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Transitions dans la petite enfance

Recherches en Europe et au Québec

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Edited By Sylvie Rayna and Pascale Garnier

À la suite du colloque international Petite enfance, transitions et socialisation, ce livre rend compte de l’importance des transitions au cours de la petite enfance. Il montre toute la diversité des espace-temps transitionnels avant la scolarité obligatoire : entre la famille et des modes d’accueil familial ou collectif, et entre différents lieux institutionnels, comme la crèche et l’école maternelle. Il s’intéresse aussi à des micro-transitions dans la journée des enfants dans un même lieu d’accueil. Entre continuités et ruptures, il porte également sur des espaces institutionnels dont la vocation est précisément de faire transition entre la famille et l’école.

La pluralité des contextes nationaux de l’éducation des jeunes enfants est mise en relief, avec des contributions venant de Belgique, d’Écosse, de France, du Québec, de Suède et de Suisse. Dans ces différents contextes, les recherches montrent que l’éducation préscolaire est un lieu de tensions entre des systèmes de normes institutionnelles et culturelles différentes : les uns tournés vers le monde scolaire et les autres vers la sphère familiale. Penser les transitions permet d’en éclairer les définitions respectives en croisant les points de vue des professionnels et des parents, en lien avec les expériences vécues par les enfants. C’est aussi montrer les défis que représentent ces tournants décisifs de leur vie.

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Étude des micro-transitions quotidiennes et construction des repères en crèche : des professionnelles en recherche (Marie Paule Thollon Behar)

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Étude des micro-transitions quotidiennes et construction des repères en crèche : des professionnelles en recherche1

Marie Paule THOLLON BEHAR2

La vie quotidienne à la crèche est ponctuée de nombreux petits temps de transition, que ce soit le passage de la maison à la crèche le matin, et l’inverse le soir, ou le changement d’une activité à une autre : par exemple, entre un temps de jeu libre et une activité « pâte à sel » organisée par les professionnelles, ou du passage du repas à la sieste. Ces transitions impliquent une dimension spatiale, avec un changement de lieu et une dimension temporelle, avec une régularité, une rythmicité et une durée. Ces transitions sont souvent vécues comme des moments délicats à gérer par les professionnelles avec des enfants qui, disent-elles, « partent dans tous les sens », « font n’importe quoi », etc. Ces comportements sont souvent considérés comme dérangeants et les questionnent : peuvent-ils notamment s’expliquer par une difficulté des enfants à se repérer lors des changements imposés par l’organisation de la journée ?

Afin de travailler sur ces moments de transition, un groupe de recherche s’est constitué en 2014, composé de douze professionnelles de la petite enfance qui représentent les équipes de six structures3 dans le département du Rhône, soit un duo par équipe, constitué sur la base du volontariat. J’en ai été à l’initiative et je l’ai animé, en tant que psychologue-chercheure en psychologie du...

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