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Ces Chrétiens qui ne croyaient pas en Jésus-Christ

Un Christianisme appelé « Géométrie » au Moyen Âge

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Jean-Pierre Van Halteren

Le christianisme celte, les origines de la franc-maçonnerie ou certains rites inexplicables chez les Templiers sont autant de questions restées sans réponse jusqu’ici, auxquelles se heurte notre compréhension du Moyen Âge.

Ce livre propose d’apporter des solutions à ces difficultés à la lumière des traditions qui faisaient de Jésus-Christ « simplement un homme », héritées de la première communauté judéo-chrétienne de Jérusalem dirigée par le frère de Jésus.

L’auteur montre comment cette hérésie a pu traverser les siècles jusqu’au Moyen Âge. Pour les uns elle était l’héritière de la foi chrétienne originelle, pour les autres elle permettait de réconcilier la religion du Christ avec la raison et la logique.

Il apparaît alors que les traditions issues de cette foi dissidente se retrouvent dans les manuscrits fondateurs de la franc-maçonnerie médiévale, ce qui pourrait éclairer d’un jour nouveau tant les origines de la franc-maçonnerie que celles de la religion celtique, ou encore la genèse du rite – reconnu bien réel – du crachat sur la croix chez les Templiers, ainsi que le symbolisme très particulier de certaines cathédrales du Moyen Âge.

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Chapitre 8. Une postérité pour le christianisme celte

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Chapitre 8

Une postérité pour le christianisme celte

8.1 Les francs-maçons, héritiers du christianisme celte

Dans l’accumulation déconcertante d’invraisemblances contenues dans ces manuscrits, se détachent les noms de deux rois bien connus des historiens : les rois Charles II (Charles Le Chauve, 823-877), petit fils de Charlemagne, et Athelstan (894-939), petit fils du roi anglo-saxon Alfred Le Grand. Ces deux rois, disent ces manuscrits, « aimaient les maçons ». Rien cependant ne relie ces deux rois aux métiers de la construction, ni l’un ni l’autre ne furent des rois bâtisseurs. Charles II eut comme premier souci de défendre sa couronne contre les ambitions de son frère Louis Le Germanique, quant à Athelstan, ce fut un roi conquérant qui chassa les Vikings de l’île d’Angleterre. Il est très peu probable qu’ils aient montré l’un et l’autre de l’intérêt pour le métier de maçon.

Il reste cependant que l’on pourrait rechercher ce que ces deux rois auraient eu en commun. Or ces deux rois, chacun à leur manière, ont aidé des représentants du christianisme celte dans leur lutte contre la progression inéluctable du christianisme de Rome. Comme dit plus haut, dans son Histoire abrégée de la franc-maçonnerie, Robert-Freke Gould note que le roi Athelstan, lorsqu’il reconquit la ville de York sur les Vikings, s’abstint de rendre la cathédrale de cette ville à l’Église catholique. Au...

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