions qui apparaissent comme des espaces de tension entre les langues et les cultures.

Dans la première partie, Rita Olivieri-Godet opère un rapprochement entre l’histoire et la géographie. Elle analyse des romans où le territoire est l’objet d’un conflit dans une perspective historique, à l’exemple de Guerra no coração do cerrado, de Maria José Silveira : l’histoire se concentre sur la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle, et se déroule dans la région centrale du Brésil qui correspond aujourd’hui à l’état de Goiás. L’auteure parcourt ensuite l’œuvre immense de Jorge Amado pour y constater la présence quasi nulle des Amérindiens, si ce n’est dans ses ouvrages plus biographiques et politiques, comme Le chevalier de l’espérance : vie de Carlos Luis Prestes. On peut com←ix | x→prendre que les Noirs soient davantage représentés dans ses écrits parce qu’ils sont plus présents, visibles et actifs dans l’état de Bahia. Mais pour un auteur qui a défendu le métissage brésilien théorisé par Gilberto Freyre, il peut paraître étrange que l’Amérindien apparaisse plus comme sang qui laisse des traits phénotypiques que comme personnage aux caractéristiques culturelles et identitaires personnelles. Après une importante cartographie des ouvrages, l’auteure explore surtout des romans qui se passent dans la région cacaoyère du sud de l’état de Bahia : Tocaia grande : la face cachée et Terre violente, dans le but d’approfondir le sens de la présence des Amérindiens dans les conflits liés à la terre au fil du temps. La question foncière est au cœur des conflits entre, d’un côté, les grands exploitants agricoles et les exploitants miniers blancs et, de l’autre, les populations autochtones, qui luttent pour préserver leurs territoires ancestraux. L’invasion des terres a toujours été une menace, y compris pour celles déjà délimitées officiellement. En outre, le gouvernement actuel du pays tend à renforcer cette situation avec sa politique anti-amérindienne. Un chapitre est consacré à Antonio Callado et plus spécifiquement à sa production journalistique. Rita Olivieri-Godet se base sur des textes peu connus, découverts à la Fondation Casa de Rui Barbosa, pour enrichir l’analyse de romans importants comme Quarup et Expédition Montaigne, et offrir ainsi une vision plus large de son œuvre. L’ouvrage étudié de Márcio Souza est Mad Maria. Ces chapitres de la première partie mettent l’accent sur l’invisibilité des Amérindiens qui vivent aux confins de l’Amazonie ou des terres du centre du pays (Parc amérindien du Xingu, Cerrado), des régions éloignées des grands centres urbains. Les deux chapitres suivants abordent les relations culturelles interpersonnelles quand les Amérindiens vivent au contact des Blancs dans des espaces proches, et ce avec : la trilogie du romancier et anthropologue Gérard Bouchard, qui se passe au Québec, et le roman O habitante irreal de Paulo Scott, dont l’histoire a lieu dans l’état brésilien du Rio Grande do Sul.

Résumé des informations

Pages
XII, 252
ISBN (PDF)
9781433167652
ISBN (ePUB)
9781433167669
ISBN (MOBI)
9781433167676
ISBN (Relié)
9781433167645
Langue
Français
Date de parution
2019 (Juillet)
Published
New York, Bern, Berlin, Bruxelles, Oxford, Wien, 2019. XII, 252 p., 1 tabl.

Notes biographiques

Rita Olivieri-Godet (Auteur)

Rita Olivieri-Godet est professeure de littérature brésilienne à l’Université Rennes 2, membre de l’ERIMIT et membre Senior de l’Institut Universitaire de France. Auteure, entre autres, de L’altérité amérindienne dans la fiction contemporaine des Amériques (2015) et de Cartographies littéraires du Brésil actuel (dir. Peter Lang, 2016).

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