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Enseigner les littératures dans le souci de la langue

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Edited By Christophe Ronveaux

Qui enseigne la littérature est plongé dans l’embarras lorsqu’il doit délimiter l’objet à enseigner. Soit la langue lui apparait dans la régularité d’un système irréductible à ses usages singuliers, considérés comme « littéraires », soit c’est la littérature qui s’impose comme l’usage le plus abouti d’une langue pour élaborer des savoirs scolaires sur celle-ci. Qu’il enseigne les littératures dans le souci de la langue ou la langue dans le souci des littératures, celui-là devra poser des choix qui renvoient aux savoirs scolaires d’une discipline, définie dans les configurations successives de son histoire. Les contributions rassemblées dans cet ouvrage questionnent ces choix sous l’angle historique des pratiques attestées, sous l’angle esthétique de représentations fantasmées, sous l’angle des pratiques de classe contemporaines, sous l’angle des objets à enseigner (la ponctuation, les albums pour la jeunesse, le comique, la lecture littéraire). Se côtoient analyses de dispositifs d’enseignement et de formation, du primaire et du secondaire, dans un dialogue constructif, dont la synthèse reste à faire.

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Attention ! La littérature française se soucie de l’enseignement de la langue !

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À propos de La Grammaire est une chanson douce d’Érik Orsenna et Entre les murs de François Bégaudeau

Jean-François MASSOL1

De 2000 à 2010, pas moins d’une décennie pour que les Rencontres des chercheurs en didactique de la littérature s’interrogent sur le rapport entre les deux composantes majeures de leur discipline scolaire de référence, le français, réunissant et combinant fondamentalement langue et littérature. Un tel choix procède d’une explication très simple. Les didacticiens de la littérature qui ont créé les Rencontres et se sont impliqués dans leur développement ont voulu avant tout construire et développer une didactique de la littérature un peu à distance de la didactique du français construite un peu auparavant dans des perspectives essentiellement linguistiques. Certes, cette didactique du français élaborée avec beaucoup de rigueur et d’opiniâtreté du côté de la revue Pratiques et que l’on peut aisément définir à partir du « Que sais-je ? » signé par Jean-François Halté (1992) n’a pas seulement travaillé sur la dimension linguistique du Français, elle a aussi pris en compte sa dimension littéraire. Mais elle l’a fait à partir de conceptions particulières du littéraire, d’abord, en réduisant fondamentalement la littérature aux seuls textes, c’est-à-dire d’une part en ne retenant de l’ensemble des phénomènes littéraires que leurs supports textuels et, en termes structuralistes, le fonctionnement de...

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