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Les Européens : ces architectes qui ont bâti l’Europe

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Edited By Olga Medvedkova

Ce volume réunit douze études de cas : des vies d’architectes européens, écrites par des historiens de l’art et de l’architecture allemands, espagnols, français, italiens, russes, suédois. Il s’agit d’architectes qui, nés et éduqués dans une culture, héritiers d’une ou plusieurs traditions nationales, ont travaillé à l’étranger, au sein d’une autre culture, en y apportant des éléments nouveaux. Ou encore de ceux qui vécurent leurs années de voyage comme une véritable expatriation. Ces architectes transfuges, cosmopolites, créateurs de confusions stylistiques qui posent tant de problèmes aux historiens de l’art et rompent les schémas des écoles nationales, furent en grande partie responsables de la création de l’Europe architecturale, architecturée et architecturante bien au-delà de ses propres limites. L’existence de cette « Europe architecturale » est l’hypothèse générale proposée ici. L’européanité de ces architectes italo-français ou italo-russe, franco-suédois ou hispano-mexicain, fut tantôt délibérée, exigée par le commanditaire ou la communauté d’accueil, tantôt une conséquence de leur vie comme ensemble de circonstances. Telle une réaction au besoin d’adaptation, cette dernière, complète ou partielle, a souvent donné lieu à une création inédite. Comment étudier, comprendre, décrire, classer leurs œuvres ? Pourrions-nous, en nous fondant sur ces cas, ébaucher une nouvelle histoire de l’architecture européenne ?

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Manuel Tolsá y Sarrión, premier architecte néo-espagnol du Mexique (Philippe Malgouyres)

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Manuel Tolsá y Sarrión, premier architecte néo-espagnol du Mexique

Philippe MALGOUYRES

Manuel Tolsá y Sarrión (Enguera, 1757-Mexico, 1816), un nom, deux dates, et une suite de titres marquant sa progression dans la carrière académique : rien de plus simple pour établir les bases d’une biographie. Pourtant, ces faits élémentaires, dans leur sécheresse, se révèlent une base incertaine pour cette construction : Tolsá lui-même joua sur la distance entre sa Valence natale et Madrid, entre l’Espagne et Mexico, pour donner plus d’aise au développement de sa propre histoire. Ses historiens ne surent pas non plus échapper à la réalité de l’océan qui sépare la vie du jeune homme de celle du grand architecte : qu’ils appartiennent à sa Valence natale ou au Nouveau Monde, ils se trouvaient nécessairement sur l’une de ces rives1.

C’est justement dans ce vide qu’une carrière comme celle de Tolsá était possible.

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