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Les Européens : ces architectes qui ont bâti l’Europe

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Edited By Olga Medvedkova

Ce volume réunit douze études de cas : des vies d’architectes européens, écrites par des historiens de l’art et de l’architecture allemands, espagnols, français, italiens, russes, suédois. Il s’agit d’architectes qui, nés et éduqués dans une culture, héritiers d’une ou plusieurs traditions nationales, ont travaillé à l’étranger, au sein d’une autre culture, en y apportant des éléments nouveaux. Ou encore de ceux qui vécurent leurs années de voyage comme une véritable expatriation. Ces architectes transfuges, cosmopolites, créateurs de confusions stylistiques qui posent tant de problèmes aux historiens de l’art et rompent les schémas des écoles nationales, furent en grande partie responsables de la création de l’Europe architecturale, architecturée et architecturante bien au-delà de ses propres limites. L’existence de cette « Europe architecturale » est l’hypothèse générale proposée ici. L’européanité de ces architectes italo-français ou italo-russe, franco-suédois ou hispano-mexicain, fut tantôt délibérée, exigée par le commanditaire ou la communauté d’accueil, tantôt une conséquence de leur vie comme ensemble de circonstances. Telle une réaction au besoin d’adaptation, cette dernière, complète ou partielle, a souvent donné lieu à une création inédite. Comment étudier, comprendre, décrire, classer leurs œuvres ? Pourrions-nous, en nous fondant sur ces cas, ébaucher une nouvelle histoire de l’architecture européenne ?

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Les vies parallèles de François Blondel (1618-1686) et d’Amédée François Frézier (1682-1773). Essai de biographie comparée entre deux architectes français de la période moderne (Émilie d’Orgeix)

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Les vies parallèles de François Blondel (1618-1686) et d’Amédée François Frézier (1682-1773)

Essai de biographie comparée entre deux architectes français de la période moderne

Émilie D’ORGEIX

Si Plutarque avait eu en main les mémoires privés d’Amédée Frézier, tout comme il a pu, en son temps, consulter ceux de Sylla et d’Aratus, nul doute qu’il aurait inclus Frézier dans Les Vies des hommes illustres. Ingénieur militaire, architecte, hydraulicien, géographe, cartographe, explorateur, pyrotechnicien, botaniste, auteur de nombreux textes tant théoriques que pratiques et grand adepte de la querelle rhétorique, Frézier répondait parfaitement à l’ambition des Vies parallèles qui consistait à comparer les moeurs et la nature d’hommes « qui avaient en leur temps brillé d’un éclat particulier »1. Mais plus encore, les vertus morales de Frézier, bon père de famille, attaché au service du roi, un brin moralisateur même à ses heures, avaient tout pour plaire à Plutarque. Avant toute chose, il lui aurait néanmoins fallu trouver un « pendant » à la figure de Frézier pour écrire un texte dont le principe reposait sur la juxtaposition de deux personnages dont la biographie comparée permettait d’éclairer « les points communs » et « en guise de conclusion, de tirer les conséquences de ce rapprochement »2.

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