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La France, l’Allemagne, l’Europe

Mélanges en l’honneur de Chantal Metzger

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Edited By Jean El Gammal

Ce recueil rassemble des études d’historiens, géographes et germanistes d’origines diverses. Elles sont réunies en hommage à Chantal Metzger, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Lorraine, spécialiste d’histoire de l’Allemagne et des relations internationales, notamment franco-allemandes, et rédactrice en chef de la revue Guerres mondiales et conflits contemporains. Ce volume aborde des sujets relatifs à l’histoire des guerres mondiales, aux relations entre la France et l’Allemagne depuis 1945 et aux enjeux internationaux, coloniaux et européens depuis le début du XXe siècle. À travers vingt-et-une contributions, il est question de l’emprise et de la portée des conflits, ainsi que des modalités de la construction européenne, des réticences et des relations qu’elle a suscitées. Plusieurs thèmes sont mis en évidence, tels la mémoire, le renseignement, l’industrie, l’aéronautique, la presse et la gastronomie. Des regards croisés sont rendus possibles par des études concernant l’URSS, la Poznanie, l’Italie, le Portugal, voire, en contrepoint, le Japon.

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La question allemande. Une version soviétique à l’approche de la victoire sur le Reich (Evguenia Obitchkina)

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La question allemande

Une version soviétique à l’approche de la victoire sur le Reich

Evguenia OBITCHKINA

Professeur à l’Institut des relations internationales de Moscou

De Téhéran à Potsdam, mais surtout dès la fin de 1943, la progression rapide et victorieuse des troupes soviétiques a mis à l’ordre du jour la politique vis-à-vis de l’Allemagne de l’après-guerre. L’URSS, tout comme la France craignant « la seconde édition » du traité de Versailles, il ne lui suffisait pas de détruire l’armée hitlérienne, mais d’exclure toute possibilité de la prochaine résurrection de la puissance militaire allemande pour des décennies qui venaient. Après la bataille de Koursk et tout au long de l’année 1944, la diplomatie soviétique agissait dans des conditions exceptionnelles. La marche rapide et victorieuse de l’Armée rouge a déterminé le nouveau statut international de l’URSS, transformant ce grand marginal de la politique mondiale d’entre-deux-guerres en première puissance militaire de la coalition anti-nazie1, ce qui permettait la réalisation des desseins les plus ambitieux de Moscou. Ainsi Staline s’est avéré en mesure d’imposer son propre projet de la réorganisation de l’Europe, et le sort de l’Allemagne y jouait la position-clef.

Certes, en 1944 et jusqu’à l’armistice de 1945, la première tâche de la diplomatie soviétique consistait à créer les meilleures conditions pour rapprocher la victoire sur l’Allemagne, ce qui demandait la...

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