Show Less
Restricted access

Entrepreneuriat et innovation

Contextes et concept

Series:

Edited By Sophie Boutillier

L’entrepreneuriat est au cœur de la transformation de la société industrielle et recouvre des réalités très variées : de l’individu qui crée une entreprise pour échapper au chômage, de l’innovateur dont le nom devient synonyme du produit qu’il a inventé et commercialisé, à la grande entreprise qui accouche l’intrapreneuriat. Si l’entrepreneuriat est le produit d’initiatives individuelles, celles-ci sont contextualisées, et s’insèrent dans des pratiques sociales dans lesquelles une grande variété d’acteurs interviennent : autorités publiques, grandes entreprises, centres de recherche, université, structures d’accompagnement à la création d’entreprise, mais aussi des dynamiques familiales qui restent importantes de nos jours. Mais, l’entrepreneur et l’entreprise sont aussi géographiquement situés. La localisation géographique influe sur l’identité de l’entreprise et inversement l’entrepreneur contribue au développement de l’économie locale. L’objectif de cet ouvrage est de montrer que l’entrepreneuriat est un fait social total et que son étude s’inscrit dans une démarche pluridisciplinaire : économie, gestion, sociologie, histoire et géographie.

Show Summary Details
Restricted access

Réunir, coordonner et soutenir les acteurs de l’innovation Réflexions autour du modèle de la « triple hélice » (Guillem Achermann)

Extract

← 62 | 63 →

Réunir, coordonner et soutenir les acteurs de l’innovation

Réflexions autour du modèle de la « triple hélice »

Guillem ACHERMANN

Introduction

Longtemps considérée comme l’application dans une entreprise d’un procédé industriel provenant d’un centre de recherche (laboratoire, institut, etc.), l’innovation était appréhendée jusque dans les années 1960 comme un processus linéaire initiée par les entreprises à la recherche d’une augmentation de leur performance productive. Dans cette perspective, les inputs (pouvant avoir un impact sur le processus d’innovation) définis par les entreprises se résumaient aux moyens investis dans la recherche et développement (R&D) et les outputs en étaient les nouveaux produits ou nouvelles connaissances issus de ce processus. La conversion des inputs en outputs débouchant sur des innovations sous-entendait que l’innovation était essentiellement le résultat d’un processus accompli par l’entreprise et non par son environnement. Avec le renouveau des idées schumpétériennes dans les années 1970-80, les effets interactifs et récursifs de la technologie ont permis aux économistes de nuancer de manière significative le rôle linéaire de l’innovation et de redéfinir l’implication des différents acteurs (et leurs réseaux) dans ce processus. L’approche systémique du processus d’innovation mis en valeur par les travaux des économistes évolutionnistes (Nelson, Winter, 1982 ; Lundvall, 1988) a permis de mettre en évidence le poids des interactions dans l’...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.