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Die Pflanzenwelt im Fokus der Environmental Humanities / Le végétal au défi des Humanités environnementales

Deutsch-französische Perspektiven / Perspectives franco-allemandes

de Aurélie Choné (Éditeur de volume) Philippe Hamman (Éditeur de volume)
Comptes-rendus de conférences 350 Pages

Résumé

Dieser Band beschäftigt sich mit der Entwicklung der Wissensformen von Natur und Umwelt in Frankreich und Deutschland sowie mit dem daran anknüpfenden Dialog zwischen den Disziplinen. Der erste Teil bietet einen Überblick über den Wissensstand und die aktuellen Debatten in den Environmental Humanities auf beiden Seiten des Rheins. Der zweite Teil enthält entsprechende Fallstudien mit dem Fokus auf die Pflanzenwelt, d.h. auf Gärten und Wälder.
Cet ouvrage propose une réflexion sur la construction et la diffusion des savoirs sur la nature et l’environnement en France et en Allemagne, en associant le dialogue des disciplines et des échelles. La première partie offre un état des savoirs et des débats sur les Humanités environnementales des deux côtés du Rhin. La deuxième partie aborde des études de cas autour de deux thématiques axées sur le végétal : les jardins et les forêts.

Table des matières

  • Cover
  • Titel
  • Copyright
  • Autorenangaben
  • Über das Buch
  • Zitierfähigkeit des eBooks
  • Inhaltsverzeichnis / Table des matières
  • Introduction Humanités environnementales et monde végétal : Perspectives franco-allemandes, dialogue des disciplines, des savoirs et des échelles (Aurélie Choné & Philippe Hamman)
  • Erster Teil / Première Partie : Environmental Humanities / Humanités environnementales : Aktuelle Dynamiken und Herausforderungen in Frankreich und Deutschland / Dynamiques et enjeux actuels en France et en Allemagne
  • Repenser la nature à la lumière des Humanités environnementales (Aurélie Choné & Philippe Hamman)
  • Die Antike und die Environmental Humanities: Vier Fragen (Christopher Schliephake)
  • Die Environmental Humanities im deutschsprachigen Raum: Erste Forschungszentren, Ansätze und Perspektiven (Hubert Zapf & Evi Zemanek)
  • Plant Studies in Deutschland. Pflanzen als Mit-Wesen in Thomas Hettches Pfaueninsel (Urte Stobbe)
  • L’histoire des forêts au défi de l’histoire globale : perspectives de recherche depuis la France et l’Allemagne (Jawad Daheur)
  • Zweiter Teil / Deuxième Partie : Fallstudien / Études de cas : Wälder, Gärten, Pflanzen / Forêts, jardins, plantes
  • Gärten / Jardins
  • Zurück in den Garten : Mythos, Idee, literarischer Raum (Valerie Fritsch und Pascal Quignard) (Hildegard Haberl)
  • Jardins écologiques avant la lettre ? Lectures de Jean-Jacques Rousseau, Johann Wolfgang von Goethe, George Sand et Hermann Hesse à la lumière de Gilles Clément (Corinne Fournier Kiss)
  • Le Club 99 : une expérience d’écologie radicale au sein de la communauté rurale de Sieben Linden (1999–2010) (Anne-Marie Pailhès)
  • Wälder / Forêts
  • La France et l’Allemagne face à la « question forestière » au XIXe siècle. Le point de vue des forestiers français (Philippe Alexandre)
  • L’histoire des forêts et les Humanités environnementales en France et en Allemagne. Vers un désenchantement (Michel Dupuy)
  • Natürlich natürlich?! Wie natürlich sollten die Wälder des Biosphärenreservats Pfälzerwald-Nordvogesen in Zeiten des Klimawandels sein? (Paul Averbeck, Florence Rudolf & Julie Gobert)
  • Anhang / Annexes
  • Zusammenfassungen / Résumés
  • Autorenverzeichnis / Présentation des auteurs
  • Reihenübersicht

Aurélie Choné & Philippe Hamman

Introduction Humanités environnementales et monde végétal : Perspectives franco-allemandes, dialogue des disciplines, des savoirs et des échelles

Ce volume fait suite au colloque international « Circulations et renouvellement des savoirs sur la nature et l’environnement en France et en Allemagne : questionner les Humanités environnementales », tenu les 4 et 5 octobre 2018, au Collège doctoral européen de Strasbourg, et, plus largement, à la mise en réseau et aux travaux initiés à partir de 2016 grâce à un Programme de formation-recherche (PFR) éponyme du Centre interdisciplinaire d’études et de recherches sur l’Allemagne (CIERA). La série de séminaires conduits entre 2016 et 2018 en alternance à Strasbourg et à Freiburg im Breisgau a été retravaillée sous la forme d’un dossier de la Revue d’allemagne et des Pays de langue allemande1. Nous avons souhaité valoriser également le colloque final de 2018, qui a rassemblé de nombreux spécialistes reconnus et des jeunes collègues, et quelque quarante mastérant·e·s en sciences sociales et en études germaniques. Pour ce faire, nous n’avons pas retenu la voie d’actes de colloque et avons privilégié un ouvrage collectif pensé dans sa pleine cohérence. La sélection et la reprise affinée des contributions a nécessité un certain temps. Sur les dix-huit communications au colloque, nous en avons retenu huit, et adjoint trois textes supplémentaires afin de compléter le projet éditorial, grâce à des contacts tissés à partir du PFR.

Objectifs scientifiques

Cet ouvrage collectif propose une réflexion comparée sur la construction et la diffusion des savoirs sur la nature et l’environnement, en France et en ←7 | 8→Allemagne, afin d’interroger l’émergence et le succès du champ d’études des Humanités environnementales.

À travers une mise en regard épistémologique et pluridisciplinaire – associant les études littéraires et culturelles, d’une part, les sciences humaines et sociales, d’autre part –, nous nous sommes demandés pourquoi l’on vient à parler d’Humanités environnementales, dans quels contextes, à propos de quels objets et quels modes d’analyse. Questionner la construction de ce champ dans les contextes nationaux français et allemand est riche de sens, d’autant que l’on sait les deux « traditions nationales » des rapports à la nature souvent présentées comme clivées (schématiquement, la filiation des Lumières en France, celle du Romantisme en Allemagne), alors que les processus historiques ont été plus complexes. Ces traditions sont à penser en lien à la fois avec des histoires étatiques spécifiques, mais qui présentent tout de même des similarités à travers des formes d’organisation passée (de type impérial), et avec des logiques territoriales singulières, qui redéploient des problématiques européennes. L’observation de ces deux pays peut ainsi donner à voir une diversité de situations, en Europe et au-delà, comme le montre en particulier l’histoire des forêts au défi de l’histoire globale, traitée par Jawad Daheur dans le volume. L’Allemagne est caractérisée par le polycentrisme, mais la romanité qui définit la France est aussi un critère pertinent pour l’Allemagne, qui est coupée en deux par le « limes romain » dessiné par le Danube – cette frontière étant encore de nos jours une ligne de démarcation entre catholiques et protestants, témoignant de valeurs et de références en partie différentes. Tout en intégrant cette épaisseur historique, une vision dynamique s’attachant aux évolutions actuelles, tant sur le plan de l’histoire des idées et des études culturelles que sur celui de fondements empiriques et critiques en sciences sociales, permet de relire des schémas qui apparaissent trop binaires lorsqu’on néglige les emprunts croisés ou qu’on ne rend pas raison des circulations avec la sphère anglo-saxonne, à la fois en France et en Allemagne – ce qui ouvre plusieurs niveaux de comparaison.

Ce questionnement des Humanités environnementales repositionne l’enjeu d’un renouvellement des savoirs sur la nature et l’environnement, à l’heure de débats académiques, politiques et sociaux récurrents sur la crise écologique mondiale. Pour ce faire, notre démarche consiste in concreto à faire dialoguer des contributeurs de France, d’Allemagne et de Suisse dans le souci permanent de la comparaison. La perspective franco-germanique s’est imposée à nous d’abord en tant qu’habitants d’une ville-frontière ou d’un espace frontalier, vivant entre France et Allemagne, sensibles à la problématique transfrontalière ←8 | 9→et interculturelle, et ensuite parce que très peu de travaux de recherche l’ont adoptée jusqu’ici, à quelques exceptions notables près.2

Une triple spécificité appuie l’originalité du volume : (1) Nous avons fait échanger des chercheurs de disciplines différentes : historiens, sociologues, spécialistes d’urbanisme et d’aménagement, d’études environnementales, spécialistes de littérature germanique, américaine, de littérature comparée, et civilisationnistes ; (2) Dans leurs contributions, les auteurs eux-mêmes ont recours à d’autres disciplines : la géographie, la biologie, l’écologie, etc. ; (3) Ce dialogue des disciplines va de pair avec une mise en écho des échelles : locale, régionale, nationale, internationale, y compris transnationale – à l’exemple, parmi d’autres, de l’histoire globale qui propose un changement d’échelle historiographique afin d’échapper à la critique de l’européocentrisme.

Organisation du volume

De façon distinctive, l’ouvrage associe deux entrées complémentaires. Une première partie s’attache aux dynamiques et enjeux actuels des Humanités environnementales en France et en Allemagne. Il s’agit d’en restituer et questionner le champ à partir d’un panorama, de coups de sonde et de publications significatives récentes, offrant un état des savoirs et des débats. Ces recherches donnent-elles à penser des recompositions académiques et/ou de pratiques ? Repère-t-on un décloisonnement des disciplines ? Cela permet-il de repenser l’interrelation entre nature et culture et de dépasser un anthropo- et européocentrisme profondément ancré dans le naturalisme occidental ? (Aurélie Choné et Philippe Hamman). Il s’agit notamment de voir si et en quoi certains domaines de recherche (écocritique, études animales, études végétales…) ou disciplines (sociologie, anthropologie, histoire…) peuvent être rattachés ou interagir avec le champ des Humanités environnementales. Peut-on relire des époques antérieures, à l’exemple de l’Antiquité (Christopher Schliephake) ou encore la moyenne durée depuis les XVIIIe et XIXe siècles (Jawad Daheur), à la lumière des Humanités environnementales ? Des « écoles » se dégagent-elles avec des centres-phares ? (Evi Zemanek et Hubert Zapf). En somme, quels apports y a-t-il à adopter plus spécifiquement une approche comparative France-Allemagne : les Humanités ←9 | 10→environnementales sont-elles construites et perçues différemment dans les deux pays ? Que peut nous apprendre également un regard transatlantique sur les circulations qui s’opèrent, par exemple lorsqu’on pense aux Plant Studies ? (Urte Stobbe). Si certaines contributions évoquent prioritairement la situation en Allemagne ou en France, c’est que des travaux portant sur le pendant français et/ou allemand ont déjà été publiés ailleurs, également dans une perspective comparative, y compris par nous-mêmes. Il en est par exemple ainsi de l’institutionnalisation des Humanités environnementales abordée par Hubert Zapf et Evi Zemanek pour le versant allemand3, et de la diffusion de l’écocritique4 et des Plant Studies abordée par Urte Stobbe pour le côté allemand5.

La deuxième partie prolonge ce questionnement, sous l’angle d’études de cas, en associant, autour du végétal comme fil conducteur, deux focales riches de sens : jardins et forêts. Il s’agit ici de confronter les modes d’entrée en termes d’Humanités environnementales à un objet nodal des interactions de nos sociétés avec la nature et l’environnement : les rapports aux jardins et aux forêts, le retour à la terre sont autant d’incarnations de la relation au végétal que viennent illustrer des perspectives allemandes et françaises mises en dialogue. Ainsi, comment analyser, dans la littérature, l’« euphorie » d’un retour au jardin (Hildegard Haberl) ou le paradigme d’une « globalisation viable » ? (Corinne Fournier Kiss). Ou encore, sur un autre plan, quelles leçons tirer d’une certaine confrontation à la pratique (maison « végétale », nourriture vegan, jardins partagés…) pour des communautés écologiques « radicales » ? (Anne-Marie Pailhès). ←10 | 11→Quant aux représentations des forêts en France et en Allemagne, elles portent la trace d’une histoire nationale liée à des mythologies et des imaginaires propres, mais aussi celle d’emprunts croisés, depuis le début du XIXe siècle (Philippe Alexandre) et jusqu’aux politiques forestières contemporaines, dans les imaginaires de la crise qu’elles peuvent mobiliser (Michel Dupuy) et dans les rapports complexes à la naturalité qui marquent les différents acteurs du secteur forestier en France et en Allemagne (Paul Averbeck, Florence Rudolf et Julie Gobert).

Ces analyses présentent un intérêt concret pour une mise en œuvre plus intégrée des pratiques et des projets écologiques franco-allemands, prenant en compte les enjeux économiques pour nos sociétés à travers une approche multiscalaire (du transfrontalier « régional » au transnational « global »). Elles permettent en outre de mettre au jour différentes interactions possibles entre nature et culture, ainsi que les déterminations culturelles de ces inter-relations. Le lien au végétal s’exprime très souvent à travers des « arts de faire » (au sens de Michel de Certeau6) et d’agir avec la nature productivistes. Face à la réalité de l’exploitation forestière, explique Philippe Alexandre dans sa contribution, la préoccupation de faire face à la déforestation, « c’est-à-dire conserver les forêts existantes et assurer le repeuplement de celles qui avaient été dévastées », fait sujet durant tout le XIXe siècle en France comme en Allemagne. Ce sont là des rapports économiques et sociaux courants qui relèvent du contrôle, de la maîtrise de la nature, à l’instar du style du jardin à la française, souvent opposé au jardin à l’anglaise, laissant la nature plus « sauvage ». Plus largement, Maurice Wintz a montré que le jardin peut se lire comme une incarnation, mais aussi une métaphore sociétale d’un espace pensé comme maîtrisable et maîtrisé, où chaque parcelle remplit une fonction (de production ou d’ornement, etc.), tout en écartant les dynamiques propres de la nature, ramenées à de « mauvaises herbes » ou encore via des interventions humaines, à l’exemple de l’arrosage.7 Gert Gröning prolonge cette réflexion en relevant le fait que « ce qui était vrai depuis longtemps pour le jardin […] devient aussi valable pour le paysage, sporadiquement, d’abord, au XIXe siècle, avec l’idée de l’embellissement […], mais beaucoup plus nettement depuis le début du XXe siècle. Au cours de ce siècle, la création de paysages, qui, jusqu’alors, pouvaient être considérés comme des ←11 | 12→garants de “naturalité”, entre de plus en plus dans le domaine des possibilités sociales ; de sorte que le paysage ressemble de plus en plus au jardin »8.

Parallèlement à ces modes d’agir avec la nature invasifs, on repère des arts du faire-avec, sur le mode de l’« action indirecte négative », bien explicitée par André-Georges Haudricourt dès 1962.9 Plus tard, la philosophe Catherine Larrère explorera la possibilité de vivre autrement à l’ère de l’Anthropocène, en se demandant « comment vivre avec la nature »,10 tandis que pour une autre philosophe, Corine Pelluchon, « vivre avec », c’est aussi « vivre de » : la phénoménologie de la corporéité qu’elle met au jour souligne ce qui échappe à notre maîtrise (fatigue, mortalité, et nourritures diverses, de l’alimentation à la respiration en passant par le paysage, le travail et les relations sociales) ;11 ce « vivre de » fait émerger un sujet toujours relationnel, en contact avec les autres, humains et non-humains.

À côté des arts du faire-contre ou du faire-avec, du vivre contre ou avec la nature, on repère encore des arts du laisser-faire ou du faire-faire comme prise en compte des agentivités relevant de la « voix moyenne », pour faire écho à un ouvrage récent d’Isabelle Stengers.12 Quand cette agentivité de la nature n’est pas prise en considération, comme dans le célèbre roman de Goethe Die Wahlverwandschaften, la nature semble « se venger », ainsi que le relève Corinne Fournier-Kiss dans le présent volume : la nature répond aux travaux d’aménagement du parc en créant un glissement de terrain, et provoque finalement la mort du bébé de Charlotte et Édouard. L’interdépendance entre humains et non-humains, culture et nature, ressort ici de manière particulièrement frappante puisque « mutiler la nature revient finalement à mutiler l’homme lui-même », voire le tuer. En revanche, quand l’agentivité de la nature est prise en compte, comme dans le conte de Hermann Hesse Iris, le jardin devient véritablement vivant et rend possible la transformation intérieure de l’être humain, comme le montre Aurélie Choné.

Comment se distribuent ces différents modes d’agir avec les vivants végétaux des deux côtés du Rhin ? Qu’en déduire sur une redéfinition possible des ←12 | 13→rapports entre nature et culture dans les deux pays ? Il peut s’agir de (vouloir) faire autrement dans un monde abimé mais lu comme encore majoritairement relié au monde végétal, à l’instar des écologistes radicaux du Club 99 étudiés par Anne-Marie Pailhès ; ou de réfléchir sur la place de la naturalité dans les représentations de la nature forestière dans le cadre « engagé » d’une réserve transfrontalière de biodiversité, ainsi que le proposent Paul Averbeck, Florence Rudolf et Julie Gobert. Des différences culturelles sont-elles perceptibles et comment les interpréter ? On peut ici faire l’hypothèse d’une recomposition : plutôt que de raisonner en termes de « modèles nationaux », forcément poreux, le déplacement du regard que permettent les Humanités environnementales conduit à dégager autant de pistes transverses de circulations : les arts du faire-contre, du faire-avec et du faire-faire la nature, y compris dans leurs tensions respectives qui écartent toute « fin de l’histoire », s’avèrent répandus et incarnés d’un côté de la frontière comme de l’autre, et s’intriquent de plus en plus, à la fois dans le cadre de processus de globalisation et via une re-territorialisation dans des projets transfrontaliers. Forêts et jardins apparaissent finalement comme des naturecultures au sein desquelles humains et non-humains sont liés de façon inextricable dans des « pratiques tentaculaires ».13

L’ouvrage, à l’image des Humanités environnementales elles-mêmes, poursuit ainsi une double ambition, à la fois de réflexion interdisciplinaire et conceptuelle et pour l’action sur les pratiques, en associant l’histoire des idées (réflexions sur les discours et les évolutions conceptuelles) et l’analyse des pratiques socio-environnementales (en quoi des case studies à plusieurs échelles, y compris locales, renseignent sur des enjeux pratiques). Cette démarche correspond à notre approche de chercheurs-citoyens convaincus que la réflexivité peut infléchir les modes d’action, ainsi qu’à notre conception des Humanités environnementales, qui cherche à concilier réflexion et action, théorie et pratique, par-delà les clivages disciplinaires et culturels. C’est bien en cela, transversalement aux chapitres pris un à un, que la mise en relation entre sciences humaines et sociales d’une part, études littéraires et culturelles d’autre part, exprime tout son potentiel, en faisant dialoguer des références « classiques » et d’autres plus récentes. Les études de cas, loin de s’enfermer dans une approche monographique en soi, viennent illustrer les enjeux théoriques, méthodologiques et comparatistes franco-allemands qui servent de fil rouge, et dont la conception est présentée de façon plus détaillée dans notre chapitre « Repenser la ←13 | 14→nature à la lumière des Humanités environnementales ». D’une part, différents dispositifs méthodologiques concrets viennent se répondre et s’enrichir mutuellement : historique, philosophique, littéraire, sociologique… D’autre part, la perspective franco-allemande s’appuie sur l’effort d’un triple passage de frontière, consistant à repenser les traditions disciplinaires, à considérer les problématiques socio-culturelles des pratiques sociales et leur appréhension pour le chercheur, sans opposer la réflexivité et l’action.

Notes biographiques

Aurélie Choné (Éditeur de volume) Philippe Hamman (Éditeur de volume)

Aurélie Choné ist Professorin für Neuere deutsche Literatur und Ideengeschichte am Institut für Germanistik (Forschungsgruppe «Mondes germaniques et nord-européens») der Universität Straßburg. Philippe Hamman ist Professor für Soziologie am Institut für Stadt- und Regionalplanung (Forschungseinrichtung «Gesellschaft, Akteure, Regierung in Europa»– SAGE) am CNRS-Universität Straßburg. Aurélie Choné est professeure de littérature et d’histoire des idées des pays de langue allemande au Département d’études allemandes et à l’unité de recherche « Mondes germaniques et nord-européens » de l’Université de Strasbourg. Philippe Hamman est professeur de sociologie à l’Institut d’urbanisme et d’aménagement régional et au laboratoire « Sociétés, acteurs, gouvernement en Europe » du CNRS et de l’Université de Strasbourg.

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Titre: Die Pflanzenwelt im Fokus der Environmental Humanities / Le végétal au défi des Humanités environnementales